Lundqvist ferme la porte

Henrik Lundqvist a été égal à lui-même pour signer... (Seth Wenig, AP)

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Henrik Lundqvist a été égal à lui-même pour signer sa 15e victoire en carrière contre Ottawa.

Seth Wenig, AP

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(NEW YORK) Pas facile de revenir de l'arrière quand on tire de l'arrière par deux buts dans la Ligue nationale de hockey. Les Sénateurs d'Ottawa en savent quelque chose.

Ils ont réussi l'exploit devant leurs partisans, contre les Islanders de New York, samedi. Ils ont essayé de répéter l'exploit dimanche au Madison Square Garden. Ils n'ont pas réussi. Ils ont plutôt subi un revers de 4-1. Ils ont échoué pour deux raisons, principalement.

Dimanche, ils affrontaient les Rangers de New York. Sans rien enlever aux Islanders, qui ont vraiment progressé dans les dernières années, les Rangers forment toujours l'équipe référence dans la Grosse Pomme.

Les Rangers sont supérieurs aux Islanders parce qu'ils ont Henrik Lundqvist.

Le King a été tout simplement égal à lui-même pour signer sa 15e victoire en carrière contre Ottawa.

«J'ose croire que nous avons généré suffisamment de chances de marquer pour l'emporter. Des gros arrêts ont fait la différence», croit l'unique marqueur des Sénateurs dans la défaite, Marc Méthot.

Lundqvist n'a pas été particulièrement occupé. Il a cependant réussi les gros arrêts quand ça comptait.

On pense notamment à cette ruée vers le filet durant laquelle Zack Smith et Mika Zibanejad ont obtenu au moins deux chances de première qualité, dans la dernière minute de la première période. Ces arrêts ont permis aux Rangers de rentrer au vestiaire avec une confortable avance de deux buts.

Le capitaine Ryan McDonagh et le Hullois Derick Brassard ont donné cette priorité aux Blueshirts.

Lundqvist s'est dressé pour la deuxième fois dans la dernière minute de la deuxième. Avec la mitaine, il a volé un but à David Dziurzynski.

Le robuste attaquant, fraîchement rappelé de Binghamton, n'en croyait pas ses yeux.

Les Rangers ont repris le contrôle du match pour de bon au retour du second entracte.

Brassard s'est échappé pour marquer son deuxième but de la soirée. Un des rares joueurs à bien s'en tirer durant une séquence plutôt tranquille pour l'attaque new-yorkaise, il a inscrit cinq points à ses quatre dernières rencontres.

Jesper Fast a complété le portrait dans un filet désert.

La fatigue a-t-elle joué un facteur en fin de match? Sans doute.

Les Sénateurs complétaient dimanche à New York une séquence de quatre parties en six jours. Les matches numéro deux et trois de cette séquence avaient pris fin en prolongation.

Ils ont obtenu seulement trois tirs au but dans les 20 dernières minutes de jeu.

«Oui, la fatigue nous a sûrement rattrapés», concède Méthot.

Les vedettes de la dernière semaine, Erik Karlsson et Mike Hoffman, ont été plutôt discrets dans la deuxième moitié de la partie.

Karlsson avait inscrit six points dans les deux matches précédents. Son entraîneur lui a encore fait passer plus de 30 minutes sur la patinoire. Il a été blanchi.

Hoffman a vu sa séquence de sept matches avec au moins un point prendre fin.

Le but de Méthot a été marqué grâce à Dziurzynski. Celui qui n'avait jamais joué au centre dans la LNH, a remporté une grosse mise en jeu en zone d'attaque pour lui envoyer la rondelle.

Anderson? Pas fatigué

Craig Anderson en pleine action... (Bruce Bennett, AFP/Getty Images) - image 3.0

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Craig Anderson en pleine action

Bruce Bennett, AFP/Getty Images

Craig Anderson est un type compétitif. Il n'aime pas perdre contre les autres gardiens d'élite de la LNH.

N'allez surtout pas lui dire que Henrik Lundqvist a été un des principaux artisans de la victoire des Rangers, dimanche.

«Nous avons obtenu quelques bonnes chances. Il a réussi de beaux arrêts. Mais il n'a certainement pas tout fait seul. Il a été bien appuyé par ses coéquipiers sur plusieurs séquences. Le succès des Rangers en défensive, c'est une affaire de six hommes. Ce n'est pas juste l'affaire d'un gardien», a-t-il déclaré après le match.

Anderson ne s'avouerait surtout pas trop fatigué pour tenir tête au King. Pourtant...

S'il est acquis que les patineurs d'Ottawa ont manqué de carburant en fin de partie, qu'en est-il de leur gardien?

Anderson a entrepris les 11 derniers matches devant le filet de son équipe.

«Ce n'est pas dramatique, assure Dave Cameron. Si vous regardez à travers la ligue, les gardiens d'élite ont tous joué environ 22 matches depuis le début de la saison. Andy appartient à l'élite. C'était son 22e match», a tranché Dave Cameron.

Le truc, c'est que les autres gardiens d'élite n'ont pas été aussi occupés qu'Anderson dernièrement. Dans les deux dernières semaines, il a fait face à plus de 30 lancers dans sept matches sur huit.

Dimanche, à New York, il a fait face à 30 tirs, juste.

Mais Anderson ne veut pas de repos. Les Sénateurs s'en vont en Floride, maintenant. Ils affronteront les Panthers mardi. Anderson tient à les affronter. Il veut toujours affronter son ancien club.

«C'est juste un endroit où je me sens bien. J'ai passé de belles années là-bas. J'y retourne chaque année quand la saison est terminée. En plus, je vais y retrouver ma famille, qui est là-bas», dit-il.

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