La genèse d'une franchise

À l'approche du 25e anniversaire de la rensaissance... (Etienne Ranger, LeDroit)

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À l'approche du 25e anniversaire de la rensaissance des Sénateurs d'Ottawa, celui qui en rêvé en premier, Bruce Firestone, a lancé un livre relatant les débuts de cette aventure.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il y a 25 ans dimanche, le président de la Ligue nationale de hockey du temps, John Ziegler, annonçait que des franchises d'expansion étaient accordées aux villes d'Ottawa et de Tampa Bay lors d'une réunion des gouverneurs tenue à l'hôtel The Breakers de West Palm Beach.

À l'approche de cet anniversaire, celui qui a rêvé en premier à l'idée d'un retour de la capitale nationale dans la grande ligue, Bruce Firestone, a lancé un livre relatant les débuts de cette aventure de l'intérieur, intitulé Don't back down - The real story behind the founding of the NHL's Ottawa Senators.

Il est passé par le Centre Canadian Tire vendredi matin pour le présenter aux employés actuels de l'équipe, avant un lancement officiel en présence de plusieurs personnalités de la région qui l'avaient appuyé dans cette grande aventure, l'ancien maire d'Ottawa Jim Durrell en tête.

«Quand la LNH a fait son annonce, Jim avait dit que c'était la meilleure nouvelle pour Ottawa depuis la Confédération, quand la ville a été désignée comme capitale du pays. Des gens trouvaient qu'il charriait à l'époque, mais 25 ans plus tard, on peut dire qu'il avait probablement raison», a dit le président des Sénateurs Cyril Leeder en présentant son ancien patron.

L'histoire originale de son rêve de faire revivre les Sénateurs, partis d'Ottawa pour St. Louis en 1932, est évidemment ressassée dans son livre. À la fin d'une partie de hockey amicale à l'aréna Tom-Brown, Firestone avait débouché une bière pour faire part à ses deux employés de la compagnie Terrace Investments, Leeder et Randy Sexton (ancien dg des Sénateurs, maintenant dépisteur pour les Penguins), de son plan un peu fou de financer l'achat de l'équipe en développant des terrains autour d'un amphithéâtre qui serait construit au milieu d'un champ à Kanata.

Dans un simple communiqué transmis par télécopieur dans les salles de nouvelles des médias de la région, Terrace Investments avait plus tard annoncé publiquement ses intentions. Il y avait de nombreux sceptiques, mais Firestone et son équipe ont finalement réussi à vendre leur idée autant aux politiciens locaux qu'aux dirigeants de la LNH.

«Il y a des bons et des méchants dans ce livre.»

Bruce Firestone

«Après notre présentation au bureau des gouverneurs au Breakers, je me souviendrai toujours de ce gouverneur qui était venu me voir pour dire qu'Ottawa n'aurait jamais au grand jamais d'équipe de la LNH. J'étais pas mal découragé en retournant à ma table, mais un autre gouverneur, Norm Green, des North Stars du Minnesota (maintenant les Stars de Dallas), m'avait dit de ne pas abandonner, de continuer à faire mon lobbying. C'est ce que j'ai fait, tout comme Phil Esposito l'a fait avec Tampa Bay. Finalement, le gouverneur avait passé le même message à toutes les villes en lice. On n'était que deux qui n'avaient pas lâché, et c'est pour ça que le livre est intitulé Don't back down», relate Firestone.

Des regrets

En entrevue après sa présentation, celui qui oeuvre maintenant dans le domaine de l'immobilier confiait qu'il regrette toujours de ne pas avoir été en mesure de demeurer à la tête de l'équipe qu'il a fondée. Il n'avait pas les reins assez solides pour financer la construction du Palladium (aujourd'hui le Centre Canadian Tire), surtout après que la Commission des affaires municipales de l'Ontario ait obligé l'équipe à payer pour la construction d'une sortie sur l'autoroute 417 (30 millions $).

«Il y a des bons et des méchants dans ce livre, dit-il en parlant du gouvernement néo-démocrate de Bob Rae, notamment. Je trouvais que le moment était opportun de l'écrire avant que je sois trop vieux. J'ai aussi ma vision de la LNH telle qu'elle est aujourd'hui et de ce qu'on va peut-être voir dans le futur.»

Parlant de l'avenir, les Sénateurs tentent d'obtenir l'approbation de la Commission de la capitale nationale pour construire un nouvel amphithéâtre sur les plaines LeBreton, ce que Firestone avait été incapable d'obtenir de sa présidente il y a 25 ans, Jean Pigott, pour le Palladium.

«Je pense que la CCN a changé sa façon de voir les choses et qu'elle va accepter que les Sénateurs déménagent au centre-ville. Le train léger va changer les choses et pour ce qui est de l'aréna actuel, il pourra facilement être converti, un peu comme le vieux Maple Leafs Garden à Toronto», estime-t-il.

En attendant une version papier à venir, le livre est disponible en version électronique seulement (9,95$) sur le Web. Comme il n'a pas été possible de consulter l'ouvrage, il reste à voir si Bruce Firestone est revenu sur l'épisode de ses «commentaires intempestifs» à l'effet que les Sénateurs avaient perdu intentionnellement lors de leur saison inaugurale de 1992-1993 afin d'obtenir le premier choix au repêchage, utilisé pour sélectionner Alexandre Daigle.

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