Andrew Hammond veut se venger

Andrew Hammond se souvient des dernières séries éliminatoires... (Archives, La Presse)

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Andrew Hammond se souvient des dernières séries éliminatoires contre le Canadien.

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Andrew Hammond a quitté le Centre Canadian Tire lundi sans vraiment savoir à quoi ressemblerait sa journée de travail de mardi.

Il vivait d'espoir.

Il rêvait que son entraîneur lui demande d'affronter le Canadien de Montréal, au Centre Bell.

«J'aimerais obtenir cette chance de me venger pour la façon dont les séries éliminatoires ont pris fin pour moi le printemps dernier», avoue-t-il.

Au printemps, quand il a été contraint de céder sa place à Craig Anderson, Hammond s'était comporté comme un vrai bon coéquipier. Il avait dit les bonnes choses et n'avait pas laissé sa frustration paraître.

Six mois plus tard, on sait maintenant qu'il n'était pas heureux. Il n'a pas aimé que le Tricolore trouve un antidote à la magie du Hamburglar.

On saura mardi midi quel gardien sera désigné pour cette partie. 

Lors de son dernier contact avec les journalistes, lundi, l'entraîneur-chef des Sénateurs Dave Cameron s'est contenté de dire qu'il misera «sur le gardien qui lui donnera la meilleure chance de l'emporter».

Si on se fie strictement aux plus récentes performances, ce gardien serait Hammond.

Vendredi soir, il a été brillant dans sa performance de 29 arrêts contre les Red Wings, à Détroit.

Vingt-quatre heures plus tard, Craig Anderson n'a pas été aussi bon lorsqu'il a obtenu à son tour la chance de se frotter à la bande à Henrik Zetterberg dans le match retour à Kanata.

A-t-on revu le vieux Hamburglar du bon vieux temps sur la patinoire du Joe Louis Arena?

«Question piège. De façon générale, j'ai bien joué la saison dernière. Et j'ai bien joué à Détroit. Vous pouvez tirer les conclusions que vous voulez. Moi, je dirais que j'ai pas mal tourné la page sur l'an dernier...»

Il a tourné la page, mais pas complètement. Il souhaite quand même venger son échec des séries, alors...

«Quand tu as la chance d'affronter une équipe souvent, ça aide. Il ne s'agissait pas de mon premier match contre les Red Wings. Je les connaissais donc assez bien. Je savais ce qu'ils cherchaient à faire. Je pourrais en dire autant du Canadien. C'est l'équipe que j'ai affronté le plus souvent l'an dernier», souligne-t-il.

Hammond aime par-dessus tout affronter le Canadien dans la métropole.

«Il y a plusieurs amphithéâtres spéciaux dans la LNH, mais il serait difficile de concevoir un classement des trois meilleurs buildings sans y inclure le Centre Bell.»

Hamburglar 2.0

Hammond a une raison de plus de souhaiter jouer mardi.

Il suit avec intérêt les performances de Mike Condon depuis le début de la saison. Il a vu cet éternel négligé sortir de l'ombre pour ravir un poste à Dustin Tokarski au camp d'entraînement. Il a surtout vu Condon remplacer à merveille Carey Price lorsqu'on lui a donné sa chance.

Avec sa fiche parfaite de 4-0-0, cet ancien de l'Université Princeton est en voie de devenir le Hamburglar de la saison 2015-16. 

Une version 2.0 du Burglar, si vous préférez.

«Je crois que je l'ai déjà affronté une fois dans les rangs collégiaux», croit Hammond.

«Je suis toujours fier pour les gars qui empruntent un chemin différent pour atteindre le sommet. Il est toujours bon de rappeler aux jeunes que la vie n'est pas finie pour ceux qui ne réussissent pas à 20 ou 21 ans.»

«Cela dit, si Condon pouvait connaître ses succès contre d'autres équipes que la nôtre, je l'aimerais encore davantage.»

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