De bons mots pour un bon ami

L'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron... (Sean Kilpatrick, Archives PC)

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L'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron

Sean Kilpatrick, Archives PC

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Dave Cameron n'a pas l'habitude de lancer des fleurs à ses rivaux. Il est encore plus avare de compliments lorsqu'il parle des autres membres de la confrérie des entraîneurs de la LNH.

Il a pourtant fait un détour, durant sa conférence de presse d'avant-match, jeudi matin, pour lancer des fleurs au pilote des Blackhawks. «Si Joel Quenneville n'est pas le meilleur entraîneur dans notre ligue, il n'est pas loin. Il est certainement l'entraîneur 1-A», a déclaré l'entraîneur-chef des Sénateurs.

Un reporter a tenté de pousser la note un peu plus loin. Pourquoi cette soudaine poussée d'admiration pour un adversaire? Et, surtout, en quoi est-ce que Quenneville se détache de ses rivaux?

«Un peu comme les meilleurs joueurs de notre ligue, il n'a pas de faiblesses. Il a suffisamment d'expérience, maintenant. Il peut se fier aveuglément à ses instincts. Pour connaître autant de succès, il a fallu qu'il apprenne à développer de bonnes relations avec ses joueurs», a-t-il répondu.

«En tant qu'entraîneur, il est digne du Temple de la renommée», a-t-il complété.

Cameron s'est bien gardé de le dire devant la presse, mais Quenneville est un très bon ami personnel. Un ami de longue date. Au début des années 1980, ils étaient même coéquipiers.

En 1981-1982, ils ont connu la dernière saison des médiocres Rockies du Colorado. Attaquant de soutien, Cameron a inscrit 23 points tout en passant une bonne centaine de minutes au cachot. À la ligne bleue, le jeune Quenneville apprenait son métier à la dure. Il a conservé un différentiel de -29.

Ça devait jaser de hockey pas mal, dans la voiture où prenaient place les deux futurs entraîneurs chaque jour. Cameron et Quenneville faisaient du covoiturage dans les rues de Denver.

Ils passaient, de façon générale, beaucoup de temps ensemble.

«Je ne me souviens plus trop de la personne qui était aux chaudrons. C'était peut-être Dave. C'était peut-être sa femme. En tout cas... Je mangeais tous mes repas d'avant-match chez lui», confie Quenneville.

En 1982, les deux copains ont vécu le déménagement des Rockies vers le New Jersey.

Ce ne fut pas la meilleure campagne de Cameron chez les pros. Il a passé près de la moitié de son temps à Wichita, avec le club école des Devils dans la Central Hockey League.

Quenneville a éventuellement quitté pour Hartford. Chez les Whalers, il est devenu un des meilleurs défenseurs à caractère offensif de son époque.

Les deux amis ont choisi le coaching quand ils ont accroché leurs patins au début des années 1990. Leurs parcours ont été passablement différents.

Celui qu'on surnomme «Coach Q» vit sa 19e campagne à titre d'entraîneur-chef dans la LNH. Il fait partie des rares chanceux, dans la profession, qui n'ont jamais passé plus de quelques semaines au chômage.

Cameron célébrera la semaine prochaine son premier anniversaire à la barre des Sénateurs. Il a passé près de 20 ans à bosser un peu partout dans le but d'obtenir cette opportunité.

«Ça fait toujours plaisir de revoir de vieux amis, lance Quenneville. Je suis vraiment content de retrouver Davey ici. Quand on lui a donné la job à Ottawa, il a hérité d'un méchant défi. Conduire cette troupe aux séries éliminatoires, le printemps dernier, c'était tout un exploit. Il a vraiment bien travaillé. Dave m'a toujours bien fait rigoler. Je ne lui souhaite que du succès.»

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