La peste la plus aimable qui soit

Max McCormick a mérité le trophée du plus... (Courtoisie, Sénateurs d'Ottawa)

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Max McCormick a mérité le trophée du plus gros travailleur du camp de perfectionnement estival des Sénateurs.

Courtoisie, Sénateurs d'Ottawa

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Max McCormick a hérité de quelques surnoms, l'hiver dernier, à sa première saison dans la Ligue américaine de hockey.

Certains de ses coéquipiers l'appellent «Dexter», en l'honneur du personnage de la série télévisée du même nom.

Pour les non-initiés, le Dexter du petit écran mène une double vie. Il travaille à titre de spécialiste de médecine légale le jour. Il arrondit ses fins de mois en remplissant des contrats de tueur en série, le soir et la nuit.

Le Dexter de Binghamton posséderait, lui aussi, une personnalité double.

«À l'extérieur de la glace, il est le jeune homme plus gentil du monde. Quand il saute sur la patinoire, il devient le joueur le plus détestable, le plus compétitif. Personne n'aime l'affronter», explique le directeur général associé Randy Lee.

«C'est un surnom qui me convient», sourit l'ailier américain de 23 ans, que les Sénateurs d'Ottawa ont repêché en sixième ronde en 2011.

McCormick a un autre surnom: Baby Boro.

Celui-là provient des entraîneurs à Binghamton. Ils trouvent que McCormick s'entraîne avec autant de sérieux, autant d'intensité que leur ancien capitaine, Mark Borowiecki.

Les comparaisons entre McCormick et Borowiecki ne risquent pas de s'estomper.

Hier, à la conclusion du camp de perfectionnement estival des Sénateurs, Dexter a remporté le trophée du plus gros travailleur.

C'est un prix important. Depuis le tout premier camp de développement, tous ceux qui ont remporté le trophée ont trouvé une façon d'atteindre la Ligue nationale. Sans exception.

Borowiecki l'a bien entendu soulevé. Il a même la distinction d'avoir été le seul joueur à l'avoir gagné à deux reprises.

«Tout comme Boro, Max va trouver une façon de jouer dans la LNH. Il n'est peut-être pas le joueur le plus élégant sur patins, mais il va trouver une façon de percer», promet Randy Lee.

«Au camp, dans les derniers jours, il a trouvé une façon de faire sortir son côté compétitif dans toutes nos activités. Sur la patinoire, dans nos entraînements de type dryland, à la course des Spartans... Il n'y a pas de différence pour lui. Il veut toujours être le meilleur.»

Les statistiques de McCormick à sa première saison dans la Ligue américaine n'ont rien de bien impressionnant. Marquer 10 buts et récolter 20 points au sein d'une formation qui avait pourtant des criants besoins en attaque, ce n'est pas particulièrement impressionnant.

Comme Shaw

Il s'est plutôt démarqué par son caractère. Il a souvent tenu tête à des joueurs plus grands, plus gros que lui. À quelques occasions, il a été obligé de jeter les gants devant des adversaires qui en avaient marre de recevoir des coups de bâton sournois entre les coups de sifflet.

«J'ose croire que je joue un peu comme Andrew Shaw», dit celui qui a passé 133 minutes au banc des pénalités.

Il a été le deuxième joueur le plus puni des B-Sens, derrière l'homme fort Darren Kramer.

«Tout comme Shaw, je suis agressif dans les coins. Je gagne mes bagarres. Je bloque des lancers. Je suis utilisé dans les infériorités numériques. Quand je peux contribuer sur la feuille de pointage, c'est un boni», complète-t-il.

Chaque année, ou presque, Randy Lee dit qu'il n'est pas facile de choisir un récipiendaire pour le titre du plus gros travailleur.

Andreas Englund, Ryan Dzingel et Nick Paul ont aussi été considérés cette année.

«Même s'il est un espoir de premier plan, Paul ne prend rien pour acquis», assure Lee.

Sstlaurent@ledroit.com

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