Enfin une victoire à la maison pour les Sénateurs

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Craig Anderson a fait une sortie bien calculée en fusillade contre Andrew Ladd.

Fred Chartrand, PC

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Dave Cameron voulait que ses protégés jouent du hockey plus inspiré au Centre Canadian Tire. Il a eu ce qu'il voulait.

«Nous avons enfin été plus engagés», a-t-il déclaré d'emblée, durant sa conférence de presse d'après-match, jeudi soir.

Cameron souhaitait que son équipe utilise se serve de ses émotions pour améliorer sa fiche à domicile. C'est donc deux en deux pour l'entraîneur-chef. Les Sénateurs d'Ottawa ont signé leur deuxième victoire à domicile. Ils ont battu les Jets de Winnipeg 3-2 en tirs de barrage.

Cameron n'est pas satisfait sur toute la ligne.

Pour en arriver là, les Sénateurs ont d'abord laissé filer une confortable avance.

Après 35 minutes de jeu, ils menaient 2-0. Cody Ceci et Bobby Ryan avaient déjoué le jeune et prometteur gardien Michael Hutchinson.

À l'autre bout de la patinoire, Craig Anderson était occupé. Mais pas surtaxé.

Le gardien de buts numéro un devait avoir l'impression de revivre un «copié, collé» de son match précédent.

Tout comme mardi soir, à Montréal, il avait bien des arrêts à faire. Mais des arrêts de routine.

Comme les Jets avaient joué la veille à Toronto. La fatigue allait naturellement les gagner. C'était inévitable.

Les défenseurs des Sénateurs ont peut-être commencé à s'imaginer que la victoire était dans la poche.

Deux bourdes ont permis aux visiteurs de revenir dans le match très rapidement.

Les partenaires du troisième duo Mark Borowiecki et Jared Cowen ont commis la première. Ils se sont précipités dans le coin de la patinoire pour couvrir le même joueur, ce qui a eu pour effet de laisser l'enclave complètement libre. C'est ce qui a permis au capitaine Andrew Ladd de réduire l'écart.

Erik Karlsson a commis l'autre gaffe en territoire neutre. Il a échappé bêtement la rondelle, le long de la rampe, à proximité de la ligne rouge. C'est à peine s'il a eu le temps de cligner des yeux que le gros Dustin Byfuglien détalait avec pour aller créer l'égalité.

Du bien au moral

Après ce but, on a senti les Sénateurs dans les câbles. Ils ont passé une bonne partie du troisième tiers en mode survie.

C'est à ce moment-là qu'Anderson a réussi les arrêts qui lui ont permis de se retrouver une fois de plus dans les trois étoiles de la soirée.

«C'était important. Il nous fallait cette victoire. Dans l'ensemble, nous n'avons pas joué un mauvais match. Nous progressons depuis un certain temps. Nous grimpons au classement. Si nous avions échappé ce match, nous aurions attaqué le week-end de façon un peu déprimée. Cette victoire nous permet plutôt de quitter l'aréna avec la tête haute. Il sera plus facile de continuer à travailler sur nos lacunes après cette victoire», dit celui qui a finalement stoppé 38 rondelles dans cette victoire.

«Nous n'avons pas joué un match complet, mais nous n'avons pas mal joué non plus. Nous avons connu quelques mauvaises séquences, c'est tout», croit celui qui peut prétendre au titre de deuxième meilleur joueur des Sénateurs dans cette victoire, Kyle Turris.

Avant la rencontre, soit dit en passant, Turris a mis la main sur la coupe Molson du mois d'octobre.

En pleine confiance en fusillade

Bobby Ryan et Mika Zibanejad ont marqué en... (Fred Chartrand, PC) - image 3.0

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Bobby Ryan et Mika Zibanejad ont marqué en fusillade.

Fred Chartrand, PC

Les Sénateurs ont pris part à cinq séances de tirs de barrage. Il s'agit d'un sommet dans la LNH.

Toute cette pratique sert bien à quelque chose. Les joueurs sur lesquels Dave Cameron mise durant ce concours individuel commencent à se sentir très à l'aise.

Les trois premiers joueurs qu'il a désignés jeudi n'ont donné aucune chance au gardien des Jets Michael Hutchinson. Bobby Ryan, Kyle Turris et Mika Zibanejad ont marqué chacun leur tour.

«Difficile de mieux s'y prendre. Bobby a marqué avec un tir bas du côté du bloqueur. J'ai plutôt visé la partie supérieure. Mika a visé haut lui aussi, mais il est allé de l'autre côté. À la fin, le pauvre Hutchinson devait être confus», a relaté Turris après cette victoire.

Le centre a beaucoup d'admiration pour ses coéquipiers. «Bobby a été incroyablement hot en tirs de barrage cette saison. Mika a été pas mal bon lui aussi. Moi... Disons que j'essaie juste de m'améliorer.»

Difficile, effectivement, de faire mieux que Ryan dans les tirs de barrage. Il est toujours celui que Cameron envoie à titre de premier tireur. Jusqu'ici, il a fait mouche quatre fois en cinq tentatives.

Craig Anderson n'a jamais caché son dédain pour les fusillades. Il n'aime tout simplement pas la pression qui y est associée.

«Mais si les gars pouvaient marquer trois buts en trois tentatives chaque soir, ce ne serait pas mal du tout. Ça signifie que je n'aurais qu'un arrêt à effectuer pour donner la victoire à mon équipe.»

Seul point négatif de la soirée, le jeu de puissance a une fois de plus été blanchi.

Ryan, Turris et Zibanejad n'ont pas été capables de faire bouger les cordages en quatre tentatives.

Ryan reçoit une leçon de tir d'Alfie

Dave Cameron voulait que ses protégés... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 5.0

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Dave Cameron avait décrété que la séance d'entraînement matinale des Sénateurs n'était pas obligatoire, jeudi matin. Quatre joueurs en ont profité pour prendre congé.

Daniel Alfredsson, lui, en a profité pour chausser les patins, histoire de travailler avec un joueur en particulier.

«Il voulait m'aider avec un type de lancer, dans un coin bien précis de la patinoire, qui me donne du mal depuis un certain temps», a confié Bobby Ryan.

Alfredsson a marqué 444 buts durant sa longue carrière dans la LNH.

Ryan, qui a connu sa dernière saison de plus de 30 buts en 2011-2012, était bien prêt à l'écouter. «Il m'a d'abord fait une démonstration. Je lui ai fait trois passes. Il a envoyé trois fois la rondelle dans le top corner», raconte-t-il, impressionné.

«Il m'a ensuite donné un petit conseil sur mon synchronisme. Un tout petit conseil. J'ai tout de suite vu une différence.»

Ryan et Alfredsson se sont croisés dans les portes du Centre Canadian Tire. Le premier a été acquis dans une transaction le jour où le second a choisi de quitter à titre de joueur autonome sans compensation, en juillet 2013.

«Je suis content de pouvoir travailler avec Alfie aujourd'hui. Avec son attitude et son enthousiasme, il s'est vite fait des amis dans le vestiaire.»

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