La colère de Cameron gronde

Mécontent de sa troupe, Dave Cameron a dirigé... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Mécontent de sa troupe, Dave Cameron a dirigé un entraînement intense lundi.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Dave Cameron a un point en commun avec Stéphanie Méthé et Chantal Plouffe. Il aime lui aussi parler du temps qu'il fera.

«Je me sens parfois comme un chroniqueur météo. Quand Monsieur Météo dit qu'il fera beau dans les prochains jours, tout le monde a le goût de l'écouter. Tout le monde monte le volume de sa télévision. Quand Monsieur Météo dit qu'un orage approche, les gens ne veulent pas l'entendre. Ils jouent de la zapette.»

«Et bien, j'ai un message à lancer. Si nous ne trouvons pas des façons de régler nos problèmes, il ne fera pas beau tout à l'heure. Nous devons faire face à cette situation», a indiqué l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, lundi.

Son message est lancé.

Samedi soir, quand son équipe a subi un quatrième revers consécutif devant ses partisans, Cameron semblait un peu perdu. Il ne savait pas trop comment expliquer ce faux départ.

Il a visiblement bien pris le temps de réfléchir dans les heures qui ont suivi. À son retour au boulot, lundi, il avait beaucoup de choses à dire.

Ça s'est d'abord manifesté sur la patinoire. Souvent, depuis le début de la saison, il laisse à son adjoint André Tourigny le soin de diriger la plupart des exercices à l'entraînement. Pas cette fois. Il a été aux commandes du début à la fin de la séance d'entraînement. Il ne s'est pas gêné pour interrompre les exercices à plusieurs reprises quand il n'était pas satisfait du travail accompli.

Plus tard, il a fait patienter les journalistes pendant une bonne demi-heure dans la salle des conférences de presse. Il s'est confondu en excuses quand il s'est finalement pointé au podium. Une longue et passionnante discussion avec ses proches collaborateurs l'a retenu dans son bureau.

«On parlait juste de notre équipe. De notre situation actuelle. Des choses que nous devons faire. De la composition des trios. C'est un des éléments de mon travail que j'affectionne particulièrement. J'aime entendre les différentes théories.»

Une question de mathématiques

Les Flames de Calgary seront de passage en ville mercredi soir. Ça donne donc quelques heures et deux séances d'entraînement à Cameron pour redresser un peu la situation.

Il commence par faire cette demande toute simple à ses joueurs.

«Tout le monde doit trouver une façon de s'améliorer d'environ 5%», dit-il.

«C'est simple. Nous utilisons 20 joueurs par match. Si chacun trouve le moyen d'améliorer son jeu de 5%, vous allez noter une amélioration de 100% de notre équipe.»

Entraîneur-chef. Chroniqueur météo. Mathématicien. Cet homme a décidément plusieurs cordes à son arc.

Dave Cameron est quand même sérieux quand il parle des petites choses qui pourraient améliorer instantanément son club.

Les Sénateurs ont subi deux de leurs quatre revers à domicile en prolongation.

Dans les deux autres parties, ils ont été dans le coup pendant 55 bonnes minutes avant de s'écrouler en fin de troisième période.

Le 5% dont parle Cameron est fait de plein de petites choses. «Gagner ses batailles à un contre un. Mieux communiquer en territoire défensif pour éviter la confusion. Mieux utiliser son bâton pour s'assurer que la rondelle reste à l'extérieur de l'enclave», énumère-t-il.

Il demeure aussi convaincu que les Sénateurs vont se replacer.

«Toutes les équipes vont traverser des séquences creuses. Certaines la traverseront après 20 matches. D'autres, après 40 matches. Pour nous, ça se passe en ce moment», complète-t-il.

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