Clarke MacArthur se dit prêt à jouer

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Clarke MacArthur a tenu à remettre quelques pendules à l'heure mardi.

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Dave Cameron était visiblement mal informé.

Lundi, l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa nous a dit qu'il faudrait probablement faire une croix sur la présence de Clarke MacArthur dans le premier match de la saison. Il se préoccupait sincèrement de l'état de santé du joueur qui a subi plus d'une blessure à la tête dans la dernière année.

Mardi, MacArthur a tenu à remettre quelques pendules à l'heure.

D'abord, contrairement à ce qu'on craignait, il n'a pas subi une nouvelle commotion cérébrale. «J'ai reçu un tout petit coup dans la région du cou et du menton, mais c'était un tout petit coup de rien du tout. Sans blague. Ma fille m'a déjà frappé plus fort avec ses jouets», a lancé le joueur aux représentants des médias.

Pour prouver hors de tout doute qu'il n'est pas blessé sérieusement, MacArthur a participé à la séance d'entraînement de son équipe avant de se présenter devant les médias. Il a pris part à tous les exercices. À pleine vitesse. Sans retenue aucune.

Il aimerait maintenant que Cameron se ravise. Il aimerait que son nom soit inscrit dans l'alignement débutant, demain soir, quand les Sénateurs entreprendront leur saison régulière au First Niagara Center de Buffalo.

«Je veux tellement participer à ce match! Je veux affronter Lehner. Je veux foncer dans le filet et le renverser», a-t-il lancé avec bonne humeur et entrain. En dépit de l'enthousiasme affiché par son ailier droit, Cameron pourrait décider de jouer de prudence.

Il pourrait décider d'attendre le deuxième match de la saison, samedi, avant de donner le feu vert à son jeune vétéran.

En agissant de la sorte, il donnerait une semaine complète de repos à MacArthur.

Cameron impassible

Impossible pour l'instant de savoir exactement ce qu'il pense. Cameron a demandé à son adjoint Rick Wamsley de répondre à sa place aux questions des journalistes, mardi.

«Pour l'instant, Clarke a survécu à une première séance d'entraînement. Nous sommes tous très contents pour lui. S'il se sent bien au réveil, demain matin, il pourra toujours revenir nous voir et plaider sa cause», indique l'ancien gardien de buts.

Devant les reporters, hier, MacArthur n'aurait pas pu se montrer plus convaincant.

«Je tiens vraiment à jouer jeudi», a-t-il répété.

Il répète que la légère blessure subie samedi dernier dans le match préparatoire contre le Canadien de Montréal n'a rien à voir avec celle qui l'avait poussé à rater six semaines de travail vers la fin de l'hiver dernier.

Si Cameron l'utilise contre les Sabres, il jure qu'il ne fuira pas les contacts physiques.

«Quand je suis revenu au jeu l'hiver dernier, j'ai été frappé à la tête. Je n'ai pas compté les coups, mais j'ai encaissé des tas de mises en échec. Ça n'a jamais changé ma façon de jouer. Si mon cerveau se fait un peu secouer, ce ne sera pas plus grave.»

«Il ne se passe pas grand-chose de très important là-haut de toute façon», a-t-il tranché, pointant sa boîte crânienne du bout de l'index.

Quand il est revenu au jeu après six semaines d'absence, le printemps dernier, MacArthur a connu une fin de saison fort encourageante. Il a inscrit 10 points en neuf rencontres.

Ses prestations lors des matches hors-concours ont laissé quelques personnes sur leur faim. «Les camps d'entraînement se suivent et ne se ressemblent pas, répond le joueur. Si on m'utilise dans le match inaugural, je serai prêt à jouer.»

Qui assistera Karlsson?

Méthot fébrile fait partie des plus sérieux candidats au... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Méthot fébrile fait partie des plus sérieux candidats au poste d'assistant capitaine. Il a porté un «A» sur son chandail durant quelques parties préparatoires.

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À l'aube d'une nouvelle saison, il y un poste important à combler chez les Sénateurs.

Il y en a peut-être même deux.

Chris Phillips se trouve sur la liste des blessés à long terme. Son absence signifie que les Sénateurs ont un assistant capitaine en moins.

Dave Cameron avait promis qu'il identifierait un remplaçant avant la fin du camp d'entraînement. Nous y sommes. Sa décision se fait toujours attendre.

«Honnêtement, j'ai hâte de savoir», a lancé un Marc Méthot fébrile, mardi matin.

Le défenseur franco-ontarien fait partie des plus sérieux candidats. Il a porté un «A» sur son chandail durant quelques parties préparatoires.

Originaire d'Ottawa, il n'a jamais fait de cachette. Il rêve depuis longtemps de se greffer au trio de leadership de son équipe. «Ce serait un honneur, mais je sais en même temps qu'il y a d'autres candidats de choix dans le vestiaire.»

La saison dernière, quand Phillips s'est retrouvé sur la liste des blessés en même temps que Chris Neil, Cameron a eu besoin de trouver deux adjoints par intérim pour épauler le capitaine Erik Karlsson. Il s'était alors tourné vers Bobby Ryan et Kyle Turris.

Cette saison, Cameron pourrait être tenté d'identifier plusieurs joueurs qui porteraient les «A» en alternance.

Neil est en santé pour entreprendre la saison. À 36 ans, l'homme fort ne sera peut-être pas en mesure de jouer chaque soir.

Pour Méthot, l'assistant-capitaine idéal doit être un leader complet.

«C'est quelqu'un qui fait tout correctement à l'extérieur de la patinoire. Il doit avoir un comportement exemplaire dans le vestiaire. Il doit être le premier à se présenter dans le gymnase chaque matin. Il doit montrer l'exemple à suivre aux jeunes. Il doit être capable de communiquer avec les entraîneurs quand c'est le temps. Il doit savoir dire les bonnes choses aux joueurs. Tout ça, ça vient avec l'expérience. Mais, comme je vous disais plus tôt, plusieurs joueurs sont capables de faire tout cela au sein de notre équipe.»

Cameron pourrait annoncer ses choix aujourd'hui avant le départ de son équipe pour Buffalo.

Heureux sur la route

Les Sénateurs ont l'habitude d'entreprendre la saison sur la route.

Depuis 2009, ils ont entrepris seulement une seule campagne au Centre Canadian Tire.

Le voyage de ce week-end n'effraie donc pas les représentants de la capitale. «C'est même plus facile de commencer la saison à l'étranger. L'équipe qui saute sur la patinoire dans un amphithéâtre adverse ne ressent pas la pression de donner un bon spectacle aux partisans. Ça enlève de la pression. Le gardien de but du club visiteur doit s'attendre à faire face à un barrage de lancers dans les premières minutes. C'est idéal pour se mettre dans le bain», juge Rick Wamsley.

L'entraîneur des gardiens des Sénateurs a passé 13 saisons dans la LNH. Il doit savoir de quoi il parle.

«Sauf que j'ai été un gardien de buts numéro deux pendant la majeure partie de ma carrière. Personnellement, je me fichais bien d'entreprendre ma saison à la maison ou sur la route. J'étais content du moment où on consentait à me faire jouer», déclare Wamsley avec humour.

Ce dernier a déclaré, sans surprise, que Craig Anderson affrontera les Sabres jeudi.

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