«Je veux gagner ma place»

Vincent Dunn tient à prouver aux dirigeants des... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Vincent Dunn tient à prouver aux dirigeants des Sénateurs qu'il mérite les espoirs qu'on place en lui.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La première véritable ronde de coupes devrait survenir ce matin au Centre Canadian Tire. À moins d'une énorme surprise, Vincent Dunn fera partie du groupe de joueurs qui se détacheront pour entreprendre le camp d'entraînement des Senators de Binghamton.

C'est peut-être mieux ainsi.

Le Gatinois pourra pleinement profiter des deux prochaines semaines pour impressionner l'entraîneur-chef des B-Sens, Luke Richardson.

«Je veux gagner ma place à Binghamton. C'est là que je veux jouer cette saison. Je ne pense même pas à la Ligue East Coast», a lancé l'ailier de 20 ans, dans un entretien avec LeDroit vers la fin de la semaine dernière.

Il avait l'air très motivé.

La direction des Sénateurs a commencé à le préparer en juillet. À la suite de l'embauche des vétérans Eric O'Dell et Zack Stortini, on lui a fait comprendre que son poste n'était pas nécessairement acquis dans la Ligue américaine.

On lui a expliqué qu'il devrait connaître un bon camp d'entraînement s'il tenait à entreprendre sa carrière chez les pros dans la deuxième meilleure ligue sur le continent.

Il a réagi de la bonne façon.

«C'est un challenge, affirme-t-il. Il y a des joueurs de talent ici, mais je pense que je serai capable de faire ma place. J'ai confiance en mes aptitudes.»

«Quand je suis arrivé à 16 ans dans le junior, c'était un peu le même principe. J'ai travaillé fort et j'ai réussi à faire ma place.»

«Si jamais ça ne marche pas à Binghamton, si je descends, je vais devoir travailler fort pour remonter.»

Dunn a bel et bien réussi à se tailler un poste chez les Foreurs à 16 ans. Il avait consacré la saison 2011-12 à se familiariser avec le hockey junior majeur québécois.

C'est au début de la saison suivante qu'il a commencé à avoir des ennuis. Qu'il est devenu un joueur ciblé par les officiels. Que les suspensions ont commencé à s'accumuler. Qu'il a été mis à la porte par son dernier directeur général à la veille des séries éliminatoires.

Dunn a reconnu qu'il avait commis plusieurs erreurs. Il a juré que ça se passerait différemment pour lui chez les pros.

Ses erreurs du passé pourraient faire partie des raisons qui motiveraient les dirigeants des Sénateurs à le renvoyer dans la East Coast cette saison. Chez les IceMen d'Evansville, son premier défi serait de prouver qu'il peut jouer de façon disciplinée pendant de longues périodes.

«J'ai beaucoup de choses à prouver à beaucoup de gens», acquiesce Dunn.

«Je ne parle pas nécessairement des partisans, mais bien des dirigeants des Sénateurs. Ils m'ont donné beaucoup de chances. À moi de leur prouver que je suis capable de bien jouer pour eux.»

S'il se retrouve à Evansville, Dunn ne manquera pas de temps de glace. Les équipes de la Ligue East Coast alignent seulement neuf attaquants.

«Je n'en ai aucune idée. Je n'ai pas checké ça pantoute. Je vise la Ligue américaine. Je ne regarde pas ce qui se passe du côté de la East Coast», rappelle Dunn.

Les Senators de Binghamton entreprendront officiellement leur camp en disputant un match préparatoire à Ottawa, ce soir. Ils rendront visite aux Ravens de l'université Carleton. Le match sera présenté sur le campus de l'avenue Bronson à compter de 19h.

David Dziurzynski, Patrick Mullen et Cole Schneider devraient être de la partie. Ils ont tous les trois été soumis au ballottage, hier. Cela facilitera leur renvoi dans les mineures.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer