Le rêve réaliste de Nick Paul

La recrue des Sénateurs, Nick Paul.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La recrue des Sénateurs, Nick Paul.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le camp des recrues des Sénateurs d'Ottawa débute jeudi matin. Les 24 joueurs qui sauteront sur une des patinoires du Sensplex auront tous la même idée, le même objectif.

Ils voudront tous causer «la» surprise. Ils auront tous l'ambition d'entreprendre la prochaine saison dans la Ligue nationale de hockey.

Pour la plupart d'entre eux, ça tiendra du rêve.

Pour Nick Paul, ce sera un objectif parfaitement réaliste.

Le costaud jeune homme de 20 ans essaie tant bien que mal de réprimer son sourire quand on lui parle de cette possibilité. Il est bien conscient qu'un poste est disponible à l'aile gauche à Ottawa.

«Ça m'arrive d'y penser. Ça fait partie des raisons qui m'emmèneront à me dépasser dans les prochaines semaines», a-t-il concédé dans une récente conversation avec le représentant du Droit.

«Je ne peux quand même pas me permettre de trop accorder d'importance à ce poste vacant. J'ai encore du travail à faire pour atteindre la LNH», ajoute avec empressement le jeune joueur prometteur que les Sénateurs ont obtenu des Stars de Dallas dans la transaction impliquant Jason Spezza.

Dans les prochaines semaines, Paul sera en compétition directe avec des joueurs plus âgés et plus expérimentés que lui.

Matt Puempel et Shane Prince auront aussi l'oeil sur le poste de quatrième ailier gauche à Ottawa.

Puempel a marqué 30 buts dans la Ligue américaine en 2013-2014.

Prince en a marqué 28 en 2014-2015.

Paul a l'avantage d'être plus costaud. Même s'il a moins d'expérience, il semble plus conscient de son jeu défensif. Il pourrait donc être un candidat plus intéressant si jamais la direction des Sénateurs cible un joueur d'énergie taillé sur mesure pour le quatrième trio.

Puempel et Prince sont des ailiers naturels.

Paul a passé ses deux dernières saisons dans les rangs juniors au centre.

C'est à cette position, avec le Battalion de North Bay, qu'il a connu ses meilleures saisons.

«Mes entraîneurs ont pensé que ça me permettrait d'exploiter mes forces. Au centre, je suis constamment en mouvement. Je suis plutôt habile dans la récupération de rondelles le long des rampes. À North Bay, quand les défenseurs avaient besoin de soutien, j'étais là pour les aider», explique-t-il.

«Je suis quand même un joueur polyvalent. Si les Sénateurs ont besoin que j'évolue à l'aile, je m'adapterai facilement. J'ai passé les deux dernières années au centre, mais j'ai été un ailier toute ma vie auparavant.»

Entourage soucieux

Nick Paul et les autres recrues des Sénateurs ne traîneront pas à Kanata. Ils prendront le chemin de London immédiatement après la séance d'entraînement de jeudi matin.

Pour eux, le tournoi des recrues de la LNH débutera samedi soir, au Budweiser Gardens, par un duel contre les espoirs des Maple Leafs de Toronto.

Paul ne devrait pas manquer de soutien lors de cette partie. Il ne manquera pas de soutien tout au long du week-end, en fait.

Des amis qui étudient dans le sud de l'Ontario entendent assister à toutes ses parties.

Ellwood Paul, son père, devrait aussi être un spectateur attentif.

Véritable mordu de hockey, l'homme qui gère sa propre boutique d'informatique n'a pas l'habitude de rater ses matches.

«Je crois qu'il a vu toutes mes rencontres, sans exception, la saison dernière», confie la recrue.

«Ma famille est très présente. Quand j'ai besoin de parler à quelqu'un, je n'ai pas besoin de chercher bien loin.»

Cinq autres recrues à surveiller

Les joueurs qui prendront part au camp des recrues des Sénateurs n'évolueront pas tous dans la LNH la saison prochaine. Plusieurs auront quand même beaucoup à gagner - ou à perdre - dans les prochains jours. En voici cinq qu'il faudra garder à l'oeil - pour des raisons très variées - ce week-end.

1. Thomas Chabot

Le premier choix des Sénateurs au dernier repêchage a connu une belle fin d'été. Il a reçu une invitation tardive au premier camp d'évaluation d'Équipe Canada Junior. À 18 ans, il est donc toujours sur l'écran radar de Hockey Canada. D'ici quelques années, si Pierre Dorion a vu juste, il fera partie du top-4 défensif à Ottawa. Le défenseur à caractère offensif enfilera le maillot rouge et noir pour la première fois à London.

2. Vincent Dunn

L'an dernier, parce que ses performances avaient été jugées «décevantes» à London, on l'avait renvoyé directement à son club junior. Il n'avait même pas été invité au camp des vétérans. Ce ne sera pas une option cette année. Dunn jouera chez les pros cette saison, mais où? La direction des Sénateurs lui a fait comprendre que sa place n'est pas assurée à Binghamton. Il pourrait se retrouver dans la Ligue East Coast.

3. Gabriel Gagné

Il s'attendait à être repêché en fin de deuxième ronde. Au pire, en troisième. Les Sénateurs n'ont pas voulu attendre. Ils ont utilisé leur premier choix de deuxième tour, le 36e au total, pour mettre le grappin sur ce jeune colosse de six pieds et cinq pouces en juin. Il a été le meilleur marqueur de son club junior, les Tigres de Victoriaville, durant les matches préparatoires. En cinq apparitions, il a marqué quatre buts et inscrit huit points.

4. Matt O'Connor

Bryan Murray avait deux ou trois raisons de laisser partir Robin Lehner l'été dernier. La principale? Il croit bien que le jeune O'Connor représente l'avenir des Sénateurs devant le filet. Le titre de «gardien d'avenir» peut être lourd à porter pour un athlète de 23 ans qui n'a jamais été repêché. O'Connor aura l'opportunité de faire ses preuves à Binghamton cet automne. Il devrait disputer deux matches à London ce week-end.

5. Mikael Wikstrand

Ça fait au moins deux ans qu'on nous casse les oreilles avec ce défenseur suédois qui posséderait tous les outils pour connaître une belle carrière en Amérique du Nord. Wikstrand fêtera ses 22 ans en novembre. Il se sent finalement prêt à faire le grand saut. Il pourrait profiter de l'absence prolongée de Chris Phillips pour se tailler une place à Ottawa cet automne, mais il risque davantage de faire son apprentissage avec Luke Richardson à Binghamton.

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