Chiasson doit apprendre à se relever

Alex Chiasson a été incapable de se remettre... (Nathan Denette, La Presse Canadienne)

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Alex Chiasson a été incapable de se remettre de sa léthargie l'an dernier.

Nathan Denette, La Presse Canadienne

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Alex Chiasson est arrivé au camp d'entraînement en forme. En forme physiquement. En forme mentalement, aussi.

Il visait un poste au sein d'un des trois premiers trios des Sénateurs. Il s'attendait à jouer à l'aile droite, sa position naturelle.

À la lumière de ce qu'on a pu voir mardi, il devra possiblement se contenter d'un poste dans le trio numéro quatre en début de saison. Et il devra peut-être se résoudre à jouer du côté gauche.

«Pour un joueur de la LNH, faire la transition du côté droit au côté gauche ne devrait pas être trop difficile», croit Dave Cameron.

«Au départ, les droitiers qu'on utilise à gauche ont parfois tendance à se déplacer un peu trop vers le centre de la patinoire. Ils doivent apprendre à patiner davantage pour éviter de recevoir des passes sur leur revers. Ce sont des petits détails», précise l'entraîneur-chef.

Il cite Milan Michalek, Bobby Ryan, Erik Condra... Au fil des dernières années, d'autres ailiers ont été obligés de jouer quelques parties sur leur côté faible pour dépanner l'équipe.

Certains ont bien réussi. D'autres, moins. Le Québécois ne s'attendait probablement pas à faire face à ce défi cette saison. Il a passé l'été à travailler sur autre chose. Il s'est répété pendant plusieurs mois qu'il doit cesser de trop s'en faire avec les petits tracas quotidiens.

«J'ai compris que dans la Ligue nationale, une saison, ça dure 82 matches. Personne n'est capable d'être à son meilleur pendant 82 matches. Je dois cesser de m'en faire avec ça», confiait Chiasson dans un récent entretien.

Il venait peut-être de mettre le doigt sur un gros bobo. Il a su démontrer, pendant de courtes périodes, qu'il avait le potentiel d'accomplir de belles choses dans la LNH.

Vers la fin de la saison 2012-13, il a marqué six buts à ses sept premières parties dans l'uniforme des Stars de Dallas. Après 15 matches avec les Sénateurs, l'an dernier, il avait 10 points au compteur. Il était efficace dans les zones de circulation dense en zone d'attaque. Tout allait relativement bien.

Quand la première léthargie de la saison a frappé, il n'a jamais été capable de se relever. «C'est pour ça que j'ai travaillé sur moi cet été. Je suis un gars émotif, vous savez.»

«Je crois que ça va se replacer quand je vais gagner en maturité. Avec les années, je vais évoluer. J'apprends de mes erreurs. Pas juste au hockey. Ça marche comme ça dans n'importe quoi», assure-t-il.

Pas de regret

Chiasson estime qu'il y a un lien à tisser entre le manque de constance et le manque d'expérience.

Même s'il est âgé de 24 ans, il compte tout juste trois saisons d'expérience dans le hockey professionnel.

«Au Collège, on jouait des saisons de 30, 35 parties. Quand j'ai commencé dans le pro, j'ai dû vite m'habituer aux saisons de 80 parties, plus les séries, plus le camp d'entraînement. Ça m'a pris du temps à m'habituer. L'année dernière, encore, il y avait des moments où ça se passait moins bien. Je cherchais mes moyens.»

Il ne regrette quand même pas sa décision de préférer la NCAA au hockey junior majeur.

«Pantoute! C'était la meilleure chose pour mon développement. Je devais me concentrer sur mon entraînement, sur ma force physique.»

«Même si j'apprécie vraiment ce qui se passe dans ma vie en ce moment, je continue de penser que j'ai passé les plus belles années de ma vie au collège.»

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