Le 3 contre 3, «pas du vrai hockey», dit Karlsson

Le capitaine des Sénateurs d'Ottawa, Erik Karlsson n'hésite... (Claus Andersen, Archives AFP)

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Le capitaine des Sénateurs d'Ottawa, Erik Karlsson n'hésite pas à comparer la nouvelle prolongation à trois contre trois à une séance de patinage punitive.

Claus Andersen, Archives AFP

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(DETROIT) Tout le monde aime les périodes de prolongation à trois contre trois dans la Ligue nationale de hockey. Enfin... Presque tout le monde.

Erik Karlsson n'est pas un fan. Il voudrait que les dirigeants du circuit retournent à leurs cartons et qu'ils trouvent une autre façon de dénouer l'impasse lorsque deux équipes sont à égalité au terme des 60 minutes réglementaires.

«Pour un gars comme moi, une période de prolongation à trois contre trois équivaut ni plus ni moins à une séance de patinage punitive», a déclaré le capitaine des Sénateurs d'Ottawa, jeudi.

«Ce n'est pas du vrai hockey. L'équipe qui finit par l'emporter est celle qui s'accroche à la rondelle le plus longtemps. Celle qui triche le mieux. Ce sont des petits détails comme ça qui m'agacent», a-t-il ajouté.

Karlsson n'est pas le premier joueur à critiquer cette nouveauté. Le mastodonte des Jets de Winnipeg Dustin Byfuglien a qualifié le jeu à trois contre trois de «stupide» en début de semaine.

«Je n'irais pas jusqu'à utiliser ce mot. Cela dit, je ne vois vraiment pas à quoi ça sert, le hockey à trois contre trois. C'était une belle expérience. Maintenant que nous savons ce que ça donne, nous devrions y renoncer.»

La LNH croyait que l'arrivée des périodes de prolongation à trois contre trois aurait pour effet de réduire le nombre de matches qui se terminent en tirs de barrage.

Ça n'a pas donné les résultats escomptés.

Pas à Ottawa, en tous cas.

Les Sénateurs ont eu besoin de la prolongation à quatre reprises à leurs neuf premières sorties de la saison. Ils n'ont pas marqué un seul but à trois contre trois. Ils n'en ont pas encaissé un seul non plus.

Chaque fois, un concours d'échappées a scellé l'issue de la rencontre.

Karlsson n'est pas le seul membre des Sénateurs qui commence à déchanter.

«À la fin du camp d'entraînement, j'étais très optimiste. Dans les matches préparatoires, le jeu à trois contre trois était ouvert, rapide... Les descentes en surnombre se multipliaient. Ça donnait du jeu très excitant. Maintenant, tout est défensif, défensif, défensif. Le jeu a beaucoup ralenti», se lamente Kyle Turris.

La ligue décide

À la veille d'une série aller-retour contre les Red Wings de Détroit, Dave Cameron n'avait pas envie de se lancer dans de grandes conversations philosophiques sur les règlements en vigueur dans la LNH.

«Tout le monde a droit à son opinion, mais à la fin de la journée, nos opinions ne comptent pas. Les dirigeants de la Ligue décident du format de nos matches. Nous n'avons qu'à suivre les règles», dit l'entraîneur-chef.

Ce dernier s'attend néanmoins à ce que la loi de la moyenne finisse par rattraper son équipe.

Tôt ou tard, un de ses joueurs marquera bien un but durant une période de prolongation à trois contre trois.

C'est aussi ce que pense Craig Anderson. «Le nombre de matches qui se termine lors des tirs de barrage est en baisse à travers la ligue. En ce moment, nous sommes l'exception qui confirme la règle», dit le gardien.

Anderson voudrait que tous les matches prennent fin en prolongation. Il hait les fusillades à s'en confesser. Il a déjà déclaré qu'un tirage au sort serait plus approprié pour trancher dans une impasse.

Karlsson a un petit côté vieux jeu. Il serait même prêt à tolérer les matches nuls. «Ça se voit dans d'autres sports. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça», déclare le grand amateur de soccer.

La frustration monte

Statistiquement parlant, Erik Karlsson connaît un début de saison correct. Il produit à un rythme d'un point par match. À ses neuf premières parties de la saison, il n'a cependant récolté que des mentions d'aide.

Depuis sa toute première campagne dans la LNH, il n'avait jamais connu une séquence de neuf matches sans marquer un seul but en levée de rideau. On sent que la frustration commence à le gagner.

Mercredi, il a décoché neuf lancers vers le filet des Flames de Calgary. Sept d'entre-eux ont été bloqués par des patineurs. «Ce sont des choses qui arrivent, assure-t-il. Parfois, mes lancers ne sont pas de très bonne qualité. Parfois, un défenseur adverse fait preuve de courage pour réussir son bloc. Ça ne peut pas m'affecter. Je dois continuer à lancer. Je vais continuer à lancer», assure-t-il.

Le capitaine se réjouit d'avoir retrouvé son partenaire de jeu régulier Marc Méthot. «Il n'est pas trop rouillé. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit le cas. La saison dernière, il n'a pas mis de temps à retrouver son ère d'aller après avoir raté une demie saison. Cette fois, il a raté seulement quelques parties, alors...»

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