Chris Phillips n'a pas l'intention d'accrocher ses patins

Phillips a disputé son dernier match le 5... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Phillips a disputé son dernier match le 5 février 2015. C'était son 1179e dans l'uniforme des Sénateurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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«Si j'ai encore beaucoup à donner? Il ne faudrait pas pousser. Je suis quand même capable d'en faire un peu. Je ne marquerai peut-être plus énormément de buts, mais je peux bien jouer défensivement. Je peux jouer en infériorité numérique. Je suis capable de soutenir mes coéquipiers. Tout cela peut faire une différence.»

Chris Phillips n'a pas l'intention d'accrocher ses patins.

Le joueur le plus âgé chez les Sénateurs a pris deux minutes pour jaser avec les journalistes, jeudi midi, alors qu'il s'apprêtait à quitter le Centre Canadian Tire.

Il sait déjà qu'il ne participera pas du tout au camp d'entraînement. «J'y songeais ce matin. C'est la première fois de ma vie que ça m'arrive.»

Impossible non plus de parler d'une date pour son éventuel retour au jeu.

«J'aimerais vous donner une réponse, mais je n'en ai pas.»

«J'espère que ce ne sera pas trop long, mais je ne sais pas.»

Phillips a disputé son dernier match le 5 février dernier. C'était son 1179e dans l'uniforme des Sénateurs. Ça lui a permis de tasser légèrement Daniel Alfredsson dans le livre des records.

Le lendemain matin, il n'était pas à l'entraînement. Les maux de dos devaient le tenir à l'écart du jeu pendant quelques jours. Au pire, quelques semaines.

L'opération qu'il a subie durant la saison morte devait régler ses problèmes.

Un problème après l'autre 

Il se croyait sur le chemin du retour, à la fin du mois, quand de nouveaux problèmes ont fait surface.

«Au début, je croyais que je ressentais des raideurs parce que je revenais à l'entraînement après une absence prolongée. Le problème, c'est que les choses s'empiraient graduellement au lieu de s'améliorer. Quand c'est devenu trop douloureux, je n'ai pas eu le choix de consulter.»

Les spécialistes qui l'ont examiné ont trouvé une fissure discale.

Le vétéran de 37 ans se déplace lentement. Ses mouvements sont limités.

«Je me sens mieux que la semaine passée. C'est déjà ça. J'ai l'impression d'avoir franchi une étape importante. Je suis sur la pente ascendante», croit-il.

En son absence, le mois prochain, au moins une recrue aura la chance de faire ses débuts dans la LNH.

Les Sénateurs pourraient même décider d'en garder deux à Ottawa. Fredrik Claesson, Chris Wideman et Mikael Wikstrand tenteront d'impressionner afin de mériter un poste à Ottawa.

Quand Phillips sera prêt à revenir au jeu, à l'automne ou à l'hiver, il devra se battre contre un ou plusieurs de ces jeunes loups pour regagner son poste. On dit que le hockey - surtout celui de la LNH - est de plus en plus rapide.

Perdu d'avance?

Après une absence de plusieurs mois, le vétéran sait fort bien à quel point ça risque d'être difficile.

«Je ne serai pas le premier joueur à tenter un retour au jeu. D'autres ont réussi avant moi. Les autres n'avaient pas tous mon âge. Je comprends. Je me suis quand même fixé un objectif et je compte tout faire pour l'atteindre. Je sais bien que certaines personnes vont croire que c'est perdu d'avance. Je m'en fous. Je vais travailler très fort pour obtenir des résultats positifs.»

Phillips a été le tout premier joueur sélectionné au repêchage amateur de 1996. Dix-neuf ans plus tard, les survivants de cette cuvée sont peu nombreux. Il en reste trois ou quatre, tout au plus.

«Pourquoi je m'accroche? Parce que. J'ai joué au hockey toute ma vie. J'aimerais pouvoir quitter le sport de mon propre chef. Je ne veux pas que ça se termine comme ça», tranche-t-il.

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