Les conseils d'un vieux sage

En l'absence de Clark MacArthur, Lazar a la... (Bernard Brault, La Presse)

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En l'absence de Clark MacArthur, Lazar a la chance de jouer sur le même trio que Bobby Ryan.

Bernard Brault, La Presse

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Daniel Alfredsson n'a rien perdu de sa créativité.

Une vingtaine de jours à peine après avoir entrepris sa seconde carrière dans l'organisation des Sénateurs, l'ancien capitaine saute déjà sur la patinoire pour travailler avec les jeunes joueurs.

Hier matin, il était armé de son iPhone dans une session de travail visant à donner plus de vélocité aux lancers de Curtis Lazar.

Un téléphone intelligent comme outil de travail pour un entraîneur de hockey. Vous avez bien lu.

«Il utilisait la technologie vidéo pour bien m'expliquer certains trucs. Avec une application permettant de visionner des clips au ralenti, on peut s'attarder au mouvement des hanches et au transfert de poids», explique Lazar.

«La technologie fait tellement partie de nos vies, maintenant. Pourquoi ne pas l'utiliser au maximum sur la patinoire?»

C'était déjà le deuxième cours privé réunissant le prof Alfredsson et l'élève Lazar. Les deux hommes ont travaillé ensemble pour la première fois samedi, quelques heures avant le match préparatoire opposant les Sénateurs et le Canadien de Montréal au Centre Canadian Tire.

Le deuxième cours privé sur glace, faut-il préciser.

Lazar profiterait aussi de la présence quotidienne d'Alfie dans le vestiaire.

«C'est vraiment cool de le voir traîner dans les parages. Je le sens toujours très passionné. Le feu brûle en lui. On peut échanger avec lui sur à peu près n'importe quel sujet. On dirait qu'il est toujours en train d'analyser quelque chose. On me dit qu'il était pareil dans le temps où il jouait.»

«Il connaît vraiment la Ligue nationale. Il sait aussi comment s'y prendre pour marquer des buts.»

L'heureux élu

Le gamin de 20 ans pourrait avoir grand besoin de la sagesse de son nouveau mentor dans les prochaines semaines. Les jeunes attaquants des Sénateurs seront ceux qui profiteront le plus de l'absence de Clarke MacArthur en début de saison.

Dave Cameron semble avoir pris sa décision. Lazar sera le premier à obtenir une opportunité d'évoluer dans le top 6.

Le kid s'est entraîné dans le deuxième trio, hier matin. Mika Zibanejad et Bobby Ryan étaient ses compagnons de jeu.

«Les gars vont se promener d'un trio à l'autre, promet l'entraîneur-chef. Ça ne devrait pas vous surprendre. Vous avez constaté la saison dernière que je n'ai pas peur de jongler avec mes effectifs.»

«Quand un jeune joueur est promu dans un des deux premiers trios, il y a toujours un peu d'inquiétude. Nous avons toujours peur qu'il se mette à négliger l'aspect défensif du jeu. Dans le cas de Curtis, cette crainte est au niveau minimum. Il était si responsable défensivement l'an dernier. C'est la principale raison qui lui a permis de se tailler un poste chez nous à un si jeune âge.»

Lazar n'a pas l'intention de jeter aux poubelles la recette qui lui a permis de connaître une bonne première saison.

Il entend quand même s'accorder une plus grande latitude dans l'an deux de sa carrière chez les pros.

«L'an dernier, je savais que la moindre petite gaffe pouvait me valoir un ticket pour la galerie de la presse. J'étais donc très prudent. Cette année, je le serai un peu moins», promet celui qui a marqué six buts la saison dernière.

Trois d'entre-eux ont été inscrits dans les trois dernières semaines du calendrier régulier.

«Je sais que je peux produire davantage. Je sais que les résultats vont finir par arriver», complète-t-il.

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