On le cherche, on le trouve

Mark Borowiecki .... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Mark Borowiecki .

Patrick Woodbury, LeDroit

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Qui a dit que le métier de bagarreur est en voie de disparition dans le hockey professionnel?

Cette personne ferait bien d'avertir Mark Borowiecki.

Le défenseur des Sénateurs a entrepris la semaine parmi les cinq joueurs les plus punis de la Ligue nationale. Il a jeté les gants trois fois à ses trois dernières parties.

Même durant son passage dans la très rude Ligue américaine, il n'a sans doute jamais connu une séquence du genre.

«N'allez pas vous imaginer que j'essaie de battre un record», a-t-il répondu aux journalistes avec bonne humeur, lundi.

«Je ne cherche même pas à me battre, c'est la vérité! On dirait que les occasions de me battre se présentent simplement à moi ces temps-ci. Quand on me cherche, il n'est généralement pas très difficile de me trouver.»

Les combats de Borowiecki ne sont pas prémédités, c'est vrai. Ils éclatent presque tout le temps dans le feu de l'action, et résultent généralement d'une grosse mise en échec.

C'est pas mal ce qui s'est produit samedi dernier contre les Predators. Paul Gaustad l'a invité à valser pour venger l'honneur d'un coéquipier.

En zone centrale, au premier tiers, Borowiecki s'est montré sans pitié pour le pauvre Craig Smith.

«Quand j'ai complété cette mise en échec sur Smith, j'ai regardé autour de moi. Je voulais me tenir prêt, je savais que Barret Jackman était sur la glace. Le jeu a continué comme si de rien n'était. Quand je suis retourné sur la patinoire, j'ai fait savoir à Erik Karlsson que j'étais prêt à me battre. Ça l'a fait rire. Il m'a dit que je m'en faisais pour rien. Dix secondes plus tard, je n'avais plus mes gants», raconte-t-il.

La mise en échec de Borowiecki sur Smith était parfaitement légale. Ça ne change rien.

Dans la LNH, de nos jours, les joueurs qui frappent doivent être prêts à se battre.

«Le hockey est comme ça de nos jours. On pourra en parler tant qu'on voudra. Je doute que les choses vont changer. Une grosse mise en échec fait basculer le momentum. Le joueur qui cherche à provoquer un combat pour défendre un coéquipier essaie de s'assurer que le momentum ne bascule pas complètement dans le camp ennemi. Je peux comprendre.»

Borowiecki ne pourra cependant pas prolonger cette séquence éternellement.

Ses entraîneurs ont besoin de lui, entre autres, lors des infériorités numériques.

Tandis qu'il purgeait sa pénalité majeure de cinq minutes, samedi, le bagarreur a eu de la compagnie. Pris en flagrant délit d'obstruction, Jared Cowen est venu le rejoindre au cachot.

Les Sénateurs ont donc été privés, pendant 120 secondes, d'un duo défensif solide.

«Généralement, je suis envoyé sur la patinoire avec Jared au tout début de nos infériorités numériques. C'est un rôle qui nous tient à coeur. Être assis au banc pendant que ton équipe a besoin de toi, c'est franchement moyen. Je dois réfléchir à tout ça. Je dois mieux gérer mon utilisation et mes combats.»

Borowiecki a passé la soirée dans le premier duo, samedi. C'est lui qui a remplacé Marc Méthot aux côtés d'Erik Karlsson.

Le joueur natif d'Ottawa n'a pas détesté l'expérience. «Qui n'aimerait pas jouer avec un double récipiendaire du trophée Norris?»

Ça ne peut quand même pas durer. C'est une simple question mathématique.

Karlsson aime étirer ses présences sur la patinoire. «Moi, j'ai deux vitesses. Je suis fait pour me défoncer pendant 35 secondes et ensuite rentrer au banc.»

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