Vingt-huit ans et encore recrue

Les Rouges ont remporté avec assez de facilité... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Rouges ont remporté avec assez de facilité le deuxième match intra-équipe du camp d'entraînement des Sénateurs, hier. Guillaume Lépine faisait partie de l'équipe des Blancs. Il se prépare à disputer une première saison complète dans la Ligue américaine.

Martin Roy, LeDroit

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Guillaume Lépine se considère très chanceux. Dans une vingtaine de jours, il sera bien installé à Binghamton. Pour la première fois de sa vie, il entreprendra une saison dans la Ligue américaine de hockey.

Il a du pot parce qu'il est âgé de 28 ans.

La Ligue américaine, un circuit axé sur le développement, permet rarement à des «recrues» aussi âgées de percer.

Lépine doit sa chance à un homme de hockey qui tient ses promesses. Ça ne court par les rues, ça non plus.

Flashback. L'an dernier, à pareille date, l'homme fort qui provient de la région de Lanaudière connaissait un bon camp d'entraînement à Binghamton. Il misait sur sa robustesse pour se démarquer dans les matches préparatoires.

Au moment de le renvoyer dans la Ligue East Coast, le directeur général associé des Sénateurs Randy Lee l'avait félicité.

«Il m'avait dit que je l'avais impressionné, mais qu'il n'avait malheureusement pas de place pour moi à Binghamton. Il m'avait dit de ne pas me décourager parce qu'il allait garder un oeil sur moi durant la saison», raconte Lépine.

Au départ, il ne l'avait pas pris complètement au sérieux.

«On m'avait souvent dit de belles choses à la fin d'un camp d'entraînement. Ce beau discours rempli de promesses, je le connaissais presque par coeur.»

Lépine avait pratiquement oublié les belles paroles de Lee, quand le troisième mois de la saison régulière a débuté. «Au début du mois de décembre, j'étais à Evansville et je trouvais le temps long. Je commençais à me demander s«il n'était pas préférable pour moi de retourner en Europe. J'avais même demandé à mon agent de vérifier si des postes étaient disponibles», raconte celui qui a passé trois années en Angleterre, dans un des rares circuits qui tolère les bagarres sur le Vieux-Continent.

Les recherches ont pris fin de façon abrupte quand on lui a fait savoir qu'on avait besoin de lui à Binghamton. «Disons que le coup de fil de Randy est arrivé juste au bon moment.»

Lépine est arrivé à Binghamton un jeudi soir à la mi-janvier. Des blessures avaient créé des ouvertures temporaires à la ligne bleue chez les Senators.

Le lendemain soir, il était dans la formation pour le début d'une de ces séquences de trois parties en autant de jours qui font le charme des ligues mineures.

«Je ne suis plus jamais retourné à Evansville», dit l'homme fort en se bombant - un peu - le torse.

Dans ses 38 parties dans la Ligue américaine, Lépine s'est porté à la défense de ses coéquipiers à quelques reprises. Il a passé 107 minutes au cachot.

Il n'a clairement pas fait que se battre. À la fin de la saison, Lee lui a consenti un nouveau contrat d'une durée de deux ans.

Il ne se serait pas engagé pour une aussi longue période auprès d'un joueur qui n'est pas capable de se débrouiller - un tant soit peu - avec la rondelle.

La présence du Québécois à Binghamton en début de saison s'inscrit quand même dans un mouvement d'organisation.

La Ligue américaine est un circuit de développement... et un circuit robuste.

Avec Zack Stortini, Max McCormick, Travis Ewanyk, Michael Sdao et Vincent Dunn, les Senators ne devraient pas avoir trop de mal à se faire respecter dans les prochains mois.

«Ce ne sera pas un party pour les autres équipes qui viendront à Binghamton cette saison. Les équipes qui prendront les devants par deux buts chez nous risquent de se faire brasser un peu.»

sstlaurent@ledroit.com

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