Les autres trios produiront... un jour

Bobby Ryan a marqué un seul but jusqu'à... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Bobby Ryan a marqué un seul but jusqu'à présent cette saison. C'était dans un filet désert.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Dave Cameron a passé une grosse heure à crier après ses joueurs, lundi midi.

L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa n'en avait pas nécessairement contre ses joueurs. C'est juste que la première séance d'entraînement de la semaine se déroulait à l'Académie canadienne et internationale de hockey de Rockland.

Quand il voulait passer ses directives, Cameron n'avait pas le choix de hurler pour enterrer les 1500 écoliers surexcités qui occupaient les gradins.

Le coach s'inquiète du manque de production de certains, en ce début de saison. Il l'a indiqué clairement au terme du dernier match. Il estime néanmoins que le temps n'est pas venu de sortir le fouet.

Pas encore.

«Pour être franc, ce n'est pas un truc qui monopolise les conversations», a fait savoir Bobby Ryan, en quittant l'aréna pour s'en retourner à Kanata.

«Je peux comprendre l'entraîneur de se faire du souci avec tout ça, mais personnellement, je suis convaincu que ça va venir. Ça va venir pour mon trio. Ça va venir pour les autres trios. Un jour ou l'autre, nous allons nous mettre à produire.»

L'Américain va ressentir la pression de produire avant tous les autres. Il vient d'entamer la première année d'un contrat de sept ans qui lui rapportera 49 millions $US. La direction des Sénateurs lui a consenti cette jolie somme parce qu'elle le sait capable de marquer 30 buts par année. Il a déjà réussi cet exploit quatre années d'affilée, au début de sa carrière, chez les Ducks d'Anaheim.

Dans les six premières parties de la saison 2015-16, il a touché la cible une seule fois. Dans un filet désert.

Son principal partenaire de jeu, Mika Zibanejad, a lui aussi marqué un seul but jusqu'à maintenant.

Ryan prône la patience. 

«Nous n'avons joué que six parties. Et, durant ces parties, nous avons joué avec trois joueurs différents», souligne le joueur.

«Ce qui nous manque, en ce moment, c'est du temps pour développer certaines choses. Ce n'était pas mieux au camp d'entraînement. Durant le calendrier préparatoire, j'ai disputé un seul match avec Mika. Nous avons enfin une grosse semaine de travail pour travailler ensemble. En multipliant les exercices à deux contre un ainsi qu'à trois contre deux, nous allons peut-être réussir à trouver notre rythme.»

Zibanejad et Ryan se sont entraînés avec Milan Michalek, lundi.

S'il n'y a pas de chambardements dans les prochains jours, on présume que le Tchèque conservera cette place lors de la prochaine partie. Les Devils du New Jersey seront de passage au Centre Canadian Tire, jeudi.

«Nous avons besoin de temps, insiste Ryan. Au début du camp, nous devions jouer avec Mike Hoffman. Quand Hoff nous a quittés, il a été remplacé par Milan Michalek. Comme vous savez sans doute, ce sont deux joueurs très différents. Il faut apprendre à créer des opportunités de marquer en travaillant dans le fond du territoire adverse, parce que Milo aime jouer ainsi.»

Ryan peut s'appuyer sur un peu de positif. Il a marqué deux autres buts... durant les tirs de barrage.

Dans ses deux premières saisons à Ottawa, il avait déjoué seulement quatre gardiens, même si Cameron et son prédécesseur Paul MacLean l'avaient désigné à 15 reprises dans les concours d'habiletés individuelles.

«J'ai trouvé une feinte qui fonctionne, ce qui signifie que je devrai bientôt m'en débarrasser. À travers la ligue, les gardiens font leurs devoirs», dit-il, résigné.

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