Cameron veut un effort constant

«Les équipes de pointe sont celles qui jouent... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Les équipes de pointe sont celles qui jouent le mieux le plus longtemps. Si on va gagner notre prochain match, il va falloir battre les Rangers. Ils ne vont pas se battre eux-mêmes», a résumé Dave Cameron.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le discours de Dave Cameron n'évolue pas. Alors qu'il prépare ses joueurs en vue d'un match contre l'équipe de l'heure de la Ligue nationale de hockey, il est à la recherche de constance.

Les Rangers de New York, qui seront les prochains visiteurs au Centre Canadian Tire, n'ont pas subi un seul revers à leurs sept derniers matches. «Les équipes de pointe sont celles qui jouent le mieux le plus longtemps. Si on va gagner notre prochain match, il va falloir battre les Rangers. Ils ne vont pas se battre eux-mêmes», disait-il vendredi.

Cameron espère donc un effort constant. Un effort qui dure trois périodes.

Pas comme dans le match de jeudi, durant lequel les Sénateurs ont été complètement inefficaces au deuxième tiers.

À forces égales, les Sénateurs vivotent.

Dans les unités spéciales, leur situation s'améliore. Les protégés de Cameron ont inscrit deux autres buts avec l'avantage d'un homme, jeudi.

Ça leur fait donc cinq buts en supériorité numérique à leurs trois derniers matches. Cinq buts en neuf tentatives.

Dans les neuf parties précédentes, les Sénateurs avaient marqué un seul but en 28 supériorités numériques.

Encore une fois, le discours de l'entraîneur ne change pas. Dans la période la plus sombre de son attaque massive, Cameron aimait bien répondre aux journalistes qu'il était satisfait du travail accompli par ses grosses vedettes.

«Le succès d'un jeu de puissance s'appuie principalement sur deux choses. Il y a le nombre de buts qui sont marqués, bien entendu. Il y a également l'exécution du travail, qui est un concept plus abstrait. Vous savez, les groupes les plus efficaces de la LNH en avantage numérique ont un taux de réussite d'environ 20%. Ça signifie qu'ils échouent quatre fois sur cinq. Le reste du temps, ils travaillent quand même bien. Ils obtiennent des chances. Ils exécutent bien leurs tâches. Pour ces raisons, je trouve que notre jeu de puissance joue bien depuis un bout de temps.»

Lorsque Cameron disait que son attaque massive jouait bien, sans pour autant marquer, les observateurs cyniques ne le croyaient pas entièrement.

Certains entraîneurs ont tendance à dire des choses qu'ils ne pensent pas vraiment.

«Dans notre cas, par contre, c'était vrai. Quand je regardais notre jeu de puissance, j'avais l'impression que tout y était. On faisait bien circuler la rondelle. On créait des chances de marquer. On provoquait des choses. Seuls les buts n'étaient pas au rendez-vous. Maintenant, la rondelle commence à entrer», croit Mika Zibanejad.

Le centre suédois est un membre important de la première vague. Tout comme Kyle Turris, d'ailleurs.

Turris, contrairement aux autres, ne croit pas que le jeu de puissance des Sénateurs a recommencé à produire tout naturellement. Il a noté certaines améliorations dans les dernières rencontres.

«Peut-être qu'on réussit à envoyer plus de rondelles vers le filet en utilisant des écrans. Il y a peut-être plus de tirs voilés, plus de circulation dans l'enclave. Nous avons aussi ralenti le jeu. En maintenant la possession de rondelle en zone adverse, les joueurs adverses s'épuisent», croit-il.

Le jeu de puissance des Sénateurs aura intérêt à faire encore mieux tout cela samedi. Les Rangers excellent à tous les niveaux. Ils se maintiennent dans le top-5 de la LNH pour leur taux de réussite en désavantage numérique.

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