Un espoir qui éblouit dans la LHJMQ

L'espoir des Sénateurs Francis Perron connaît un début... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

L'espoir des Sénateurs Francis Perron connaît un début de saison fulgurant dans la LHJMQ.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La dernière fois qu'on l'a vu, Francis Perron quittait le camp d'entraînement des Sénateurs avec son sac d'équipement sur le dos. Il avait l'ambition de connaître un bon début de saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Il ne pouvait pas concevoir que ça passerait aussi bien.

Cet automne, l'attaquant de 19 ans est le joueur par excellence du circuit d'élite québécois. À ses 19 premières parties, il a inscrit 38 points.

Quand on l'a contacté chez lui, en Abitibi, plus tôt cette semaine, on sentait toute la fierté qui l'habite au bout du fil. «Je m'attendais à ce que ma production offensive soit bonne. Deux points par match, c'est quand même beaucoup...»

Et ce n'est pas tout. En début de saison, Perron est devenu le capitaine des Huskies de Rouyn-Noranda. On croyait alors que c'était une équipe moyenne. Rien de bien extravagant.

Mercredi, les Huskies ont été battus 2-1, en temps réglementaire, par l'Océanic de Rimouski. 

Ce revers a mis un terme à une séquence de 20 parties où ils ont compilé une fiche de 17-0-3.

«Au début de l'année, tous les spécialistes nous plaçaient quelque part en milieu de peloton. Ils ne réalisaient pas à quel point nous avons de la profondeur. C'est incroyable. Tous les gars sont sur la même page. Notre entraîneur Gilles Bouchard nous a réunis. Nous avons de la chimie, c'est pas possible. Nous avons vraiment du fun à jouer au hockey.»

Perron est donc le meilleur attaquant de sa ligue. Il est le capitaine de la meilleure équipe de sa ligue. On voit mal ce qu'on pourrait lui demander de faire mieux.

Et pourtant, il vit toujours dans l'attente de signer son premier contrat de hockeyeur professionnel.

Depuis le début de la saison, deux de ses coéquipiers chez les Huskies se sont entendus avec des clubs de la LNH. Perron, de son côté, nous dit que les choses n'ont pas vraiment progressé avec les Sénateurs.

Au moment de le renvoyer dans les rangs juniors, les dirigeants d'Ottawa lui ont demandé d'améliorer son jeu défensif. «C'est ce qui me rend le plus fier actuellement. Mon jeu à cinq contre cinq s'est beaucoup amélioré», argue le jeune homme.

«L'an dernier, c'est vrai que j'ai fait la majeure partie de ma production en power play. J'ai fini la saison avec 76 points et un différentiel négatif. Je savais que c'était quelque chose que je devais améliorer.»

Cette saison, le différentiel de Perron est plus que positif. Il a attaqué le nouveau week-end d'activités dans la LHJMQ avec un spectaculaire +19.

«Moi, j'essaie de faire mes affaires, jouer du mieux que je peux pour aider mon équipe à gagner. Jusqu'à maintenant, ça va bien. Je n'ai pas eu de discussions par rapport à mon contrat», dit-il.

Perron pourrait facilement gagner des points auprès des Sénateurs en début de semaine prochaine.

Quelques membres de la direction feront le voyage jusqu'à Rouyn, mardi, pour assister au premier match de la Super Série Subway en sol québécois.

Perron sera de la partie, tout comme l'autre espoir québécois des Sénateurs, Thomas Chabot.

Tant qu'à y être, Perron pourrait en profiter pour gagner des points auprès des bonzes de Hockey Canada également. «Le Championnat mondial ne faisait pas partie de mes objectifs en début d'année. Avec mes performances, je n'ai pas le choix d'y penser», dit-il.

«Je ne veux pas nécessairement faire l'équipe. Une invitation au camp de sélection ferait mon affaire.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer