Perron doit marquer des gros buts

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Les Sénateurs d'Ottawa avaient besoin d'une victoire pour terminer le Tournoi des recrues de la LNH avec une fiche positive. Vers la fin d'une première période serrée, Francis Perron a marqué le but qui leur a permis de prendre les devants contre le Canadien de Montréal.

Le Québécois n'avait pas terminé.

Au début du deuxième tiers, il a déjoué Zachary Fucale pour une deuxième fois. Ces deux buts ont fait la différence dans un match que les Sénateurs ont gagné 2-1.

Dans les gradins du Budweiser Gardens de London, les dirigeants ottaviens devaient se frotter les mains avec satisfaction.

Avant le début du Tournoi des recrues de la LNH, on a justement donné à Perron le défi de se démarquer dans les situations corsées.

«Nous avons mis les cartes sur la table. Nous voulons qu'il nous prouve qu'il peut être un des joueurs sur qui nous pouvons compter dans les moments cruciaux», indique le directeur général associé Randy Lee.

Perron peut produire. Ça, personne n'en doute. L'an dernier, à 18 ans, il s'est classé parmi les 25 meilleurs marqueurs de la LHJMQ, avec 76 points en 64 parties.

Cette production n'a pas convaincu la direction des Sénateurs de lui accorder son premier contrat.

«Il peut marquer des tas de buts. Nous voulons qu'il devienne le gars qui va marquer le gros but dans un match de 2-1 ou de 3-2. Avec ses habiletés naturelles, il sera toujours talonné sur la patinoire. Nous voulons nous assurer qu'il sera capable d'élever son niveau de jeu en même temps que la compétition. Ce sera son principal défi cette saison», avance Lee.

Perron ne reculera pas devant le défi. Les Sénateurs ont pu le repêcher en septième ronde lors de l'encan de 2014 parce qu'il est loin d'être un joueur parfait. Il le sait.

Quand on lui a parlé de la saison qui s'amorce, il a parlé de l'importance d'augmenter sa production à cinq contre cinq. Il ne veut pas être perçu exclusivement comme un joueur qui va récolter ses points en supériorité numérique.

Il avoue aussi avec maturité qu'il devra être plus constant dans son effort. «Même si je ne suis pas un gros bonhomme, je devrai être capable de jouer plus physiquement. Je dois gagner mes bagarres à un contre un. Je n'ai pas besoin de faire 100 points dans une saison pour être considéré comme un joueur dominant», affirme-t-il.

«L'année dernière, mes entraîneurs me faisaient confiance dans toutes les situations. Des fois, je pouvais avoir de la misère avec ma constance. J'ai connu certains soirs où je travaillais moins bien dans les coins ou devant les filets. Travailler sur des petits détails comme ceux-là devrait m'aider à faire mon chemin.»

L'ami Hudon

Perron a un beau modèle à suivre.

L'espoir du Canadien Charles Hudon est un ami personnel. Les deux joueurs qui sont originaires de la Couronne Nord montréalaise organisent ensemble un tournoi de golf de bienfaisance chaque année dans leur coin de pays. La plus récente édition de la Classique Hudon Perron, cet été, a permis d'amasser plus de 15 000$.

Hudon est plus vieux de deux ans. À sa première saison dans la Ligue américaine, l'an dernier, il a été le deuxième meilleur marqueur des Bulldogs de Hamilton. On le considère désormais comme un sérieux espoir pour la LNH.

«C'est vraiment le fun de le voir aller. Charles me ressemble. Nous avons un peu le même style. Je veux suivre ses traces», annonce Perron.

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