Wikstrand disparait sans laisser de traces

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Mikael Wikstrand a décampé jeudi sans même prévenir la direction des Sénateurs d'Ottawa.

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Si Mikael Wikstrand veut jouer au hockey, cette saison, il devra rentrer en Amérique du Nord un jour ou l'autre. C'est le message qu'un Bryan Murray en rogne a lancé à son jeune défenseur, vendredi.

Wikstrand, un espoir de 21 ans, cultivait le doute depuis le premier jour du camp des recrues. Il n'était pas contre l'idée de faire ses classes chez les Senators de Binghamton, dans la Ligue américaine. Il n'était pas contre l'idée de disputer une autre saison dans son pays natal, dans la ligue d'élite suédoise (SEL).

Il a peut-être privilégié le scénario B.

Il a décampé jeudi sans même prévenir la direction des Sénateurs d'Ottawa.

Dans un court échange de textos, vendredi matin, son agent Todd Reynolds a confirmé que Wikstrand était de retour chez lui. Il a évoqué des «motifs personnels» pour excuser son client.

En fin de journée, le joueur s'est lui-même branché sur Twitter pour s'expliquer. Dans un micro-message de 140 caractères, il a laissé savoir qu'un membre de sa famille est «gravement malade».

«On vient tout juste de me mentionner quelque chose du genre. Il paraît que son frère aurait des ennuis de santé. Personne ne m'avait fait part de cette situation avant aujourd'hui», commente Murray.

Le directeur général n'a quand même pas apprécié qu'un de ses joueurs quitte le camp sans d'abord l'avertir.

Lorsqu'il a rencontré les médias, au Centre Canadian Tire, l'homme de Shawville avait l'intention de suspendre le déserteur. «Il ne pourra pas jouer en Suède, si c'est ce qu'il désire», a-t-il tranché.

Murray a expliqué: «Si [Wikstrand] tient vraiment à vivre là-bas, il pourra se dénicher un emploi de commis dans un supermaché d'alimentation. Il pourra se joindre à une ligue de garage si ça lui chante.  Mais il ne pourra pas jouer de façon professionnelle ailleurs que dans l'organisation des Sénateurs cette saison.»

Wikstrand a été un choix de septième ronde au repêchage de 2012.

La direction de l'équipe était convaincue qu'il serait capable, un jour, d'évoluer dans la Ligue nationale. Elle lui a consenti un contrat de recrue au printemps 2014. Il était alors convenu qu'il disputerait une dernière saison dans la SEL avant de traverser l'océan.

Il n'a pas vraiment eu la chance de laisser sa marque durant son court passage au Canada. Il s'est blessé à une épaule durant la première période du premier match, au tournoi des recrues, du côté de London.

«Après ce match, il m'a dit qu'il ne se sentait pas prêt. Il m'a dit qu'il avait besoin de jouer une saison de plus en Suède», indique Murray.

«Je n'ai pas eu la chance de le voir jouer beaucoup. On m'avait fait un bon portrait de ce joueur. On m'avait dit qu'il n'était pas particulièrement rapide, mais qu'il avait une bonne tête et qu'il était capable de bien lancer le jeu. Tout cela me semble exact. Selon ce que j'ai pu voir, il m'a l'air sur la pente ascendante», résume pour sa part l'entraîneur-chef Dave Cameron.

Le mystère plane

Impossible de savoir si Wikstrand a l'intention de rentrer quand sa situation familiale lui permettra.

Todd Reynolds ne connaît pas les intentions de son client.

Son bon copain et compatriote Fredrik Claesson n'a pas trop l'air d'en savoir plus long.

«Il ne m'a pas dit grand-chose.»

«Il me posait régulièrement des questions sur la vie à Binghamton. Je lui répondais du mieux que je pouvais», dit le Suédois qui évolue pour le club école des Sénateurs depuis 2012.

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