Colin Greening reste lucide

Greening a été utilisé à toutes les sauces... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Greening a été utilisé à toutes les sauces dans la LAH.

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Dans l'état où sont les choses, Colin Greening est capable de se contenter de petits bonheurs de la vie. «Chaque petite victoire me fait du bien», lance-t-il.

Un exemple de petite victoire? Dimanche soir, l'ailier gauche terre-neuvien a su qu'il était rappelé à Ottawa. Lundi matin, il était sur la patinoire du Centre Canadian Tire pour l'entraînement des Sénateurs. Ses vieux copains l'ont accueilli avec beaucoup d'enthousiasme.

Ça l'a fait sourire. Ça lui a fait chaud au coeur. Greening pourrait avoir un simple rôle de «partenaire d'entraînement» durant le voyage dans l'ouest, cette semaine.

Dave Cameron a énoncé de façon très claire les raisons qui l'ont poussé à lui tendre une perche. «Eh bien... Nous avons renvoyé Matt Puempel à Binghamton pour lui permettre de jouer. Shane Prince remplacera Pumps dans notre formation dans le prochain match. Colin a l'expérience de la LNH. Si quelque chose devait arriver à un de nos joueurs réguliers durant le voyage, il pourrait obtenir sa chance. Nous ne lui avons fait aucune promesse.»

Greening est un homme brillant. Il est diplômé de l'Université Cornell, un établissement de la prestigieuse Ivy League. Il comprend fort bien la situation dans laquelle il se trouve.

«Les attaquants réguliers de l'équipe jouent bien. Selon ce que je peux comprendre, je suis le 13e attaquant. Si je peux prendre part à un match ou deux durant mon séjour, je serai content. Sinon, je me contenterai de revoir les gars, de passer quelques jours avec eux.»

Savoir se contenter des petits bonheurs de la vie, c'est une belle façon de ne pas se laisser emporter par le négativisme. Ça ne signifie pas que Greening a complètement renoncé à sa carrière de hockeyeur dans la LNH.

Il a simplement compris, au terme du dernier camp d'entraînement, que cette opportunité ne lui serait sans doute plus accordée à Ottawa. Que, pour une raison ou pour une autre, il n'avait plus sa place chez les Sénateurs. Qu'il avait besoin d'un changement d'air.

«Quand on m'a renvoyé dans les mineures à la fin du camp, je me suis résigné à passer toute la saison dans la Ligue américaine», confie-t-il.

«Je ne dirais pas que c'était une déception pour moi. Avant de partir, j'ai parlé avec Bryan et avec d'autres membres influents de l'organisation. Ils m'ont fait comprendre que c'était la meilleure option qui s'offrait à moi. Ils m'ont expliqué que je pourrais passer beaucoup de temps sur la glace là-bas. Ils n'ont pas menti. Luke Richardson et Steve Stirling ont pleinement confiance en moi. Ça fait une belle différence dans ma vie», dit celui qui a passé la saison 2014-15 à se tourner les pouces à Kanata.

Dans ses 16 premières parties de la saison, Greening a été utilisé à toutes les sauces. Il a marqué quatre buts. Les Senators de la Ligue américaine ont signé seulement cinq victoires. Ils croupissent au dernier rang de leur section.

«Nous avons connu nos difficultés, mais nous avons signé une grosse victoire vendredi. Dans les cinq dernières parties, au moins, nous avons obtenu des chances de gagner. À titre personnel, je suis à l'aise.»

Il dit même prendre plaisir à gagner sa vie à Binghamton.

«On pourrait croire qu'il serait difficile de retourner là-bas, mais j'ai quand même gagné la coupe Calder dans cette ville. Et j'ai fréquenté une université située à une heure de route de là. Je connais bien les environs», rappelle-t-il.

Thanksgiving en famille pour Stone

Après avoir affronté les Stars, les Sénateurs mettront le cap sur Denver. Quand ils auront affronté l'Avalanche, mercredi, ils se retrouveront en Arizona pour célébrer l'Action de grâce américaine.

Là-bas, au moins un des joueurs des Sénateurs retrouvera sa famille. Le grand frère de Mark Stone, Michael, demeure un des bons défenseurs des Coyotes de l'Arizona.

«Nos parents doivent venir nous rejoindre à Phoenix. Nous allons tous pouvoir partager un repas ensemble jeudi. Je ne sais pas trop si nous allons manger de la dinde. Mon frère n'aime pas vraiment ça. Je ne suis pas trop inquiet pour nous, cependant. La femme de mon frère est plutôt bonne cuisinière. J'ai découvert ceci à son sujet lors de ses dernières vacances à Winnipeg», raconte l'ailier des Sénateurs.

Karlsson a de la compétition

La saison est bien jeune, mais déjà, Erik Karlsson fait jaser de lui.

Lundi, le site Internet officiel de la LNH faisait connaître les principaux candidats pour remporter le trophée James-Norris après 20 parties.

Les responsables de la rédaction croient qu'avec 22 points au compteur, le capitaine des Sénateurs se trouve en excellente posture pour mettre la main une fois de plus sur le trophée qui est décerné au défenseur par excellence du circuit.

Ils soulignent toutefois l'émergence d'un rival de grande qualité pour Karlsson dans le Lone Star State. John Klingberg a récolté 23 points en 21 parties chez les Stars. À l'instar de Karlsson, Klingberg est lui aussi Suédois. Il a également grandi dans le club Frölunda, à Göteborg.

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