Ryan jongle avec l'idée d'affronter les Flyers

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Surprise. Bobby Ryan se sentait relativement bien lorsqu'il s'est présenté au bureau vendredi matin. Pas assez bien pour chausser les patins, mais assez bien pour prendre part à toutes les rencontres et les activités hors-glace des Sénateurs d'Ottawa.

Il se sent si bien qu'il songe sérieusement à prendre part au match de samedi contre les Flyers de Philadelphie.

Tout le monde a l'air étonné de l'entendre parler ainsi.

Même Ryan a l'air un peu surpris.

«Je suis un peu mal en point, mais ça n'a rien à voir avec la façon dont je me sentais jeudi soir», reconnaît-il.

Ryan avait l'air en détresse lorsque le thérapeute Gerry Townend lui est venu en aide, dans le coin de la patinoire, jeudi soir. Il a mis beaucoup de temps à se relever. Quand il est rentré au vestiaire, on redoutait la commotion cérébrale. Ou une blessure sérieuse à une épaule. Dans les deux cas, ç'aurait pu s'avérer très grave.

«Nous étions tous très inquiets, avoue Ryan. J'ai quand même essayé de me calmer. Après une quinzaine de minutes, je me sentais déjà beaucoup mieux. Et les choses ont continué de s'améliorer dans les heures qui ont suivi. Nous voici en fin de matinée vendredi et je suis beaucoup plus à l'aise que ce à quoi je m'attendais.»

L'Américain n'a pas voulu trop en dire sur la nature exacte de sa blessure.

Son entraîneur non plus. «En ce qui me concerne, Bobby a mal partout», a lancé Dave Cameron durant son plus récent point de presse.

Ryan a l'intention d'enfiler son équipement samedi matin pour quelques tours de piste. S'il réagit positivement à, il endossera son uniforme quelques heures plus tard pour le match contre les Flyers. Il tentera alors d'améliorer son record personnel en participant au pointage dans une huitième partie d'affilée.

«Il n'y a jamais un bon moment pour se blesser, mais il est vrai que je n'aimerais pas m'absenter trop longtemps en ce moment. Je suis confiant, je suis à l'aise quand la rondelle se trouve sur mon bâton en ce moment», dit-il.

Dans le pire des cas, Ryan s'accordera une soirée de congé pour revenir en force mardi prochain. Les Sénateurs entreprendront alors une petite tournée de l'ouest américaine en rendant visite aux Stars.

Wiercioch K.-O.

On ne peut malheureusement pas en dire autant de Patrick Wiercioch.

Le grand défenseur de six pieds et quatre pouces n'a pas été aperçu au Centre Canadian Tire, vendredi. Il ne devrait pas y être samedi non plus.

Dave Cameron a confirmé qu'il est blessé au «haut du corps». Quand un reporter lui a demandé si «blessure au haut du corps» était synonyme de «commotion cérébrale», il n'a pas nié.

Une autre commotion? Ce serait le début d'une épidémie à Ottawa. Andrew Hammond, Marc Méthot, Clarke MacArthur et Curtis Lazar ont déjà été mis à l'écart du jeu cette saison en raison de blessures à la tête. «Je crois qu'il y a une épidémie de blessures au haut du corps à travers la ligue», soupire Cameron.

On sait toutefois que Mark Borowiecki n'appartient pas au groupe.

Le courageux défenseur a quitté la patinoire un peu groggy après avoir été frappé par Matt Calvert au premier tiers, jeudi. «Ce n'était pas ma tête, mais bien mon oeil droit qui m'inquiétait. J'avais des problèmes de vision. Je voyais des points noirs. J'ai cru que j'avais égratigné ma cornée. Ce n'est probablement pas le cas», dit-il.

«David Savard est un joueur honnête», selon Ryan

Bobby Ryan est fâché. Fâché d'être blessé. Pas fâché contre celui qui lui a infligé la blessure.

«David Savard est un joueur honnête. Il joue dans notre ligue depuis un bon moment. Je l'ai affronté souvent. Je suis convaincu qu'il n'avait pas l'intention de me blesser», a-t-il réagi.

Savard, défenseur qui a un peu plus de 200 matches d'expérience dans la LNH, n'a d'ailleurs pas tardé à exprimer ses remords. Il a contacté un de ses amis dans le vestiaire des Sénateurs. Il était important pour lui que Ryan sache qu'il n'avait pas l'intention de le blesser.

«Je ne l'ai jamais senti arriver. Je me souviens très bien de la séquence, de toutes les actions qui ont précédé la mise en échec. Avec l'angle de la rondelle, je lui faisais dos. Je n'ai jamais su qu'il était près de moi. J'aurais du savoir. Je suis en grande partie responsable de ce qui m'est arrivé.»

Le Bureau de la sécurité des joueurs n'a pas l'intention d'imposer des sanctions supplémentaires à Savard. Le Québécois a déjà écopé d'une pénalité majeure de cinq minutes et d'une expulsion pour la mise en échec que les officiels sur la glace ont jugée téméraire.

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