Turris absent lundi?

Kyle Turris... (Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne)

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Kyle Turris

Paul Chiasson, archives La Presse Canadienne

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La séquence de «l'homme de fer» des Sénateurs d'Ottawa pourrait prendre fin.

Kyle Turris n'était pas au Centre Canadian Tire, dimanche matin, lorsque Dave Cameron a convoqué ses joueurs à un très rare entraînement dominical.

«C'était une bonne journée pour subir des traitements», a confié l'entraîneur-chef aux journalistes.

Turris pourrait affronter les Red Wings de Détroit lundi. Ou pas. Sans se mouiller, Cameron n'avait pas l'air trop optimiste.

Le jeune vétéran de 26 ans s'est possiblement blessé durant la troisième période du match de samedi, quand l'attaquant norvégien des Rangers de New York Mats Zuccarello l'a envoyé valser dans le décor.

Les Sénateurs n'ont pas eu trop de mal à digérer leur échec de 2-1 en tirs de barrage face aux excellents Blueshirts. On devine que la perte de Turris leur ferait un peu plus mal.

Même s'il n'a pas marqué un seul but à ses cinq dernières parties, il demeure le quatrième meilleur marqueur de l'équipe.

Qui plus est, il s'est avéré un véritable modèle de résilience au cours des trois dernières années. Il a participé à toutes les parties des Sénateurs, sans exception, depuis le jour où Bryan Murray a fait son acquisition dans une transaction avec les Coyotes de Phoenix.

Si Turris devait absolument prendre une pause, Curtis Lazar sera heureux de le remplacer.

Dimanche, c'est le gamin de 20 ans qui s'entraînait à sa place au centre du premier trio.

Ses yeux s'agrandissent quand il parle de la possibilité de jouer quelques parties entre les deux ailiers les plus dynamiques des Sénateurs, Mike Hoffman et Mark Stone.

«J'évalue mon jeu en fonction du temps de glace qu'on m'accorde. De façon générale, je dois être satisfait. J'ai la chance de jouer souvent chaque soir. Quand je dois me contenter d'un rôle plus effacé à cinq contre cinq, on me donne la chance de compenser lors des unités spéciales», commente-t-il.

Jouer beaucoup, c'est bien. Profiter de son temps de glace pour contribuer aux succès de l'équipe à l'attaque, c'est encore mieux. Lazar se promettait d'éclore offensivement à sa deuxième campagne. Jusqu'à maintenant, ça ne s'est pas produit. C'est sans doute pourquoi la possibilité de remplacer Turris - même temporairement - le réjouit.

«Le temps est venu pour moi de passer au prochain niveau, croit-il. J'ai obtenu des chances, c'est bien. Mais je sais que j'ai ce qu'il faut pour atteindre le niveau supérieur. Si on me donne la chance de jouer entre deux gars doués, je dois en profiter. Je connais une bonne saison jusqu'à maintenant, mais je sais que je peux faire mieux.»

Jeune chouchou

Cameron a un petit faible pour Lazar. C'est évident.

En ce sens, il n'est pas différent de tous les entraîneurs qui ont eu la chance de le diriger auparavant.

Qui n'aimerait pas un joueur caméléon qu'on peut utiliser au centre comme sur les deux flancs, dans n'importe quel trio? Et qui offre le même effort chaque fois?

Avec une attitude un peu paternelle, Cameron se montre un peu réticent à l'idée d'utiliser un si jeune joueur au centre du premier trio.

«Si je m'inquiète, c'est que je ne veux pas qu'un joueur ressente le besoin de modifier sa façon de jouer parce qu'on modifie un peu son rôle», dit le coach.

«Un attaquant qui joue dans le top 6 ne doit pas nécessairement faire dans la fioriture.»

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