Le capitaine n'a pas toujours raison

Les Sénateurs ont marqué un magnifique but à... (André Pichette, La Presse)

Agrandir

Les Sénateurs ont marqué un magnifique but à trois contre trois contre le Canadien mardi.

André Pichette, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Erik Karlsson avait fait jaser à travers la LNH la semaine dernière avec sa critique de la prolongation à trois contre trois.

C'est «plate» et «pas du vrai hockey», affirmait-il.

Au lendemain d'une première victoire empochée pendant cette période de jeu, un gain de 2-1 contre le Canadien de Montréal au Centre Bell grâce au but rapide (34 secondes) de Kyle Turris, il n'était pas difficile de trouver des coéquipiers du capitaine des Sénateurs qui n'étaient pas du même avis.

Le gardien Craig Anderson, qui a empoché sa 100e victoire dans l'uniforme d'Ottawa à cette occasion pour mériter d'affronter Winnipeg jeudi, adore le concept, lui qui déteste les tirs de barrage à s'en confesser.

«Je pense que les statistiques montrent que le trois contre trois fonctionne, ça permet que plus de parties prennent fin sans qu'on ait recours à la fusillade... C'est fantastique alors que l'habileté prend le dessus, il y a de beaux jeux, de beaux arrêts. C'est excitant pour tout le monde. C'est une affaire d'équipe et c'est donc 100% mieux que les tirs de barrage, qui peuvent ruiner une bonne soirée pour un gardien. Tandis que si tu te fais battre par un beau jeu (en prolongation), tu lèves ton chapeau au gars», a indiqué Anderson, qui est maintenant deuxième derrière Patrick Lalime (146 gains) dans l'histoire moderne des Sénateurs.

Bobby Ryan a beau avoir eu du succès en tirs de barrage cette saison avec trois buts en quatre occasions déjà, il est d'accord avec son gardien. «Je pensais qu'on verrait plus de prolongation comme (mardi) qui se décide rapidement, ce qui n'a pas été le cas avec nous puisque c'était la première prolongation sur cinq où un but était compté. Mais j'aime ça, je pense que ça permet de montrer les habiletés des joueurs, j'espère que plus de parties vont se décider à ce moment, car la fusillade peut être dure sur les nerfs», souligne-t-il.

L'entraîneur-chef Dave Cameron pense qu'il est encore tôt pour se forger une opinion définitive. «Mais j'ai aimé celle (de mardi). À travers la ligue, c'est un travail en cours. La vision est qu'un but soit marqué vite grâce à toute la glace libre à la disposition des joueurs, mais nos prolongations précédentes ont montré que ce n'est pas toujours le cas. On va avoir une meilleure idée après une saison complète», a-t-il noté.

Depuis le début de la saison dans le circuit Bettman (avant mercredi), 34 parties ont nécessité de la prolongation et seulement 10 d'entre elles (29,4%) se sont ensuite rendues en fusillade.

Retour à la maison

Au-delà de ce premier succès en prolongation, les Sénateurs sont rentrés à domicile après leur fructueux passage à Montréal avec l'espoir de jouer de la même façon devant leurs partisans, ce qu'ils n'ont pas fait jusqu'à maintenant comme en fait foi leur dossier de 1-3-2 au Centre Canadian Tire.

«Il faut offrir notre jeu de catégorie A, comme on le fait à l'étranger (fiche de 5-1), apporter la même émotion. On en a déjà parlé et on en a reparlé immédiatement après la partie (de mardi)», a souligné Cameron.

«C'est notre défi de jouer 60 minutes de façon constante à la maison, on dirait qu'on s'est contenté d'en jouer 55 pour trouver un moyen de perdre, note Ryan. C'est peut-être parce qu'on s'inquiète trop de jouer contre le trio prévu au plan de match. On va changer quand on n'est pas sur la glace contre le trio qu'on est censé affronter, au lieu de jouer et de ne pas se préoccuper de qui est là de l'autre bord. Sur la route, on roule nos quatre lignes et on se contente de jouer de façon simple.»

Anderson, en terminant, a un excellent dossier de 11-2-3 contre la franchise des Jets/Thrashers.

De retour au jeu, Lazar passe le test

Alexei Emelin et Curtis Lazar... (Bernard Brault, Archives La Presse) - image 3.0

Agrandir

Alexei Emelin et Curtis Lazar

Bernard Brault, Archives La Presse

À son retour au jeu après avoir eu sa première commotion cérébrale, Curtis Lazar a distribué cinq mises en échec mardi à Montréal et au lendemain de cette sortie, il se disait toujours en pleine forme.

«J'ai tenté de donner une mise en échec dès ma première présence pour que ce ne soit plus dans mon chemin, mais ça ne m'a pas traversé la tête (qu'il pourrait être plus susceptible à une autre commotion), j'ai confiance en mes moyens et en mon corps. Plus le match avançait, mieux je me sentais», a indiqué le jeune homme de 20 ans.

Parlant de blessure, toute la LNH a été peinée d'apprendre que Connor McDavid ratera plusieurs mois en raison d'une fracture de la clavicule, ce qui fait qu'il est un cas douteux pour la visite des Oilers d'Edmonton dans la capitale le 4 février.

Chris Neil, pour sa part, était peiné d'apprendre que l'ex-Sénateur Chris Kelly a vu sa saison prendre fin en raison d'une fracture du fémur. «Il va revenir, je ne suis pas inquiet. Il est un joueur intelligent et il lui reste encore beaucoup de hockey à jouer dans sa carrière», a-t-il dit au sujet du centre de 35 ans.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer