Alfredsson portera plusieurs chapeaux

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Daniel Alfredsson assistera aux matches des Sénateurs cette saison. Une de ses tâches consistera à évaluer les joueurs.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Qu'est-ce que ça mange en hiver, un conseiller principal des opérations hockey?

Plein de choses, apparemment.

Vendredi midi, quand on lui a demandé de définir le mandat de son nouveau collaborateur Daniel Alfredsson, Bryan Murray a ouvert à peu près toutes les portes.

«D'abord, Alfie sera à mes côtés lors de nos matches. Nous allons évaluer ensemble les performances de nos joueurs», a commencé le directeur général.

«Il passera ensuite beaucoup de temps avec Pierre Dorion et Randy Lee. Il participera aux discussions qui porteront sur le dépistage de nouveaux talents. Il se mêlera aux négociations de contrats.»

«Durant le camp d'entraînement, il pourra nous donner son avis sur les espoirs de Binghamton et sur ceux qui s'en retourneront dans les rangs juniors.»

«En somme, nous allons lui donner la chance de s'impliquer dans à peu près toutes les facettes de notre travail. Le leadership dont il a si souvent fait preuve en tant que joueur devrait très bien lui servir dans ses nouvelles fonctions», a complété Murray.

Voilà. Le jeune retraité du sport n'a qu'à bien se tenir. Il vient de rejoindre une des plus petites directions des opérations hockey de toute la Ligue nationale. Si on l'accueille à bras ouverts aujourd'hui, c'est qu'on aura grand besoin de lui cette saison.

Il sera d'ailleurs intéressant de voir comment il gérera son temps. Il était à Kanata, vendredi, mais sa famille demeure à Détroit. Il entend faire la navette entre les deux villes tout au long de la saison.

Les Alfredsson auraient l'intention de revenir à Ottawa pour s'y installer en permanence à l'été 2016.

Après avoir joué 1246 parties dans la LNH sur une période de 18 saisons, l'homme de 42 ans ne prend pas son prochain défi à la légère. Il reconnaît même avoir eu le vertige, vendredi, quand le directeur général associé Dorion lui a expliqué son système d'évaluation des joueurs.

«Ça fait beaucoup d'informations à assimiler d'un seul coup», admet-il.

«Ça fait un peu peur.»

«Je constate que les hommes de hockey font beaucoup de travail en coulisses. Ce sont des choses qui ne sautent pas nécessairement aux yeux. Je vais devoir m'y faire.»

Si jamais il se lasse du travail de bureau, il aura toujours le loisir de retourner sur la patinoire. On vous le disait plus tôt, le nouveau rôle d'Alfredsson pourrait lui permettre de faire tout plein de choses utiles. On pourrait même lui permettre de chausser les patins pour prendre part à quelques séances d'entraînement durant la saison.

«Ça pourrait m'arriver, sait-on jamais. Si jamais je peux aider un joueur, on pourrait essayer de sauter sur la patinoire très tôt, le matin», a-t-il révélé après sa conférence de presse, quand il est passé par les studios de TSN 1200.

Quand il a officiellement accroché ses patins, en décembre 2014, Alfredsson avait dit qu'il entendait prendre son temps avant de retourner sur le marché du travail. Il voulait attendre l'offre qui se détacherait du lot.

Son téléphone a sonné à quelques reprises dans les derniers mois. Dans presque tous les cas, on lui offrait des opportunités de se lancer dans le domaine des affaires. «J'en ai étudié quelques-unes. Sans plus», dit-il.

En fin de compte, il s'est laissé guider par sa passion du sport.

«Chaque fois que je reviens à Ottawa, je suis chaleureusement accueilli. Je suis attaché à cette équipe. C'est pour cette raison que je suis ici aujourd'hui.»

Pour Erik Karlsson, le capitaine des Sénateurs, la... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 2.0

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Pour Erik Karlsson, le capitaine des Sénateurs, la décision de rapatrier Daniel Alfredsson coulait de source.

Patrick Woodbury, LeDroit

«Nous avons beaucoup de respect pour lui»

Bryan Murray est revenu sur le sujet à quelques reprises, vendredi. Dans ses nouvelles fonctions, Daniel Alfredsson sera bien placé pour «épauler les jeunes joueurs de notre organisation».

Pas juste les jeunes joueurs. Les jeunes leaders aussi.

On pense à un jeune leader en particulier. Le jeune leader en question, Erik Karlsson, célébrera bientôt son premier anniversaire à titre de capitaine des Sénateurs.

«Erik a fait beaucoup de chemin dans la dernière année», insiste Murray.

«Toutefois, je les regardais ensemble l'autre jour. Erik est visiblement heureux quand il passe du temps avec Daniel. Ils échangent beaucoup. Daniel a de bons conseils à donner à Erik. Erik a l'esprit ouvert quand il discute avec Daniel. Il a visiblement beaucoup de respect pour lui.»

Karlsson était debout, dans le fond de la salle, durant la conférence de presse de son mentor au Centre Canadian Tire, vendredi.

Pour lui, la décision de rapatrier Alfredsson coulait de source. «Une décision intelligente», déclare-t-il.

«Quand il réfléchissait à son avenir, il m'a consulté à quelques occasions. Même s'il n'a jamais arrêté de m'aider et de me conseiller, ça va me faire du bien de le voir plus souvent.»

«Nous avons beaucoup de respect pour lui dans le vestiaire. Son calme, son expérience nous seront très utiles.»

Alfredsson avance un peu à tâtons dans le monde des opérations hockey. Il se dit un peu déstabilisé dans un environnement où il a tout à apprendre.

Son pote Karlsson ne s'en fait pas trop pour lui. Il le voit connaître beaucoup de succès dans sa deuxième carrière. Il le croit capable de se rendre très loin.

«Deviendra-t-il directeur général un jour? Je l'ignore. Peu importe ce qu'il choisit de faire, il connaîtra du succès et il sera heureux.»

Une bonne douzaine de membres de l'édition actuelle des Sénateurs ont été coéquipiers d'Alfredsson.

Ça pourrait représenter un défi supplémentaire pour le nouveau conseiller principal des opérations hockey.

«Durant la conférence de presse un journaliste a posé une très bonne question sur la façon dont Daniel entend se comporter avec ses amis dans le vestiaire. Être ami avec les joueurs, ce n'est pas interdit, vous savez. Il ne faut simplement pas franchir la ligne. Les joueurs doivent toujours savoir qui est le patron. Je ne suis pas inquiet pour Daniel à cet effet», dit Bryan Murray.

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