Turris se prépare pour son 400e match

Kyle Turris... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Kyle Turris

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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(TORONTO) Kyle Turris a retenu bien des leçons au cours de ses 399 premiers matches dans la LNH.

«J'ai tellement appris de choses... Je serais incapable de toutes les résumer dans une seule entrevue», a dit le jeune vétéran, à la veille de son 400e.

Turris sourit. À 26 ans, il a du mal à croire qu'il est rendu là. «Le simple fait de disputer une seule partie dans cette ligue constitue un privilège. Atteindre le plateau des 400 parties, c'est spécial. En même temps, je ne veux pas en faire tout un plat. Je travaille dans le but d'en jouer une 401e, une 402e et ainsi de suite...»

Il lui reste bien des choses à accomplir.

Jeudi, à Buffalo, on lui a par exemple rappelé qu'il n'a encore jamais réussi un seul tour du chapeau dans le circuit Bettman.

Il est passé bien près dans le match inaugural. Après avoir marqué les deux premiers buts de son équipe, il a frappé deux poteaux.

Il y repense et s'en veut. «J'aurais été content de marquer ce troisième but parce qu'il aurait réglé le cas des Sabres. Il nous aurait donné une avance de trois buts avec une quinzaine de minutes à jouer. Parce que j'ai raté ce but de peu, nous leur avons ouvert la porte. Ils ont repris vie et ils nous ont donnés du fil à retordre en fin de match.»

Les jeunes ailiers de trio de Turris, Mike Hoffman et Mark Stone, s'en veulent un peu aussi, mais pour des raisons différentes.

Stone a passé une bonne partie de la soirée à chercher son centre sur la patinoire.

«On essayait de lui refiler la rondelle. On essayait de compléter le meilleur jeu possible, mais on espérait pas mal que ce jeu passe par lui. Vers la fin du match, quand les Sabres ont retiré leur gardien, je crois bien que j'ai essayé de passer la rondelle entre 12 jambes pour qu'elle se rende jusqu'à son bâton.»

Un leader à son affaire

«Kyle, c'est le genre de gars pour qui tu veux te défoncer.»

Voilà une déclaration qui va réconforter Dave Cameron. En début de semaine, l'entraîneur-chef a demandé à Turris de remplacer Chris Phillips à titre d'assistant-capitaine en début de saison.

Malgré son look juvénile, il est devenu un leader sur qui on peut compter.

«Dans le vestiaire, il ne fait pas partie de ceux qu'on entend le plus. Il se démarque par sa façon de travailler, soir après soir. Moi, en tant que jeune joueur, j'essaie de m'inspirer de gars comme lui qui sont à leur affaire et qui trouvent des moyens d'enchaîner les bonnes saisons», dit Stone.

Un mot: constance

Turris vient de connaître deux saisons consécutives de 20 buts. Il en aurait probablement connu une troisième si un conflit de travail n'avait pas paralysé la ligue pendant trois mois à l'automne 2012.

Tout n'a cependant pas été simple pour lui durant cette période.

L'an dernier, par exemple, il a connu un départ satisfaisant, en inscrivant le premier but de la saison régulière des Sénateurs dans un match présenté le 9 octobre, à Nashville.

Il a marqué son deuxième but un mois plus tard, jour pour jour. Il a blanchi dans 12 parties consécutives entre les deux.

«Vous m'avez demandé tout à l'heure ce que j'ai retenu de mes 399 premières parties. La grosse leçon que j'ai retenue, c'est qu'il faut toujours rechercher la constance. La constance, c'est vraiment la plus belle qualité qu'un joueur peut acquérir», pense celui qui s'est racheté le printemps dernier, en marquant 15 buts dans les 32 dernières parties de la saison.

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