Stone ne décolère pas

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Mark Stone a été suspendu par la LNH à la suite d'un coup à la tête à l'endroit de Landon Ferraro.

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(MONTRÉAL) Mark Stone n'en démord pas. Il ne cherchait pas à compléter une mise en échec sournoise ou dangereuse quand il a frappé Landon Ferraro, samedi.

L'attaquant suspendu des Sénateurs ne cherche jamais à frapper sournoisement.

C'est à peine s'il essaie de frapper, point!

«Vous commencez à me connaître. J'occupe, genre, le 500e rang dans la LNH au chapitre des mises en échec. Je suis un des joueurs les moins punis de toute la ligue, année après année. Vraiment, je suis déçu», a-t-il déclaré au terme de la courte séance d'entraînement des Sénateurs au Centre Bell, mardi matin.

On l'avait rarement vu aussi contrarié. Les dirigeants du Bureau de la sécurité des joueurs de la LNH lui ont annoncé près de 24 heures plus tôt qu'il passerait deux parties dans les gradins pour une charge qu'ils ont jugée «téméraire et dangereuse». Il a clairement du mal à encaisser le coup.

Quand Stone parle de sa 500e position, il exagère, mais à peine.

À sa première saison complète dans la LNH, l'an dernier, il a complété 49 mises en échec. Au palmarès final archivé sur le site LNH.com, il occupe le 482e rang.

Chez les Sénateurs, seulement quatre joueurs ont frappé moins que lui.

Stone n'exagère pas un brin quand il parle de ses minutes de pénalité.

Dans les rangs juniors, quand il portait les couleurs des Wheat Kings de Brandon, il n'a jamais passé plus de 28 minutes au banc des pénalités dans une saison.

Depuis son arrivée chez les pros, il s'est encore assagi. Il a connu sa campagne la plus mouvementée en 2012-2013. Il avait alors passé 14 minutes au cachot dans la Ligue américaine. On lui avait décerné une pénalité de deux minutes de plus durant un court séjour à Ottawa.

Mais bon. Tout cela ne change rien à ce qui s'est passé en début de semaine. Stone a regardé le match de mardi sur la galerie de presse du Centre Bell. Il sera une fois de plus réduit à un rôle de spectateur jeudi, lorsque les Sénateurs accueilleront les Jets de Winnipeg au Centre Canadian Tire.

Il sera de retour à son poste samedi.

«Je ne changerai en rien ma façon de jouer. Comme je vous ai dit plus tôt, je n'essaie même pas de frapper la plupart du temps. Je suis davantage du genre à provoquer des revirements.»

Ça, on savait.

Stone a eu la chance de plaider sa cause au téléphone, lundi matin. Le préfet de discipline Stéphane Quintal et ses acolytes lui ont accordé une audience téléphonique avant d'imposer leur sanction.

«Je suis plutôt satisfait des explications que j'ai pu fournir», assure le joueur de 23 ans.

«Je leur ai dit que mon intention première était de m'emparer de la rondelle. Mon équipe tirait de l'arrière par deux buts quand tout ça s'est produit. Je voulais juste compléter un bon jeu. Je voulais aider mon équipe à revenir dans le match. Ça ne les a pas convaincus. Ils ont l'air de croire que je suis un joueur dangereux.»

La colère de Stone tient peut-être du fait que d'autres joueurs de talent sont sortis du bureau de M. Quintal sans aucune sanction après avoir complété des mises en échec semblables à celle qu'il a complété.

A-t-il l'impression que les dés étaient pipés d'avance dans son cas?

«C'est une bonne question. Je me suis bien défendu lors de mon audience. À la fin de la journée, les dirigeants de la ligue ont pris leur décision. Je dois la respecter et l'accepter.»

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