Pour Wikstrand, c'est Ottawa ou Karlstad

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Dans une entrevue publiée dans un quotidien suédois, Mikael Wikstrand aurait déclaré qu'il préférerait retourner chez lui plutôt que de se rapporter aux Senators de Binghamton.

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Allons-y une étape à la fois.

Le Suédois Mikael Wikstrand était dans l'autobus qui a quitté Kanata en direction de London, jeudi midi.

Il devrait être sur la patinoire du Budweiser Gardens, vendredi soir, quand les espoirs des Sénateurs d'Ottawa croiseront le fer avec celles des Maple Leafs de Toronto, en ouverture du Tournoi des recrues de la Ligue nationale de hockey.

Jusqu'ici, tout est clair.

Wikstrand, un défenseur polyvalent de 21 ans, entend tirer avantage de la convalescence prolongée de Chris Phillips. «Je suis venu à Ottawa dans le but de gagner un poste chez les Sénateurs», a-t-il dit jeudi dans un anglais rudimentaire.

La direction des Sénateurs lui accorde une chance de réussir, tout en lui rappelant que le défi sera considérable.

«Certains joueurs européens ne réalisent pas toujours à quel point la dernière marche à gravir pour atteindre la LNH est haute», souligne le directeur général associé Randy Lee.

C'est là que les choses se compliquent un peu.

Dans un mois, qu'adviendra-t-il de Wikstrand, s'il ne fait pas partie des sept ou huit meilleurs défenseurs à la suite du camp des Sénateurs?

Dans une entrevue publiée dans un quotidien suédois, le jeune athlète aurait déclaré qu'il aimerait retourner chez lui. Un club de première division, le Färjestad BK de Karlstad, serait prêt à l'accueillir.

Avant de quitter Ottawa jeudi, entouré de journalistes canadiens, il s'est fait bien peu loquace. «On verra bien. On discutera de mon avenir quand le camp sera terminé», a-t-il indiqué.

La marche est haute

La réflexion des Sénateurs semble déjà bien amorcée. Devant les mêmes reporters, Lee a rappelé que Wikstrand a signé un contrat le liant à Ottawa.

«L'an dernier, selon la convention collective, il avait l'option de retourner en Suède s'il ne se taillait pas un poste dans la LNH. Cette année, c'est différent. Nous voulons l'avoir ici», tranche-t-il.

On peut donc comprendre que si jamais on doit le retrancher, on l'incitera fortement à prendre le chemin de Binghamton.

«Mikael doit nous prouver qu'il est capable de faire la transition vers le hockey nord-américain, déclare Lee. Nous reconnaissons qu'il a beaucoup de talent. Il patine bien. Il sait bien lire le jeu. Il prend de bonnes décisions avec la rondelle. Toutes ces choses sont un peu plus faciles à faire sur les grandes patinoires européennes. Sera-t-il capable de tout réussir au même niveau sur les petites surfaces nord-américaines?»

«À Binghamton, il travaillerait chaque jour avec nos entraîneurs. Il pourrait aussi faire partie des premiers joueurs qui seraient rappelés en cas de blessure. À Bingo, il serait à quatre courtes heures de route d'Ottawa. S'il retourne en Suède, il ne pourra pas être rappelé de la saison.»

Wikstrand ne serait probablement pas le seul défenseur suédois à Binghamton en début de saison.

Fredrik Claesson, choix de cinquième ronde des Sénateurs en 2011, fait partie des B-Sens depuis 2012. Il pourrait donc entreprendre dans quelques semaines sa quatrième campagne dans la Ligue américaine.

«Il aime beaucoup les Sénateurs. Il aime bien Binghamton. Il me dit de bien belles choses au sujet de l'organisation», fait Wikstrand.

«On verra bien», répète-t-il.

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