Début de saison difficile pour Matt O'Connor

Matt O'Connor dépannera les Sénateurs pendant l'absence du... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Matt O'Connor dépannera les Sénateurs pendant l'absence du Hamburglar.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La première chose qui saute aux yeux, c'est la barbe.

Matt O'Connor portait la barbe lorsqu'il s'est pointé au camp d'entraînement des Sénateurs, à la fin de l'été. Elle lui donnait un air sérieux et distingué.

Eh bien, la barbe a disparu.

Au beau milieu d'un automne difficile sur le plan professionnel - il a subi sept revers en sept matches - le gardien d'avenir des Sénateurs a décidé de changer de look.

N'allez surtout pas croire qu'il est superstitieux.

«Dans une situation comme celle dans laquelle je me trouve présentement, il vaut mieux se défaire de toutes les superstitions. Il faut se concentrer sur une chose: stopper la rondelle», dit-il.

O'Connor a entrepris la semaine à Ottawa. Il dépannera les Sénateurs pendant la convalescence d'Andrew Hammond.

Impossible de savoir combien de temps durera son séjour. Respectant la nouvelle philosophie de son organisation, Dave Cameron n'a presque rien dit au sujet de la blessure qui a conduit son gardien de buts numéro deux à l'infirmerie.

Le Hamburglar a réussi quelques arrêts avec son masque au cours de la dernière semaine. «Il ne se sent pas très bien», confirme l'entraîneur-chef.

Cameron refuse toutefois d'utiliser les mots «commotion cérébrale» dans son discours.

O'Connor est content d'avoir été rappelé. Son taux d'efficacité se chiffre à 85,9% dans la Ligue américaine. «Monter à Ottawa et obtenir la chance de travailler quotidiennement avec Rick Wamsley, ça ne peut que m'aider à l'heure actuelle.»

O'Connor ne démontrait aucun signe de faiblesse quand il travaillait avec Wamsley, en septembre. Il avait été le meilleur des quatre gardiens utilisés par les Sénateurs durant le calendrier préparatoire. Il avait été si efficace qu'on lui avait confié la tâche d'entreprendre le match inaugural à domicile de la saison régulière. Il avait relevé ce défi avec panache. Il avait juste été un peu moins bon que son vis-à-vis, un dénommé Mike Condon.

Quelque chose s'est clairement passé quand il a quitté la capitale pour rejoindre les Senators de Binghamton.

Il n'est pas facile pour cet ancien athlète-étudiant de 23 ans de s'adapter aux rigueurs du hockey des ligues mineures. «Le tempo est différent. Les séries de trois matches en autant de soirs... Les joueurs qui possèdent des lancers dignes des ligues majeures... Mais j'étais conscient de tout cela quand je me suis engagé», dit-il.

«J'affronte chaque soir des gars qui ont 20, 40 ou même parfois 100 matches d'expérience dans la LNH. Tous les clubs de la Ligue américaine misent sur des joueurs de grand talent dans leurs premiers trios. C'est un bon défi pour moi.»

O'Connor était fort bavard lors de son séjour précédent à Kanata. Durant sa courte rencontre avec les journalistes, en matinée lundi, il offrait des réponses plutôt courtes. Les revers qui s'accumulent doivent forcément affecter son moral.

Il croyait bien qu'il allait enfin goûter à la victoire, lors de son dernier match dans la Ligue américaine. Les Senators menaient par deux buts contre le Crunch de Syracuse au début de la troisième période. O'Connor a laissé passer trois des 11 derniers tirs dirigés vers lui pour finalement s'incliner en prolongation.

«Je dois entre autres travailler sur la profondeur. Je défie peut-être un peu trop mes adversaires. Je suis grand. Je ne suis pas obligé de sortir beaucoup de mon filet pour connaître du succès», dit-il.

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