Erik Karlsson: «Nous serons meilleurs»

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Le capitaine des Sénateurs, Erik Karlsson, déborde d'enthousiasme et d'optimisme en vue de la prochaine saison.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Officiellement, le camp d'entraînement des Sénateurs d'Ottawa débutera jeudi. Tout le monde semble déjà prêt à se lancer.

Presque tous les vétérans de l'organisation étaient réunis au Sensplex de Kanata, lundi matin, pour disputer un dernier match amical et improvisé. Quand on dit qu'ils étaient «presque» tous là, c'est que seuls les gardiens Craig Anderson et Andrew Hammond manquaient à l'appel.

Erik Karlsson était de la partie. C'est assez remarquable, quand on pense qu'il a passé le week-end à New York. Il était au Arthur Ashe Stadium, dimanche soir, pour assister en direct à la victoire de Novak Djokovic sur Roger Federer en finale du US Open de tennis.

Il est rentré en quatrième vitesse parce qu'il juge impératif de se mettre au travail.

«Je n'ai jamais vu un aussi bon match de tennis de ma vie, a-t-il lancé avec enthousiasme au représentant du Droit. J'ai déjà assisté à des matches en début de tournoi à Wimbledon. J'ai profité de nos voyages en Floride pour aller faire un tour au Sony Open de Miami. J'avais déjà vu Djokovic et Federer auparavant. Mais de les voir s'affronter dans un match aussi important, aussi serré, c'était quelque chose de vraiment spécial.»

Grand fan de Federer, Karlsson affichait un enthousiasme rarement vu en racontant sa soirée. On constate assez rapidement que l'enthousiasme s'étend à la saison de hockey qui s'amorce.

«Nous allons former une bonne équipe. Nous serons meilleurs que l'an dernier. Tout le monde devrait aborder la nouvelle année avec beaucoup d'enthousiasme», déclare-t-il.

Pourtant, le directeur général Bryan Murray n'a pas été particulièrement actif cet été. Tandis que ses rivaux s'arrachaient les joueurs de grands talents qui étaient disponibles, il se contentait de faire un petit ménage.

Sa plus grosse réussite de la saison morte aura été de se défaire de quelques gros contrats. Il a redistribué une large part de l'argent ainsi économisé à quelques-unes des vedettes montantes de son organisation.

«Nous serons meilleurs que l'an dernier parce que les joueurs qui reviendront avec une année de plus derrière la cravate seront plus efficaces que l'an dernier», affirme Karlsson.

Il y a quand même une différence majeure. Une différence qui devrait affecter directement le jeu du défenseur le plus utilisé à Ottawa.

Méthot, un complice

À pareille date, l'an dernier, les Sénateurs se préparaient à entreprendre la saison régulière sans Marc Méthot. Personne ne savait exactement combien de temps le défenseur franco-ontarien devrait s'absenter. Il a finalement raté tous les matches - sauf deux - entre le 9 octobre et le 8 janvier.

Quand il est revenu au jeu pour de bon, les Sénateurs présentaient une fiche de 16-15-8. Karlsson affichait un différentiel de moins neuf.

Après le 8 janvier, l'équipe a subi seulement 16 revers - dont cinq en prolongation - à ses 43 dernières parties. Avec son partenaire régulier, la star suédoise a présenté un épatant plus 16.

«Marc et moi, ça fait longtemps qu'on joue ensemble. La complicité entre nous deux est évidente. Nos pensées se rejoignent plus souvent qu'autrement quand nous sommes sur la patinoire. Nous nous complétons bien. Nous n'avons pas vraiment besoin de parler avant ou pendant les matches. Tout coule de source.»

«Sa présence en début de saison fera une grosse différence. Nous aurons beaucoup plus de profondeur en défensive.»

Le défenseur des Sénateurs, Erik Karlsson, a déjà... (John Locher, Archives AP) - image 2.0

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Le défenseur des Sénateurs, Erik Karlsson, a déjà remporté le trophée Norris à deux reprises.

John Locher, Archives AP

Déjà dans la cour des grands à 25 ans

Gagner le trophée Norris, ça ne change pas le monde. Gagner le Norris deux fois? Ça devient un peu plus sérieux.

Erik Karlsson appartient depuis quelques mois à un club sélect. Depuis 1954, seulement 13 athlètes ont réussi à remporter le trophée remis au défenseur par excellence dans la Ligue nationale de hockey plus d'une fois.

Le quart-arrière des Sénateurs a réussi cet exploit quelques semaines à peine après avoir célébré son 25e anniversaire de naissance.

S'il continue ainsi, il peut se permettre de rêver aux plus hauts sommets. Avec un peu d'ambition, il pourrait se donner l'objectif de rejoindre Doug Harvey, Bobby Orr, Raymond Bourque et Nicklas Lidstrom. Ces quatre légendes du sport ont réussi à gagner le Norris au moins cinq fois durant leurs carrières.

«Non, tranche Karlsson avec vigueur. J'ai 25 ans. Je fais carrière dans le hockey depuis maintenant sept ans. J'espère qu'il me reste de longues années devant moi. Mais je ne me donne pas le droit de penser trop loin dans l'avenir.»

«En ce moment, je me sens bien. J'aime mon équipe. J'aime l'organisation des Sénateurs. J'ai hâte que la prochaine saison commence. C'est tout. Je ne veux pas commencer à regarder trop loin devant», précise-t-il.

Jouer avec constance

Karlsson espère simplement aider les Sénateurs à connaître un meilleur début de saison que l'an dernier. «Ce serait bien de se qualifier pour les séries un peu plus tôt que l'an dernier. Pour ce faire, il faudrait idéalement commencer la saison régulière avec un peu plus d'énergie.»

«Il faudrait ensuite connaître une saison plus stable, dit-il. Il faudrait offrir des performances solides, jour après jour. Ce sont les longues séquences léthargiques qui nous ont obligés à jouer du hockey de rattrapage le printemps dernier. Le hockey de rattrapage, ça suffit. Nous avons déjà suffisamment donné à ce chapitre.»

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