O'Connor survivra-t-il aux rigueurs du calendrier?

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Le gardien recrue Matt O'Connor a déjà réussi sa première impression, notamment avec sa performance face aux Sabres.

Gary Wiepert, Associated Press

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Le nom de Matt O'Connor sera inscrit sur la feuille de match, samedi soir. Le gardien recrue devrait cependant passer la soirée au bout du banc.

On attaque une partie cruciale du camp d'entraînement. Craig Anderson se sent prêt à disputer son premier match de 60 minutes.

Difficile de prédire si O'Connor aura la chance de prendre part à une autre rencontre avant d'être cédé à Binghamton. Et ce ne serait pas la fin du monde. Il a déjà réussi sa première impression.

Il a volé un match aux espoirs du Canadien de Montréal au tournoi des recrues. Il a réussi sa rentrée au Centre Canadian Tire, lundi soir, dans un demi-match contre les Maple Leafs de Toronto. Il a fait encore mieux, deux jours plus tard, contre un groupe de vétérans à Buffalo.

«J'ai moi-même fixé la barre haute, confie-t-il. Je suis ici principalement pour me familiariser avec l'environnement de la LNH, mais je ne vois pas ce qu'il y a de mal à viser les plus hauts sommets.»

«Je suis ici pour prouver que je suis capable de jouer dans cette ligue.»

«Matt a été très bon, convient Dave Cameron. Il s'agit quand même d'un tout petit échantillon. On ne s'excitera donc pas trop rapidement. On aimerait qu'il parvienne à maintenir ce rythme de jeu pour connaître du succès à long terme.»

Les Sénateurs ont remporté la loterie O'Connor le printemps dernier. Ils lui ont fait une offre très compétitive pour l'attirer à Ottawa, tout en sachant que ça comportait certains risques.

Le géant de 6' 6" a joué respectivement 19, 22 et 35 parties durant ses trois années passées devant le filet des Terriers de Boston University.

Sera-t-il capable de briller, pendant sept longs mois, quand il devra composer avec le calendrier et le style de vie exigeants de la Ligue américaine?

Ce sera pour lui un gros défi.

«Les rigueurs du calendrier dans les ligues mineures peuvent poser des problèmes aux jeunes qui sortent des rangs universitaires. Nous en sommes pleinement conscients», indique l'entraîneur des gardiens chez les Sénateurs, Rick Wamsley.

«Au collège, les équipes jouent en général deux matches par week-end. Le reste de leur horaire est réservé à l'entraînement. Pour bien faire la transition, il est primordial que les joueurs prennent leur programme estival très au sérieux. Heureusement, Matt nous est arrivé en grande forme», enchaîne-t-il.

O'Connor a donc fait le nécessaire pour se préparer physiquement.

Le hockey professionnel, ça peut être tout autant épuisant au niveau mental.

Jusqu'à maintenant, le nouveau gardien d'avenir de l'organisation affiche une belle maturité. Il a l'air parfaitement à sa place. «Il apprend très vite», note Wamsley.

Après avoir passé les dernières années à composer avec Robin Lehner et son bouillant caractère, le responsable des gardiens a l'air de bien apprécier le nouveau venu.

«Je n'ai rien à redire sur son attitude jusqu'à maintenant. Matt est à l'écoute. Je sais qu'il écoute parce qu'il pose les questions appropriées. Il est prêt à mettre à essayer des trucs à l'entraînement.»

«Toutefois, s'il montre des signes de fatigue plus tard cet hiver, il faudra s'ajuster en conséquence.»

O'Connor devrait être l'homme de confiance de Luke Richardson à Binghamton. Il aura quand même de la compétition. Son adjoint, Chris Driedger, n'a pas subi la défaite en huit parties dans la Ligue américaine la saison dernière.

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