Le jeune Dunn dit avoir fait le ménage

Vincent Dunn... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Vincent Dunn

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Au début du printemps, les Sénateurs avaient de sérieux doute au sujet de Vincent Dunn.

La direction du club se préparait à toutes les éventualités. Elle n'était pas convaincue que son espoir gatinois serait prêt, moralement et mentalement, à prendre part au prochain camp d'entraînement.

Tout porte à croire que Dunn sera au rendez-vous.

Il était au Centre Canadian Tire, mardi, quand le camp de perfectionnement estival des espoirs a débuté.

Devant les journalistes, il n'a pas trop voulu s'étendre sur les incidents qui ont mené à son renvoi de l'Océanic de Rimouski la saison dernière. Il a brièvement évoqué des «problèmes personnels et familiaux» qui l'embêtent depuis quelques années, déjà.

«Mais Rimouski, c'était Rimouski. L'an dernier, c'était l'an dernier. Une nouvelle saison va débuter pour moi comme pour tout le monde», déclare-t-il.

L'agitateur a bien l'intention de revenir en force. Il vise un poste à Binghamton, dans la Ligue américaine. Là-bas, il essaiera de devenir «un leader plus positif».

«Quand je suis parti de Rimouski, quand je suis rentré ici, c'était tough. Je ne vous le cacherai pas», reconnaît le jeune homme qui a été suspendu à cinq reprises durant son court séjour de sept mois dans le Bas-du-Fleuve.

«Je me suis remis en question. Ma saison précédente, à Hull, n'avait pas été très agréable non plus. Ça fait deux ans, donc, que c'est plus tough pour moi. Sauf que je suis le seul responsable de ce qui m'arrive. Je ne peux blâmer personne d'autre. C'est une mauvaise passe. C'est tout.»

Dunn s'entraîne au CCT avec le préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz, depuis environ deux mois.

Auparavant, on pouvait le croiser dans le centre sportif de l'Université du Québec en Outaouais. Son jeune agent, le Gatinois Dominic Deblois, l'accompagnait dans ses entraînements jour après jour.

«Nous travaillons avec plusieurs agents, chaque année. Je peux vous dire que nous avons rarement vu un agent autant s'impliquer, à titre personnel, pour venir en aide à un de ses clients. Dom a fait un boulot exceptionnel», affirme le directeur général associé des Sénateurs, Randy Lee.

Dunn est d'accord.

«Dom m'a vraiment beaucoup aidé. Il m'a pris en main. Il a probablement été la personne la plus importante pour moi dans les derniers mois. Si je n'avais pas eu Dom à mes côtés, je ne serais peut-être pas ici aujourd'hui», convient le jeune athlète.

Problèmes familiaux

Dunn ne s'est pas contenté de travailler en gymnase. «J'ai travaillé fort sur moi. J'ai souvent consulté un psychologue. J'avais des problèmes, répète-t-il. Je ne me suis pas fait sortir de Rimouski pour une seule raison. Plusieurs choses ont joué contre moi.»

«Je suis encore jeune. Je n'ai même pas 20 ans encore. Des fois, c'est dur pour un ado quand il se passe des choses difficiles dans la famille. Je vais juste sortir de tout ça plus fort.»

Dunn a tout intérêt à connaître un bon camp de perfectionnement. Il aura également un poste à gagner, et non à perdre, à Binghamton cet automne.

Eric O'Dell et Zack Stortini viennent s'ajouter au groupe d'attaquants qui devraient évoluer avec le club école des Sénateurs la saison prochaine.

«Vince pourrait se retrouver à Evansville. Ce ne serait pas la fin du monde. Il est préférable pour un jeune homme de jouer régulièrement dans la Ligue East Coast que de se contenter des miettes dans la Ligue américaine», croit Randy Lee.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer