Curtis Lazar, un leader dans l'âme

«L'an dernier, j'ai joué de façon prudente. Ce... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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«L'an dernier, j'ai joué de façon prudente. Ce n'est pas un secret pour personne. Les gens s'attendent à ce que je franchisse la prochaine étape», affirme sans détour la recrue Curtis Lazar.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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C'était un tout petit détail, mais un détail qui a fait une grosse différence dans la vie de Curtis Lazar.

Quand il s'est pointé au First Niagara Center de Buffalo, mercredi dernier, le jeune attaquant des Sénateurs a tôt fait de noter qu'on avait cousu un «A» sur son chandail.

Le scénario s'est répété quatre jours plus tard. Contre les Hurricanes de la Caroline, à St. John's, il a une fois de plus fait partie du trio de leadership.

Dave Cameron dit qu'il ne faut pas en faire tout un plat. Lazar a porté cette lettre parce qu'il était «un des joueurs les plus âgés et les plus expérimentés en uniforme» dans ces deux matches hors-concours.

Ce n'est pas entièrement vrai.

Lazar a 20 ans et demi. Il a joué 67 parties dans la LNH. On aurait facilement pu trouver des joueurs plus vieux et qui comptent plus de kilomètres au compteur que lui dans ces deux parties.

La vérité, c'est que Lazar est un leader. Il a toujours été un leader. Il a toujours porté une lettre. Ou presque.

«Je ne faisais pas partie du trio de leader dans la première année dans les rangs juniors, quand j'avais 16 ans. Je crois bien qu'on m'a donné une lettre l'année suivante, quand j'ai eu 17 ans», dit-il.

Pas plus tard que l'an dernier, Lazar a été le capitaine d'Équipe Canada Junior. Son leadership individuel a joué un grand rôle dans la première conquête de la médaille d'or du pays au Championnat mondial depuis 2009.

«Je dois beaucoup à mes parents. Si je suis un leader aujourd'hui, c'est grâce à eux», estime le jeune homme.

«Je me souviens du temps où j'étais capitaine de mon équipe atome. Cette année-là, on m'avait retenu. On m'avait forcé à jouer avec des joueurs de mon âge. Je crois bien que j'avais amassé 250 points durant cette saison. Mes parents m'avaient alors conseillé de me concentrer sur mon leadership. Ils voulaient que je sois le joueur qui donnait l'exemple, tant sur la patinoire qu'à l'extérieur. Ce que j'ai appris durant cette saison me sert encore aujourd'hui.»

«Je sais bien que je ne porterai pas une lettre quand la saison régulière débutera. Ce fut quand même un immense honneur pour moi. J'ai toujours pris mes responsabilités de leader très au sérieux.»

Ne plus se retenir

De toute façon, quand la saison va débuter, Lazar en aura bien suffisamment dans son assiette à se préoccuper de ses propres performances.

Personne ne s'est plaint de ses performances en tant que recrue.

«Mais j'ai toujours été mon plus sévère critique», souligne-t-il.

Lazar a marqué seulement six buts en 67 parties dans la LNH. Il a toujours porté une lettre sur son chandail parce qu'il a toujours été un joueur offensif dominant. Il ne voudrait surtout pas que ça change.

«L'an dernier, j'ai joué de façon prudente. Ce n'est pas un secret pour personne. Les gens s'attendent à ce que je franchisse la prochaine étape. Moi, je sais bien ce que je peux accomplir sur une patinoire. Je ne me fixe pas d'objectifs quantitatifs à partager. Je n'ai pas de chiffres précis en tête. On verra bien comment les choses vont se dérouler.»

«Je me suis entraîné très fort cet été parce que je suis un joueur de la LNH maintenant. Je crois bien que je suis un peu plus rapide. J'ai travaillé sur mes lancers. J'espère que tout ça me donnera de meilleurs résultats cette saison», de compléter l'ancien choix de première ronde.

Chabot sur son départ

Les fans qui rêvaient de voir Thomas Chabot entreprendre la saison dans la LNH seront déçus.

Le premier choix des Sénateurs au dernier repêchage n'a pas joué mardi soir à Winnipeg. Dans son point de presse, Dave Cameron a déclaré qu'il n'est pas question de l'utiliser ce week-end contre le Canadien, non plus. Son retour dans les rangs juniors à Saint-Jean semble désormais inévitable...

De son côté, Mark Stone a eu la chance de jouer un match dans sa ville natale. «C'est toujours agréable de jouer à la maison, mais à cette période de l'année, je me concentre davantage sur mes propres performances.» Et il n'était pas trop content de son match disputé samedi, alors... «Mes mains, ma tête vont bien. Il faut juste que je me défasse des habitudes de hockey d'été», a-t-il commenté.

Greening et Neil attendent leur tour

Dave Cameron a traîné un groupe de vétérans à Winnipeg mardi soir. Colin Greening et Chris Neil sont cependant restés à Ottawa.

Les deux ailiers qui traînent des blessures ont quand même chaussé les patins en matinée. Ils ont été soumis à une séance de patinage intensive avec les autres joueurs qui n'ont pas fait le voyage. Ça laisse donc présager qu'ils pourront affronter le Canadien de Montréal jeudi ou samedi.

«Dans le cas de Colin, j'attends toujours le feu vert de nos experts médicaux. Tout me semble positif», a dit l'entraîneur. «Pour Chris, c'est la même chose. Je n'ai pas encore obtenu le feu vert des médecins, mais il se sentait bien quand il a sauté sur la glace. Il ne s'est rien passé de fâcheux. Il devrait donc être disponible.»

Neil n'a pas l'habitude de s'éterniser à l'infirmerie...

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