MacArthur et Méthot sur la touche

Marc Méthot... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Marc Méthot

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Même si la direction des Sénateurs d'Ottawa tardait à confirmer la nouvelle, on se doutait bien que Clarke MacArthur souffrait d'une commotion cérébrale.

Bryan Murray n'a surpris personne, mardi midi, quand il a confirmé que son ailier gauche devrait se tenir loin des patinoires pour une «période indéterminée».

Le directeur général avait quand même une petite surprise pour les journalistes.

MacArthur a de la compagnie.

Marc Méthot est lui aussi blessé à la tête.

Quand il a décidé de se retirer de l'alignement, samedi, le défenseur franco-ontarien se disait grippé.

«Au départ, quand nous l'avons évalué, il présentait effectivement des symptômes qui s'apparentent à ceux d'un rhume. Nous n'avons pas poussé plus loin. Au fil des heures, nous avons fini par comprendre qu'il y avait plus. Nous avons compris qu'il s'agissait bel et bien d'une commotion.»

Il ne s'agirait pas d'une commotion trop sévère.

Méthot a déjà recommencé à patiner. Il a effectué quelques tours de piste en solo, mardi, au Centre Canadian Tire. Il essaiera de rejoindre ses coéquipiers pour l'entraînement collectif de mercredi. Il ne participera pas au match de jeudi, mais si tout se passe bien, il peut rêver d'un retour au jeu samedi.

La seule chose qui inquiète, c'est que ni Méthot, ni ses patrons ne semblent savoir quand et comment il s'est infligé cette blessure.

«Nous l'ignorons complètement, affirme Murray. Je vous l'ai dit. Il se sentait un peu bizarre. Nous avons cru qu'il était malade.»

«Des trucs bizarres peuvent survenir durant un match de hockey. Je présume qu'il s'est blessé à la suite d'une collision...»

Murray se félicite d'avoir agi rapidement en retirant Méthot de la formation au moment où on le croyait simplement malade.

S'il avait joué samedi, il aurait pu aggraver son cas.

Il ne peut malheureusement pas en dire autant de MacArthur.

Le numéro 16 était jugé comme un joueur «à risque». Une première commotion l'a contraint à l'inactivité pendant une période de six semaines, l'hiver dernier.

Il a été sonné de nouveau lors d'une collision accidentelle avec son coéquipier Mark Fraser, le 3 octobre dernier, dans le dernier match du camp d'entraînement.

Il jurait alors qu'il se sentait bien. Il enchaînait les blagues auto-dérisoires devant la presse, tel un véritable comédien. «Ma fille m'a déjà frappé plus fort en utilisant ses jouets», jurait-il.

Cinq jours plus tard, il était de retour à son poste. Il prenait part au match inaugural de la saison régulière à Buffalo.

N'aurait-il pas été plus sage de le retirer de la formation à ce moment-là? N'aurait-il pas été plus prudent de protéger un individu qu'on savait vulnérable?

«Non, se défend Murray. J'ai parlé avec Clarke immédiatement quand tout ça est arrivé. Il était convaincu qu'il ne s'agissait pas d'une commotion. Il avait été légèrement bousculé par Fraser. Il ressentait des raideurs au cou. C'était pas mal tout. Nous n'aurions pas pu faire les choses différemment. Nous sommes à l'écoute de nos joueurs. Nous prenons nos décisions en fonction des réponses qu'ils nous donnent.»

Murray n'a pas l'intention de rappeler un joueur de Binghamton pour remplacer MacArthur.

Si les Sénateurs ont besoin d'aide à l'attaque, il suggérera à son entraîneur Dave Cameron de donner à la recrue Shane Prince la chance d'évoluer dans un trio plus offensif.

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