Nick Paul: grandir au propre comme au figuré

Nick Paul... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Nick Paul

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Nick Paul est au courant. Il a bien lu et entendu les commentaires du directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray. Ce dernier affirme qu'il pourrait facilement jouer dans la Ligue nationale de hockey la saison prochaine.

Un court séjour à Binghamton pourrait quand même faire beaucoup de bien à ce grand jeune homme de 20 ans.

À l'extérieur de la glace, Paul pourrait trouver un allié naturel en Luke Richardson.

L'entraîneur-chef des Senators de la Ligue américaine se bat pour aider les jeunes qui sont aux prises avec des problèmes psychologiques. Une façon pour lui de rendre hommage à sa fille, Daron, qui s'est enlevé la vie en 2010.

Paul mène le même combat.

«À l'école secondaire, un de mes bons amis s'est suicidé. Il ne savait pas comment gérer ses problèmes personnels. Quand le stress est devenu trop fort, il a mis fin à ses jours. Ça m'a profondément marqué. J'ai toujours voulu faire ma part pour aider les gens», explique-t-il.

«Il s'appelait Lucas. Je l'ai connu parce qu'il faisait partie de mon équipe de crosse. Il m'a pris sous son aile en neuvième année. Il était un bon ami, un bon athlète, un bon kid», ajoute-t-il avec émotion.

Paul a fondé sa propre oeuvre de bienfaisance l'an dernier. Grâce à Points for Paul, il a récolté de l'argent pour un centre de soins en santé mentale pour enfants et adolescents de North Bay, ville où il a terminé son stage chez les juniors.

Ça lui a permis de remporter le trophée Dan-Snyder, à titre de joueur de la LHOntario s'étant le plus démarqué dans une cause humanitaire.

«Peu importe où je vais jouer, Points for Paul va me suivre. Je veux trouver d'autres façons d'aider. J'ai juste besoin d'être bien conseillé. À Ottawa ou à Binghamton, je suis convaincu que je n'aurai pas trop de mal à trouver des gens capables de me guider.»

Paul se propose par exemple de visiter des écoles, à l'automne, afin de partager son expérience.

«Je sais que bien des jeunes ont du mal à gérer leurs problèmes. Souvent, ils ne savent pas à qui parler. Ils ne savent pas comment parler. Ils cachent leurs problèmes.»

«Pourtant, c'est normal d'avoir des problèmes. Tout le monde a des problèmes.»

Visiblement, Paul n'a pas de mal à s'exprimer. Il semble avoir beaucoup grandi, au sens figuré, dans la dernière année.

Il a grandi au sens propre, aussi. Lorsqu'il s'est présenté à son premier camp de perfectionnement des Sénateurs, l'été dernier, il mesurait six pieds et trois pouces et demi. Il pesait un peu plus de 200 livres.

Cet été, il mesure six pieds et quatre pouces et fait osciller la balance à 225 livres.

«Il est devenu un homme», répète le directeur général adjoint Randy Lee depuis le début de la semaine.

«Je crois que j'ai fini de grandir maintenant. Je me sens bien à 225 livres. Je ne me sens pas trop lourd. Je me sens fort.»

Cette force physique pourrait lui être fort utile dans le rôle qu'on lui confiera cet automne à ses débuts chez les pros.

«Peu importe ce qu'on me demande de faire, je le ferai», promet celui qui peut évoluer au centre comme à l'aile gauche.

«Au début du Championnat mondial junior, l'an dernier, le coach m'a demandé de bloquer des lancers. Il m'a dit que si je suivais ses directives, il m'offrirait d'autres opportunités. Je l'ai écouté. Dans le match de la médaille d'or, j'ai joué avec Connor McDavid et Curtis Lazar...»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer