Zibanejad veut tirer plus souvent

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Zibanejad a parfois tendance à oublier qu'il possède un tir dangereux.

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Mika Zibanejad a brisé la glace, mercredi, en marquant son premier but du calendrier préparatoire.

Le premier d'une longue série? Ce serait son souhait le plus cher. Il a réussi à en marquer une vingtaine la saison dernière. Ce n'est pas mauvais. Mais ça ne lui suffit pas.

Le jeune centre des Sénateurs d'Ottawa étudiait attentivement ses statistiques personnelles l'été dernier. Il cherchait, sur un écran d'ordinateur, des façons de s'améliorer sur la patinoire.

«Je me suis rendu compte que j'ai joué 15 parties sans décocher un seul tir au but la saison dernière. Ça m'a tiraillé l'esprit tout au long de la saison morte», confie-t-il.

Un joueur qui ne lance pas ne peut pas marquer. C'est l'évidence même.

À l'aube de sa quatrième saison dans la Ligue nationale de hockey, Zibanejad promet de faire mieux. «Je vais essayer de tirer au moins une fois vers le filet adverse lors de chaque partie.»

«Il faut que j'arrête de me sentir coupable quand je choisis de lancer. Ce n'est pas nécessairement évident. J'ai toujours été le genre de gars qui veut aider, alimenter ses coéquipiers.»

On peut comprendre Zibanejad de chercher à passer avant tout. Dave Cameron l'a jumelé à deux ailiers qui sont capables de marquer des buts.

Sur sa droite, il y a Bobby Ryan. On sait que Ryan a connu quatre saisons consécutives de plus de 30 buts à ses débuts dans la LNH.

Sur sa gauche, il y a Mike Hoffman. Le gaucher aurait bien pu atteindre le plateau des 30 buts la saison dernière, mais une léthargie l'a ralenti en fin de saison.

Zibanejad a pourtant le feu vert. Il peut se montrer égoïste et lancer vers le filet adverse aussi souvent qu'il le souhaite.

«Je lui dis toujours qu'il n'a pas à s'en faire. Il cherche toujours à me refiler la rondelle un peu partout sur la patinoire. Je lui réponds que je ne me fâcherai jamais contre lui s'il décide de lancer», commentait Ryan la semaine dernière.

«Mika possède tout un lancer. Il oublie parfois lui-même à quel point son lancer est dangereux. Il n'a pas à s'en faire pour nous.»

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Un mentor en Ryan

À l'approche de la trentaine, Ryan parle de plus en plus comme un vétéran.

Il n'entend pas lâcher Zibanejad d'une semelle cette saison. Pour atteindre le prochain niveau, l'ancien choix de première ronde devra d'abord et avant tout apprendre à se faire confiance.

«Il a 22 ou 23 ans, maintenant. Il éprouve toujours des problèmes de confiance. S'il veut réellement devenir le joueur d'impact qu'il est capable de devenir, il devra apprendre à passer l'éponge. Nous sommes tous déjà passés par là. Nous avons tous appris à faire le vide au lendemain d'une mauvaise performance. C'est vital», croit Ryan.

En fait, Zibanejad a soufflé 22 bougies en avril.

Les Sénateurs n'ont pas été particulièrement généreux envers lui, l'été dernier, lui consentant un pacte d'une durée de deux saisons.

Il est bien conscient qu'il devra continuer à faire ses preuves.

«L'an dernier, j'ai commencé à jouer de façon régulière contre les meilleurs attaquants adverses», énumère le joueur.

«Cette année, je sais quelle sera la prochaine étape. Je ne me contenterai plus de museler les meilleurs joueurs adverses. J'espère que cette année sera l'année où je vais commencer à m'imposer», déclare-t-il.

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