Fleury a le dernier mot

Marc-André Fleury a repoussé les 22 tirs dirigés... (Gene J. Puskar, Associated Press)

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Marc-André Fleury a repoussé les 22 tirs dirigés vers lui par les Sénateurs.

Gene J. Puskar, Associated Press

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(PITTSBURGH) La meilleure offensive de la LNH en ce début de campagne a finalement frappé un mur jeudi soir au Consol Energy Center.

Jouant du hockey désespéré en quête de leur première victoire de la saison, les Penguins de Pittsburgh ont réussi à museler les Sénateurs dans un gain de 2-0 devant 18 486 amateurs.

La troupe de Dave Cameron avait compté 16 buts à ses quatre premières sorties, incluant 7 la veille à Columbus, mais cette fois elle n'a pas trouvé de solution au gardien Marc-André Fleury, solide face à leurs 22 lancers.

Ottawa (3-2) était ainsi blanchi pour la première fois depuis la saison 2013-2014, mettant fin à une séquence de 128 parties qui avait commencé le 27 décembre 2013 avec un revers de 5-0 à Boston.

Comme à leurs quatre autres parties, les visiteurs ont vu l'adversaire avoir le meilleur au chapitre des tirs au but, Craig Anderson étant nettement plus occupé - 36 tirs au total. À ses quatre départs, tous à l'étranger, il a déjà fait face à un total de 145 lancers, une moyenne de 36,5 par partie.

«On ne pourra pas donner 22 chances de compter et s'attendre à gagner tout le temps», avait pourtant dit l'entraîneur-chef Dave Cameron en matinée, au lendemain de la victoire de 7-3 à Columbus.

«Ils ont tiré profit du fait qu'on avait joué la veille et quand tu n'as pas toutes tes jambes, il faut jouer plus intelligemment et de façon plus simple, ce qu'on n'a pas fait», a noté le défenseur Marc Méthot.

Incroyablement, les Penguins n'avaient pas eu l'avance une seule fois cette saison avant qu'Evgeny Malkine n'ouvre le pointage à 23 secondes du début de la deuxième période, profitant d'une erreur de Méthot à la ligne bleue adverse pour s'amener sur l'aile et déjouer Anderson sous son bras. Pour le Russe des Penguins, il s'agissait d'un premier but en 21 parties, remontant à la fin de la saison dernière (séries incluses).

À peine 2:12 minutes plus tard, l'attaquant de 18 ans Daniel Sprong, premier choix issu des Islanders de Charlottetown dans la LHJMQ, y est allé de son premier but en carrière dans la LNH quand il a battu Anderson d'un beau tir dans la lucarne. Il venait d'accepter une passe de l'ancien Sénateur Matt Cullen, qui a facilement contourné Chris Neil pour créer une situation de deux contre un.

Une première période sans but avait été l'affaire d'Anderson surtout, qui a repoussé tous les 16 tirs de Pittsburgh, incluant cinq du Québécois David Perron. À l'autre bout, Fleury a été beaucoup moins occupé (6 lancers), mais il s'est illustré également face à Kyle Turris et Bobby Ryan.

«Il fallait créer plus de circulation devant le filet pour qu'il y ait du chaos devant lui et marquer un but chanceux pour nous stimuler. Mais pour un deuxième match en deux soirs, nous étions 'off', notre exécution n'était pas à point. On a eu nos chances sur des descentes, mais on n'a pas capitalisé et ça aurait pu changer l'allure du match», a noté Turris.

Les Sénateurs peuvent au moins se consoler en se disant qu'ils ont blanchi Sidney Crosby eux aussi. Le 87 des Penguins en était à un quatrième match de suite sans point, ce qui ne lui est arrivé que deux fois au fil de sa carrière, en séries contre Boston en 2013 et pendant une séquence de cinq matches du 31 octobre au 10 novembre 2010.

Anderson lui a notamment volé un but en début de troisième période lors d'une supériorité numérique de deux hommes.

Les Sénateurs (3-2) sont rentrés à Ottawa après le match et ils recevront maintenant les Predators de Nashville samedi soir au Centre Canadian Tire.

Anderson s'en voulait

Craig Anderson a quand même gardé son club... (Gene J. Puskar, Associated Press) - image 3.0

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Craig Anderson a quand même gardé son club dans ce match avec ses 34 arrêts.

Gene J. Puskar, Associated Press

Craig Anderson n'avait pas grand-chose à se reprocher dans la défaite des Sénateurs contre les Penguins, mais ça ne l'empêchait pas de s'en vouloir pour le premier but du match réussi par Evgeny Malkine.

«La rondelle a passé à travers mon corps, dans le trou "numéro six" (sous le bloqueur). Ce sont des choses qui arrivent, il est un des meilleurs joueurs au monde. Des bons joueurs trouvent le moyen de marquer des buts. J'aimerais le ravoir, si je fais cet arrêt, c'est peut-être un match différent, qui sait?» a-t-il confié.

Le vétéran cerbère a quand même gardé son club dans ce match avec ses 34 arrêts, dont plusieurs à bout portant, surtout en première période quand les Penguins ont dominé 16-6 au niveau des lancers. Il s'est montré capable de jouer deux parties en 24 heures sans problème, privilège que son entraîneur lui avait refusé en fin de semaine dernière, faisant appel à la recrue Matt O'Connor pour le match inaugural à domicile.

«Le gardien n'a pas été notre problème. Parce qu'Anderson a été bon, qui sait ce qui arrive si on marque en premier. Pittsburgh n'avait pas gagné de match, peut-être qu'ils figent si ça arrive. Mais on ne s'est pas donné de chance», analysait Dave Cameron après coup.

«Ce qui est décevant, c'est qu'on ne s'est pas ajusté même si on n'était pas à notre meilleur. On a continuellement cherché à faire des jeux est-ouest à leur ligne bleue et Pittsburgh s'est assis là-dessus... Il aurait fallu y aller nord-sud à la place, quand tu n'as pas tes meilleures jambes, garde la rondelle devant toi et tu n'auras pas de problème», a ajouté l'entraîneur-chef.

Pour les Penguins, le gardien Marc-André Fleury a récolté son 39e blanchissage en carrière, mais son premier en 25 départs contre Ottawa.

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