Le problème des commotions

Zack Smith.... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Zack Smith.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Zack Smith se souvient fort bien du moment où Clarke MacArthur a quitté la patinoire du Nationwide Arena de Columbus, victime de sa plus récente commotion cérébrale.

«Je le suivais des yeux. Ses jambes étaient molles comme des spaghettis. J'avais des noeuds dans l'estomac», raconte-t-il.

Smith, c'est l'ami d'un peu tout le monde dans le vestiaire. Celui qui est de toutes les activités, de toutes les réunions à l'extérieur des heures normales de bureau.

Le fait de voir des coéquipiers aux prises avec des problèmes aussi graves le rend visiblement mal à l'aise.

«Le problème, c'est que les effets des commotions ne vous empêchent pas uniquement de jouer au hockey. Les commotions vous suivent à la maison. Elles jouent avec votre moral», ajoute-t-il.

MacArthur était capable de rigoler devant les caméras il y a quelques semaines. Il disait qu'i était capable de jouer quelques jours après avoir été frappé à la tête, parce qu'il «n'y a pas grand-chose d'important à protéger dans ma cervelle».

On comprend qu'il trouve sa situation un peu moins amusante ces jours-ci.

Bryan Murray essaie de garder contact avec l'attaquant de 30 ans qui est sous contrat jusqu'en 2020.

«Pour l'instant, Clarke est déçu. Il est fâché. Il est contrarié. Après un certain temps, ces émotions vont s'estomper. Il va pouvoir entreprendre le programme de réadaptation. Nous allons faire preuve de patience avec lui», résume le directeur général.

MacArthur compterait aussi sur le soutien de ses coéquipiers.

«Nous lui parlons. Nous essayons de l'épauler à travers cette épreuve. Nous ne pouvons pas vraiment le sortir au cinéma pour l'aider à se changer les idées. Les joueurs qui ressentent les effets d'une commotion sont assez limités dans leurs activités quotidiennes. Ils ne peuvent pas faire de l'activité physique. Ils ne peuvent souvent même pas marcher à l'extérieur quand il fait jour. J'essaie de lui envoyer un texto ou de lui passer un court coup de fil à l'occasion. Ça peut faire une petite différence», croit Smith.

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