Turris tranche le débat face au CH

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Kyle Turris a mis un terme à l'affrontement après seulement 34 secondes en prolongation.

Paul Chiasson, PC

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(MONTRÉAL) Soirée de premières, mardi, au Centre Bell.

Pour la première fois de leur histoire, les Sénateurs d'Ottawa ont inscrit un but durant une période de prolongation à trois contre trois. À leur cinquième tentative, c'est finalement Kyle Turris qui a réussi à «la mettre dedans».

En marquant son quatrième but en autant de matches, le centre numéro un a permis à son équipe de vaincre les Canadiens de Montréal, 2-1.

Une autre première. Les Glorieux ont encaissé une première défaite sur leur propre patinoire cette saison. Ils avaient été parfaits, avec cinq victoires en autant de sorties en octobre.

«Enfin! Dans nos prolongations précédentes, l'accent avait été mis sur la défensive et sur le contrôle de la rondelle. Cette fois, nous avons obtenu une descente en surnombre dès le départ. Et j'ai reçu une super passe de Mike Hoffman», s'est exclamé Turris à son retour au vestiaire.

La bonne sortie de Hoffman était encore plus importante parce que l'équipe devait jouer mardi sans son meilleur marqueur. Mark Stone a été suspendu pour deux matches en début de semaine.

Les Canadiens, eux, misent sur un gardien recrue qui tarde à révéler ses faiblesses.

Mike Condon a une fois de plus joué son rôle de doublure de Carey Price à merveille.

Ce n'est pas mêlant. Pour le battre, durant le temps réglementaire, il a fallu l'intervention de Jean-Gabriel Pageau.

Le Gatinois s'était fait semoncer par son entraîneur pas plus tard que lundi.

Au terme de la première séance d'entraînement de la semaine à Kanata, Dave Cameron avait longuement bavardé avec son joueur gatinois sur la patinoire.

Malgré la défaite, Mike Condon a une fois... (Paul Chiasson, PC) - image 2.0

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Malgré la défaite, Mike Condon a une fois de plus joué son rôle de doublure de Carey Price à merveille.

Paul Chiasson, PC

Le manque de constance était le thème du jour. «Je peux comprendre qu'un joueur puisse avoir des performances inégales. Je m'explique mal, toutefois, comment Jean-Gabriel ait pu jouer aussi bien vendredi et aussi mal samedi», avait expliqué le coach.

Dans cette lancée, Cameron s'était permis à rappeler qu'il fallait se battre chaque jour pour conserver sa place dans la LNH. «Des tas de joueurs talentueux sont toujours prêts à vous remplacer.»

Cameron devait savoir qu'il n'avait rien à craindre. Les Sénateurs s'en allaient à Montréal. Tout le monde sait depuis longtemps que Pageau offre le meilleur de lui-même contre les Canadiens.

Il a encore trouvé le moyen de marquer contre eux. Cette fois, au deuxième tiers, il a réussi à s'échapper après avoir bloqué un lancer de son vieux rival P.K. Subban.

«Cette performance vient prouver que notre équipe a du caractère. Nous avons bien rebondi collectivement. Il ne manque pas de leaders dans notre vestiaire», lance Pageau.

C'était un bon départ. Marquer des buts n'est pas chose facile, cette saison, pour les clubs qui sont en visite sur l'avenue des Canadiens-de-Montréal.

À leurs cinq premiers matches de la saison devant leurs partisans, les Glorieux n'avaient alloué que cinq buts.

Et Condon, magnifique imitateur du Hamburglar, ne fait pas de cadeaux à la visite.

Mardi, il s'est montré particulièrement alerte aux dépens de Cody Ceci. Il lui a volé au moins deux buts.

Des buts refusés qui font jaser

En première période, Tomas Plekanec n'a pu ouvrir... (André Pichette, La Presse) - image 4.0

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En première période, Tomas Plekanec n'a pu ouvrir la marque parce que Brendan Gallagher gênait Craig Anderson.

André Pichette, La Presse

Dans un match aussi serré, chaque petite décision controversée des officiels peut faire une grosse différence.

Ceux qui étaient d'office mardi soir ont au moins fait les choses de manière équitable. Ils ont refusé un but à chaque équipe.

En première période, Tomas Plekanec n'a pu ouvrir la marque parce que Brendan Gallagher gênait Craig Anderson.

En troisième durant une attaque massive, Alex Chiasson a poussé la rondelle dans le filet... sauf que Mike Condon l'avait déjà immobilisée entre ses jambières.

Du moins, ce fut l'opinion des zèbres.

«Nous ne pouvons rien y faire maintenant, mais quand j'ai regardé la reprise, c'était pas mal clair dans mon esprit que la rondelle était toujours en jeu quand ils ont sifflé», s'est lamenté le numéro 90.

Chiasson n'a pas marqué à ses 10 dernières parties, maintenant.

Le jeu de puissance des Sénateurs n'effraie personne par les temps qui courent. Il a généré un seul but dans les sept dernières parties du mois d'octobre.

Un but en 24 tentatives

Dans les heures qui ont précédé la partie, Dave Cameron cherchait à minimiser la chose.

«Il n'est pas toujours nécessaire que le jeu de puissance produise. Parfois, en jouant correctement, en prenant de bonnes décisions, les joueurs que nous envoyons sur la patinoire durant une supériorité numérique peuvent faire basculer le momentum en notre faveur. Même s'ils ne parviennent pas à marquer.»

Le hic, c'est que ce but refusé à Chiasson est survenu lors de la seule supériorité numérique du match pour les Sénateurs. Le Canadien s'est montré très discipliné mardi.

«Nous avons gagné. C'est l'essentiel. Il faut maintenant s'assurer de livrer le même type de performance à notre prochain match. Nous ne pouvons pas nous permettre de répondre avec une mauvaise partie», croit le Québécois.

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