Les Jays inspirent Cameron

L'esprit d'équipe actuel des Jays est inspirant, souligne... (Sean Kilpatrick, Archives La Presse Canadienne)

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L'esprit d'équipe actuel des Jays est inspirant, souligne l'entraîneur-chef des Sénateurs, Dave Cameron.

Sean Kilpatrick, Archives La Presse Canadienne

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(MONTRÉAL) Dave Cameron a donné le ton à sa propre conférence de presse d'avant-match. Il n'a même pas attendu la première question des journalistes.

«Parlez-moi donc un peu des Blue Jays», a-t-il lancé, avec un certain enthousiasme, à son arrivée au podium.

Tout comme la majorité des amateurs de sports de son pays, l'entraîneur-chef des Sénateurs suit avec intérêt la fin de saison du seul club canadien des ligues majeures.

Il n'est pas un grand fan de baseball. Du temps où il travaillait à Mississauga, il aimait bien passer un après-midi ou une soirée au SkyDome. Ces jours-ci, il n'est «pas trop du genre à s'asseoir devant la télé pour suivre un match».

Pourquoi tenir à parler de ce sport à quelques heures de l'avant-dernier match préparatoire des Sénateurs, alors?

Réponse: parce que son équipe peut s'inspirer des nouveaux champions de la section Est de la Ligue américaine.

Malgré toutes les transactions qui ont bouleversé le vestiaire au cours des derniers mois, les joueurs des Jays ont trouvé des moyens de développer des liens. L'esprit d'équipe à Toronto serait en ce moment très fort.

«Et ça, c'est énorme. Énorme! Une chimie comme celle-là, c'est particulièrement difficile à établir de nos jours. Durant mon bref passage dans l'organisation des Islanders de New York, au début des années 1980, j'étais fasciné de voir à quel point les joueurs formaient une équipe unie. Je ne saurais pas trop comment l'expliquer, quels mots utiliser, mais je dois reconnaître que les athlètes d'aujourd'hui se comportent différemment», explique Cameron.

Un esprit d'équipe similaire a peut-être porté sa propre équipe le printemps dernier.

Les jeunes Sénateurs avaient beaucoup de plaisir à jouer ensemble durant leur essouflante poussée vers les séries éliminatoires.

«Ce n'est pas tant une question d'âge qu'une question de personnalité», croit leur entraîneur.

«Il n'est pas obligatoire que tous les joueurs pensent de la même façon. Certains peuvent aller contre le grain. C'est correct. Il faut simplement que tous les joueurs affichent le même niveau de passion. Les équipes passionnées atteignent leur niveau maximum. Les joueurs passionnés sont toujours prêts à fournir l'effort nécessaire.»

La passion des Sénateurs ne leur a pas permis de franchir toutes les étapes, l'an dernier. Après avoir réussi l'impossible en se qualifiant pour les séries, ils ont subi l'élimination en six parties, dès la première ronde, face au Canadien.

Durant la longue séquence victorieuse, Cameron n'a jamais commis la gaffe de promettre aux partisans un championnat.

Il n'est pas non plus convaincu que les Blue Jays seront champions de la Série mondiale en 2015.

«La passion ne mène pas nécessairement au championnat, intervient-il. C'est un ingrédient important, mais ce n'est pas l'unique ingrédient. La passion vous permet simplement d'atteindre votre plein potentiel. C'est exactement ce qui s'est produit chez nous l'an dernier.»

Babcock parle aussi des Jays

Par une drôle de coïncidence, Dave Cameron n'a pas été le seul entraîneur à parler des Blue Jays aux médias, jeudi.

À Toronto, le pilote des Leafs Mike Babcock a souhaité de longues et fructueuses séries éliminatoires au club de baseball.

«Ça nous laisserait le temps de nous préparer. Comme ça, nous allons former une meilleure équipe quand l'attention sera tournée vers nous», dit-il.

Les Sénateurs en bref

Mark Fraser au ballottage

Mark Fraser a participé à sa première séance d'entraînement sur glace avec les Sénateurs, jeudi matin. Peu de temps après avoir quitté la glace, il a su qu'on l'avait soumis au ballottage.

Il s'y attendait sans doute. Il s'agit d'une étape obligatoire qui devrait précéder son renvoi chez les Senators de Binghamton ce week-end. «J'ai toujours su que j'allais commencer la saison à Bingo. Je suis quand même content de passer quelques jours à Ottawa avant mon renvoi histoire de me mettre dans le bain», a-t-il confié au Droit.

Si jamais il est rappelé plus tard cette saison, Fraser portera le numéro 54. Il a demandé aux préposés à l'équipement de remiser le numéro 33 qui lui avait été attribué à son arrivée. «J'ai connu beaucoup de succès avec le numéro 45 quand j'appartenais à l'organisation des Maple Leafs de Toronto. Ici, le 45 n'est pas disponible. Il appartient à Chris Wideman. J'ai donc simplement inversé les chiffres...»

Francis Perron fait son chemin

«Vraiment honoré d'avoir été nommé ce matin le 20e capitaine de l'histoire des Huskies. Merci à mes coéquipiers de me faire confiance», a lancé sur Twitter l'espoir des Sénateurs Francis Perron, jeudi matin.

C'était un choix qui s'imposait. L'attaquant originaire de Rosemère n'a pas mis de temps à s'imposer comme le leader de son club junior. Il a raté les quatre premières parties de la saison régulière parce qu'il était toujours au camp de la LNH.

À son retour, en trois matches, il a marqué quatre buts et récolté six points. Ça lui a permis de s'installer au premier rang du classement des meilleurs marqueurs de la meute.

Les Huskies présentent une solide fiche de 5-1-1. 

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