Craig Anderson continue de tenir le fort

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Le gardien Craig Anderson a disputé les huit derniers matches de l'équipe.

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Le moins qu'on puisse dire, c'est que Craig Anderson mérite son chèque de paie par les temps qui courent.

Mardi, le gardien américain entreprendra un autre match devant le filet des Sénateurs d'Ottawa. Un huitième consécutif, en fait. Il n'a pas obtenu une seule soirée de congé au cours des trois dernières semaines.

Pourrait-il en obtenir une autre bientôt? Pourrait-on voir un jeune comme Chris Driedger ou Matt O'Connor obtenir un départ plus tard cette semaine?

«Nous discutons constamment de cette possibilité. Quelles sont les chances que cela se matérialise? Franchement, je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est que nous allons miser sur Craig dans notre prochain match», affirme l'entraîneur-chef Dave Cameron.

L'autre certitude, c'est qu'on ne risque pas de voir Andrew Hammond sur la patinoire avant un certain temps. Il n'était pas sur la patinoire lorsque les Sénateurs ont retrouvé le Centre Canadian Tire pour la séance d'entraînement de lundi matin. «Il en a encore pour un bout de temps», a simplement résumé Cameron lorsqu'est venu le temps de parler du Hamburglar blessé à la tête.

Dans son cas, la convalescence se calcule en nombre de semaines, pas en nombre de jours.

Pour l'instant, ça ne pose pas vraiment de problème. «Je serais inquiet si mon gardien de buts numéro un jouait mal. Ce n'est vraiment pas le cas. Andy a été solide jusqu'ici», insiste Cameron.

«En plus, les gardiens sont comme tous les autres joueurs. Ils ne se plaignent jamais quand on leur donne beaucoup de glace», précise-t-il.

Vérification faite, Anderson ne se plaint pas de son sort.

Il ne se souvient pas trop de sa plus longue séquence de départs en carrière. «Je n'en ai même aucune idée. La statistique doit être disponible quelque part. J'ai sûrement atteint mes sommets personnels au Colorado...»

En 2009-2010, il a pris part à 71 des 82 parties de l'Avalanche. Sa saison a forcément été composée de nombreuses longues séquences.

À Ottawa, deux ans plus tard, Anderson a obtenu 18 départs consécutifs.

Son entraîneur de l'époque, Paul MacLean, l'avait surtaxé ainsi parce qu'il n'avait pas vraiment le choix.

Alex Auld était le gardien de buts numéro deux des Sénateurs à l'époque. Il avait perdu sa confiance.

La séquence d'Anderson avait pris fin dans un match contre les Blues de Saint-Louis. Crevé, il avait pris le chemin des douches après trois minutes et 49 secondes. Il avait cédé deux fois sur quatre lancers.

Pour l'instant, on vous répète que tout se passe bien.

«Je me concentre sur mon alimentation. Je mange les bonnes choses, je bois des choses qui me font du bien. La mauvaise alimentation peut vous rattraper assez rapidement, surtout dans les séquences où on dispose de peu de temps de récupération.»

Les Sénateurs entreprendront mardi face aux Flyers de Philadelphie une séquence de quatre rencontres en six soirs.

S'il le souhaite, le vétéran aura toujours l'option de raccourcir ou d'espacer ses entraînements. Ce n'est pas une option pour l'instant.

«Généralement, je connais mes meilleurs matches quand je m'entraîne beaucoup», insiste-t-il.

«Jouer souvent, ce n'est vraiment pas un inconvénient. Devan Dubnyk nous l'a prouvé l'an dernier. Il a joué 38 matches d'affilée ou quelque chose du genre. Vous voyez? C'est possible. Jouer souvent, ça peut même aider le ciboulot. Quand on joue souvent, on a moins le temps de se casser la tête...»

Cameron analyse le match de la Coupe Grey

Les Sénateurs sont rentrés de leur voyage dans l'Ouest canadien aux petites heures du matin, dimanche.

Quelques heures plus tard, les joueurs et les entraîneurs ont fait comme bien des gens à Ottawa. Ils ont suivi le match de la Coupe Grey à la télévision. «Je m'attendais à un match serré. Je n'ai pas été déçu. J'ai vu deux équipes qui étaient prêtes à se battre. Deux pénalités ont fait la différence. C'est le genre de trucs qui rendent les entraîneurs complètement dingues», a confié Dave Cameron durant son point de presse de lundi matin.

L'entraîneur-chef des Sénateurs a poursuivi son analyse de la finale en parlant comme un... entraîneur, justement. «Le match aurait facilement pu basculer dans l'autre direction.»

«Le Rouge et Noir a connu une saison tout simplement phénoménale. Quand la poussière retombera, quand les joueurs ne ressentiront plus des nausées en pensant au match qu'ils viennent de perdre, ils pourront repenser à tout ce qu'ils ont accompli dans les derniers mois. À ce moment-là, ils pourront être fiers d'eux.»

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