Un après-midi dans le camp ennemi

Les Sénateurs ont assisté au match des Blue... (Darren Calabrese, La Presse Canadienne)

Agrandir

Les Sénateurs ont assisté au match des Blue Jays, vendredi après-midi, avant de sauter sur la glace samedi soir contre les Maple Leafs.

Darren Calabrese, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(TORONTO) La scène avait un petit quelque chose de surréaliste. Les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants des Sénateurs d'Ottawa étaient tous coiffés d'une casquette des Blue Jays de Toronto. Ils se rendaient à pied au Rogers Centre pour assister à un match des séries éliminatoires du baseball majeur.

Des athlètes représentant Ottawa qui encouragent un club de Toronto.

Même si le club en question joue au baseball, il faut croire que les temps ont bien changé.

On l'a dit, on le répète, la Bataille de l'Ontario n'est plus ce qu'elle était.

«Avant, c'était un vrai bordel sanguinaire. On parle de l'époque où Darcy Tucker et Shayne Corson étaient les leaders à Toronto. Dans ce temps-là, la Bataille portait bien son nom. Aujourd'hui, c'est différent. Les séries éliminatoires opposant les deux équipes nous semblent bien loin», résume merveilleusement bien Clarke MacArthur.

Pourtant, ses coéquipiers auraient intérêt à se remettre à détester leurs rivaux provinciaux.

Ils feraient même bien de recommencer à les détester samedi soir.

Au cours des dernières années, les Sénateurs ont recommencé à éprouver de sérieux ennuis contre les Leafs. C'est encore pire quand ils doivent jouer au Centre Air Canada.

Les Rouges ont signé leur dernier gain dans la Ville-Reine le mardi 17 janvier 2012. Ça fait presque quatre ans.

Au cours des trois dernières campagnes, ils ont été battus six fois en autant de sorties dans l'antre des Bleus.

«Ottawa contre Toronto, ça demeure une rivalité émotive. Nos matches contre les Leafs ne sont pas des matches comme les autres. La victoire, contre eux, demeure une question de fierté», assure Erik Karlsson.

Comment expliquer les récents déboires des Sénateurs, alors?

Comment Karlsson, MacArthur et leurs coéquipiers ont-ils réussi à perdre deux matches au Centre Air Canada dans le dernier mois de la saison 2014-15?

À ce moment-là, les Sénateurs formaient pourtant l'équipe de l'heure dans la LNH. Les Leafs, eux, étaient en déroute complète.

«Des mauvaises pénalités finissent souvent par nous coûter cher quand on joue ici. On a souvent trouvé des façons de donner la victoire aux Leafs», croit MacArthur.

«Mais bon... C'est une nouvelle saison. On repart en neuf. Leur alignement a beaucoup changé, comme vous avez sans doute remarqué. Dans le passé, ils nous ont fait mal avec leur jeu de puissance. Leur jeu de puissance a été amputé d'un gros morceau durant la saison morte. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle pour nous, ça.»

Phil Kessel a effectivement marqué 53 de ses 181 buts dans l'uniforme des Leafs dans les unités spéciales.

Kessel gagne désormais sa vie à Pittsburgh. Celui qui l'a remplacé dans la première vague de l'attaque massive des Leafs, Brad Boyes, a marqué cinq buts ou moins dans les unités spéciales dans les sept dernières saisons.

Le départ d'un seul joueur - si dangereux soit-il - ne pourra pas tout changer.

Cameron n'a pas accompagné ses joueurs au Rogers Center

Dave Cameron... (Sean Kilpatrick, Archives La Presse Canadienne) - image 3.0

Agrandir

Dave Cameron

Sean Kilpatrick, Archives La Presse Canadienne

Dave Cameron n'a pas accompagné ses collègues et ses joueurs au Rogers Centre. «J'ai trop de travail», a-t-il insisté. L'entraîneur-chef portait quand même fièrement sa casquette des Blue Jays lors de sa rencontre quotidienne avec les médias.

Cameron ne s'est pas fait prier pour modifier l'heure de la séance d'entraînement de son équipe, vendredi matin. Au départ, les Sénateurs devaient patiner sur l'heure du midi. Ils ont finalement foulé la patinoire du complexe d'entraînement des Maple Leafs à 10h. Tout ça, pour que les joueurs puissent passer leur après-midi au stade.

«C'est une occasion unique. Nous nous retrouvons en plein coeur d'une ville qui vibre au rythme de son équipe. Je sais que mes gars sont des fans. J'ai souvent intercepté des conversations de baseball dans le vestiaire», a-t-il souligné.

Cameron avait «beaucoup de travail à faire». Pourtant, il était assez satisfait du travail de sa troupe dans le match inaugural de jeudi. «Nous avons bien joué pendant 50 minutes, estime-t-il. Le seul truc qui m'agace, c'est que nous avons alloué deux buts collés. Ça nous est déjà arrivé dans le passé. Il faudrait que ça cesse.»

Craig Anderson sera le gardien des Sénateurs samedi soir. Il sera confronté à James Reimer.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer