Les Sénateurs visent la danse du printemps

«Cette fin de saison... C'était très beau, c'était... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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«Cette fin de saison... C'était très beau, c'était très bien. Mais nous savons tous que ça ne nous arrivera pas chaque année», a lancé aux journalistes Dave Cameron.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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«Je n'ai qu'un but en tête. Je veux qu'on se qualifie à nouveau pour les séries éliminatoires.»

«On pourra se fixer de nouveaux objectifs une fois rendus là.»

Ainsi, avant de s'élancer sur les allées du Club Eagle Creek, pour le tournoi de golf annuel des Sénateurs d'Ottawa, Dave Cameron a donné le ton à la nouvelle saison de hockey.

Difficile d'être plus clair. Impossible de faire plus simplement.

Cameron et ses joueurs ont causé la surprise de l'année dans la Ligue nationale de hockey - dans le monde du sport, même - la saison dernière.

L'entraîneur que personne n'attendait a permis à sa troupe de conserver une fiche de 32-15-8 à ses 55 dernières parties en saison régulière.

Ils ont surtout marqué le virage vers la respectabilité à compter de la mi-février, subissant seulement trois échecs en temps réglementaire à leurs 27 derniers matches.

«Cette fin de saison... C'était très beau, c'était très bien. Mais nous savons tous que ça ne nous arrivera pas chaque année», intervient Cameron.

Voilà qui a été dit, une fois pour toutes.

N'en parlons plus.

Cette saison, les Sénateurs de Cameron se retrouveront en quelque sorte pris entre deux feux.

L'entraîneur avoue lui-même que les Sénateurs devront gérer les attentes de leurs partisans. «Il y avait un véritable buzz en ville à la fin de la dernière campagne. On le sentait. Nos fans devront comprendre que ça ne se passera pas de cette manière chaque année.»

À l'opposé, les Sénateurs ont encore tout à prouver à l'extérieur de leur marché.

Pas plus tard que mardi, le site de paris sportifs Bodog.ca estimait à 40 contre 1 les chances d'Ottawa d'accueillir le défilé de la coupe Stanley dans neuf mois. Ça place les Sénateurs dans le dernier tiers de la LNH.

«De nos jours, les médias d'informations sont si nombreux. Il y a des blogueurs aussi. Tous les quidams qui s'intéressent au hockey peuvent y aller de leurs prédictions. Nous, on choisit de ne pas s'y attarder», tranche Cameron.

Trouver l'équilibre

«L'an dernier, dans notre série victorieuse, nous avons réussi à trouver un bel équilibre. Nous n'étions pas dévastés au lendemain d'une défaite. La victoire ne nous montait jamais à la tête.»

«Il faut trouver une façon de conserver ce bel équilibre pour continuer à bâtir.»

Cameron n'apparaissait pas particulièrement fébrile lorsqu'il a rencontré les médias au club Eagle Creek.

Il dit que les papillons s'installent généralement dans son estomac quand il lace ses patins pour sauter sur la patinoire.

Ça viendra plus tard cette semaine.

Les joueurs seront heureux de le retrouver sur la glace plus tard cette semaine. Du moins, c'est ce qu'ils prétendent.

«Nous commençons à bien le connaître. Dave, c'est un bon communicateur. Il réussit assez bien à nous faire comprendre ses attentes», notait mercredi le capitaine des Sénateurs, Erik Karlsson.

«Il est juste envers tout le monde. Il n'a pas peur d'utiliser les joueurs qui le méritent. Il est un vrai compétiteur. Il n'aime pas perdre. Ça paraît. Il transmet ses valeurs à tous les joueurs», ajoutait le Gatinois Jean-Gabriel Pageau.

Cameron ne s'inquiète pas vraiment des joueurs qui étaient à ses côtés l'an dernier.

Ces derniers savent ce qu'ils ont à faire pour connaître du succès, pour se qualifier une fois de plus pour les séries.

Les obstacles qui se dressent devant lui, alors?

«Les 29 autres équipes de la LNH. Plusieurs sont très bonnes», conclut-il.

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