Oublié par la Ligue nationale

Luke Richardson travaillera avec des espoirs comme Nick... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Luke Richardson travaillera avec des espoirs comme Nick Paul la saison prochaine.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Luke Richardson sera de retour à la barre des Senators de Binghamton la saison prochaine.

C'était la meilleure option qui s'offrait au jeune entraîneur.

Une des seules options, en vérité.

En avril, l'homme de 46 ans avait confié à quelques amis qu'il était prêt à relever un nouveau défi. Des postes étaient disponibles à quelques endroits dans la Ligue nationale de hockey. Il se croisait les doigts.

Le téléphone n'a pas sonné.

«Ce n'est pas une si grosse déception», affirme-t-il.

«En fait, je suis un peu déçu de ne pas avoir été appelé car j'aurais aimé vivre le processus de sélection. J'aimerais savoir comment se déroulent les entrevues. Je crois que ça pourrait me permettre de grandir en tant qu'individu.»

«Je ne suis toutefois pas déçu de retourner à Binghamton. J'ai vraiment apprécié mon expérience là-bas au cours des trois dernières années. J'ai très hâte de travailler avec la nouvelle vague de joueurs qui vont se greffer à notre alignement.»

Richardson a eu la chance de travailler avec quelques-uns de ces joueurs, dans les derniers jours, lors du camp de perfectionnement estival des Sénateurs.

Comme ses patrons, il est tombé sous le charme du jeune attaquant Nick Paul.

«Un joueur de premier plan, croit-il. Je n'ai jamais eu la chance de le voir jouer dans la LHOntario, mais je l'ai suivi attentivement lors du Championnat mondial junior. Plus ce tournoi avançait, plus Paul s'imposait. Vers la fin, les entraîneurs d'Équipe Canada n'étaient plus capables de se passer de lui. Il est gros, il est fort. Ça saute aux yeux. Nous avons tous aimé son attitude lors du camp de perfectionnement. Avec son talent naturel, il semble posséder tous les atouts pour réussir.»

Certains jeunes attaquants ont besoin de temps pour s'adapter au hockey «parmi les hommes» dans la Ligue américaine.

Ça ne devrait pas être le cas de Paul. «Certains jeunes attaquants doivent apprendre les rudiments du hockey défensif quand ils arrivent chez nous. Ça ne devrait pas être le cas de Paul. Il est déjà capable de jouer dans les deux sens de la patinoire», pense Richardson.

Avant d'entreprendre sa carrière d'entraîneur, l'homme d'Ottawa se débrouillait plutôt bien à la ligne bleue. Il a disputé 1417 parties dans la LNH entre 1987 et 2009.

La brigade défensive de son équipe manquait un peu de soldats l'hiver dernier. Ça ne devrait plus être le cas cette année.

Chris Wideman et Michael Kostka pourraient se battre pour l'obtention d'un poste à Ottawa. Celui qui prendra le chemin de Binghamton deviendra, de facto, le quart-arrière des B-Sens.

Fredrik Claesson et Patrick Mullen pourraient former un duo d'expérience. Mikael Wikstrand et Ben Harpur sont deux recrues prometteuses.

Le poste de défenseur numéro six devrait revenir à l'homme fort québécois Guillaume Lépine.

«Il y aura un peu de tout au sein de ce groupe. J'aime ça.»

À Binghamton, le rôle premier de Richardson consiste à développer des joueurs pour Ottawa. Gagner constitue malgré tout un bon objectif secondaire.

«Gagner, ça s'apprend. Savoir gagner, c'est un bon outil pour ceux qui veulent accéder au niveau supérieur.»

Les Senators de la Ligue américaine n'ont pas remporté une seule ronde éliminatoire sous Richardson.

«Gagner, ça peut aider tout le monde. Ça peut aider les joueurs comme les entraîneurs», reconnaît l'entraîneur.

sstlaurent@ledroit.com

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