Grosse remontée et grosse perte pour les Sénateurs

But des Islanders dans les filets du gardien... (Photo Marc DesRosiers, USA TODAY)

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But des Islanders dans les filets du gardien Craig Anderson, en troisième période, samedi soir.

Photo Marc DesRosiers, USA TODAY

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Grosse victoire pour les Sénateurs d'Ottawa. Ils sont revenus de l'arrière dans les 11 dernières minutes de la troisième période. Ils ont marqué trois buts consécutifs pour battre les Islanders de New York 3-2, en prolongation.

Grosse perte pour les Sénateurs en ce joli samedi soir, aussi.

Il restait moins de deux minutes à écouler au troisième tiers lorsque Kyle Turris s'est dirigé vers le vestiaire, incapable de s'appuyer sur sa jambe droite.

Pendant la supériorité numérique de la dernière chance, durant laquelle les Sénateurs essayaient furieusement de niveler la marque, il s'est retrouvé coincé sous le coriace Casey Cizikas. Sa cheville a probablement encaissé le choc. Ce n'était vraiment pas joli.

Les premiers rayons X ont révélé qu'il n'y avait pas de fracture. C'est déjà ça.

«Je n'ai pas d'autres informations à vous donner. J'ai peur d'aller poser des questions aux médecins», a lancé l'entraîneur-chef Dave Cameron, durant sa conférence de presse d'après match au Centre Canadian Tire.

À défaut d'être son meilleur joueur, Turris a certainement été son plus constant jusqu'ici cette saison.

«Nous allons nous croiser les doigts. Nous allons avoir besoin de lui pour la suite des choses. Nous allons avoir besoin de tout le monde», a fait savoir Mark Stone.

Ce dernier a donné le ton à la remontée. Il a été le premier à déjouer Jaroslav Halak. Mike Hoffman a nivelé la marque alors qu'il restait 38 secondes à faire en temps réglementaire. Erik Karlsson a terminé le travail en prolongation.

«Je sais, j'ai déjà dit que je n'aimais pas les périodes de prolongation à trois contre trois. C'était en début de saison. Les équipes commencent à comprendre comment il faut jouer dans ces situations. Je commence à trouver ça agréable», lance le capitaine.

Les Sénateurs utilisaient 12 attaquants et 6 défenseurs. Ce retour à l'équilibre avait été rendu possible par Mika Zibanejad. La blessure à la tête qu'il a subie était visiblement fort légère. Il n'a eu qu'à rater une seule partie.

Après le match, Cameron s'est dit fier du caractère de sa troupe. N'empêche qu'ils se sont un peu compliqué la tâche sur le chemin de la victoire.

Depuis quelques semaines, les Sénateurs ont développé une drôle d'habitude. Ils jouent des matchs de 40 minutes. Ils jouent toujours une mauvaise période. Laquelle? Ça dépend des soirs.

Samedi, ils ont été très forts en première.

Ils affrontaient une formation qui complétait sur leur patinoire une séquence de trois parties en quatre jours. Ils avaient clairement l'intention de tirer avantage de cette situation.

Ils auraient facilement pu rentrer au vestiaire avec une avance de deux ou trois buts. Ça ne s'est pas passé ainsi. Halak s'est occupé d'étouffer leurs quatre ou cinq chances de marquer de première qualité.

Au terme de cet engagement, les Sénateurs tiraient plutôt de l'arrière par un but.

Un but drôlement chanceux. Un lancer anodin de Matt Martin a dévié contre un patin, puis contre le bâton de Mark Borowiecki avant de se retrouver dans le filet défendu par Craig Anderson.

Cette situation a peut-être affecté le moral des troupes. Parce que leur mauvaise période, samedi, fut clairement la deuxième.

Durant cet engagement, Anderson a été obligé de stopper 14 tirs.

Les Sénateurs, eux, n'ont pratiquement pas traversé la ligne bleue adverse.

«Quand elle ne marque pas trop facilement, notre équipe a tendance à changer son style pour faire davantage dans la dentelle. Ce n'est jamais bon», pense Cameron.

Le troisième trio de Jean-Gabriel Pageau constituait l'exception. 

Avec les changements apportés à l'attaque des Sénateurs, le centre gatinois avait retrouvé son vieux complice Curtis Lazar.

Pageau, Lazar et Alex Chiasson avaient reçu la délicate mission de couvrir le trio de John Tavares.

Le capitaine des Islanders avait inscrit seulement deux points à ses cinq parties précédentes, ce qui signifie qu'il pouvait exploser à n'importe quel moment.

Au deuxième entracte, il avait obtenu un seul petit lancer au but. Pageau avait gagné près de 80 % de ses mises en jeu.

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