«Je me compte chanceux»

La recrue Matt O'Connor n'a pas choisi les... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La recrue Matt O'Connor n'a pas choisi les Sénateurs pour jouer dans la Ligue nationale le plus vite possible.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Matt O'Connor ne regrette aucunement sa décision.

À Kanata, depuis bientôt une semaine, le gardien géant profite pleinement de son expérience au camp de perfectionnement des Sénateurs d'Ottawa.

Il ne se donne plus le droit de douter. Il pourrait pourtant se trouver ailleurs. Quand sa saison dans les rangs universitaires a pris fin, malgré le douloureux revers en finale du Championnat national, les clubs professionnels faisaient la file. Une bonne dizaine d'organisations courtisaient sérieusement ce jeune homme qui n'avait jamais été repêché.

Au fait, comment a-t-il pu résister aux offres alléchantes des Sabres de Buffalo et des Oilers d'Edmonton?

À Buffalo, on lui offrait de faire partie du plan de relance de la concession, dans l'ombre du jeune surdoué Jack Eichel. À Edmonton, c'était la même chose, avec Connor McDavid. Ces deux équipes, ayant besoin d'aide immédiatement devant le filet, lui offraient une véritable chance d'évoluer dans la Ligue nationale de hockey dès octobre 2015...

«Toutes les équipes qui m'ont contacté savaient dire les bonnes choses, les choses que je voulais entendre», concède l'allumé jeune athlète, qui a eu le temps de compléter un baccalauréat en Finance durant ses quatre années à Boston University.

«Quand est venu le temps de faire mon choix, je me suis mis à chercher la meilleure situation à long terme. Ce que je veux, d'abord et avant tout, c'est de connaître une longue carrière. J'aurais pu me contenter de choisir l'équipe qui m'aurait donné la chance de jouer mon premier match dans la LNH le plus vite possible. J'ai préféré miser sur une organisation solide, qui sait se montrer patiente avec ses espoirs. Une organisation qui se spécialise dans le développement des jeunes joueurs.»

Les Sénateurs ont consenti un contrat de deux saisons à O'Connor.

«J'ai maintenant deux ans pour faire mes preuves», dit-il.

Il se retrouvera d'abord à Binghamton. Là-bas, il sera le gardien de confiance de l'entraîneur-chef Luke Richardson.

À la fin de son contrat, en juillet 2017, Craig Anderson aura 36 ans. Il sera tout prêt de la retraite. Il aura besoin d'un dauphin, d'un successeur.

«Je n'ai pas pris cette décision à la légère. J'ai longuement réfléchi. C'était difficile. Je n'ai pas de boule de cristal. Je pourrais passer ma vie à me demander si j'ai pris la bonne décision ou non. En ce moment, je me compte chanceux. Les joueurs qui sortent des rangs universitaires n'ont pas tous le luxe de choisir l'endroit où ils entreprendront leur carrière chez les pros. Moi, je me suis greffé à une organisation qui pense que je serai un gardien de buts numéro un dans la LNH dans un avenir pas trop lointain.»

Un mot de Dryden

Lors de sa première visite à Ottawa, à titre de membre officiel de l'organisation des Sénateurs, Matt O'Connor a confié que Ken Dryden fait partie de ses modèles.

Il portera d'ailleurs le numéro29 chez les Sénateurs afin de rendre hommage à la légende vivante du Canadien de Montréal.

Cette histoire s'est rendue jusqu'aux oreilles du multiple champion de la coupe Stanley.

O'Connor a été surpris de recevoir un courriel de son héros, il y a quelques semaines.

«C'était un long courriel, bien écrit, dans lequel il m'a expliqué l'histoire du numéro29. J'ai reconnu son style. C'était gentil de m'écrire.»

«J'aimerais bien rencontrer M. Dryden un jour, mais j'imagine qu'il a un horaire du temps très chargé.»

sstlaurent@ledroit.com

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