Murray prend un autre gros risque

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Pour la deuxième fois en trois ans, Bryan Murray cède un gardien prometteur à une formation de sa propre division.

John Locher, Associated Press

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(SUNRISE) Pour plusieurs raisons, Robin Lehner était condamné à partir.

Bryan Murray aurait reçu «quelques» coups de fil au sujet de Craig Anderson. Les équipes qui s'intéressaient à son vétéran gardien n'étaient pas très nombreuses. Leurs offres n'étaient pas très généreuses.

«Les équipes qui étaient les plus intéressées à négocier sérieusement étaient les équipes les plus jeunes, celles qui viennent d'entreprendre leur processus de reconstruction. Ces équipes s'intéressaient davantage à Robin parce qu'il est plus jeune», explique le directeur général des Sénateurs.

Murray a finalement choisi de céder le Suédois de - presque - 24 ans à son neveu Tim.

Il sait qu'en procédant à cette transaction, il prend un gros risque. Pour la deuxième fois en trois ans, il cède un gardien prometteur à une formation de sa propre division.

«Nous aurions préféré l'échanger à une formation qui évolue dans l'association Ouest. À la fin de la journée, la meilleure offre est venue de Buffalo. C'est pourquoi Robin appartient maintenant aux Sabres», déclare Murray.

«Si je l'avais échangé dans l'ouest, j'aurais probablement dû me contenter d'un choix de deuxième ronde. Ce n'était pas suffisant pour moi», ajoute-t-il.

Lehner n'aura pas besoin d'attendre trop longtemps pour faire mal paraître son ancienne formation. Les Sénateurs ouvriront leur saison 2015-2016 au First Niagara Center de Buffalo, le jeudi 8 octobre prochain.

La nouvelle et l'ancienne formation de Lehner croiseront le fer à trois autres occasions durant la prochaine saison.

Bryan Murray a l'impression de prendre un gros risque.

Tim Murray aussi.

«Vous allez dire que j'ai payé trop cher. Je suis prêt. Après chaque transaction, vous dites que j'ai payé trop cher», a-t-il lancé, avec son franc-parler habituel, aux journalistes de Buffalo hier matin.

Il est vrai que Lehner n'a pas connu sa meilleure saison. Il a laissé passer 43 rondelles à ses 14 dernières parties, avant de subir la commotion cérébrale qui l'a mis K.-O. à la mi-février.

«Il n'a pas connu une très bonne saison. Ça s'explique facilement. Depuis toujours, les équipes qui alignent deux gardiens n°1 ont des ennuis. Il y a toujours des malaises. Un gardien finit toujours par être malheureux. Le malheur, c'est une émotion qui peut être contagieuse dans un vestiaire. Je peux vous donner tout plein d'exemples. Deux gardiens de but numéro un au sein d'une équipe, ça ne fonctionne jamais», estime le directeur général des Sabres.

Avant de rencontrer les journalistes, Tim Murray a pris le temps de discuter avec son nouveau gardien de buts numéro un. Lehner se trouve en Suède. Ses maux de tête sont disparus. «Il a pris un peu de poids durant sa convalescence, mais il s'entraîne.»

«Les Sabres viennent d'acquérir un vrai gardien de buts numéro un. Il sera capable de jouer ce rôle au sein d'une bonne équipe, une équipe qui aspirera aux grands honneurs. Une équipe qui participera aux séries année après année.»

«Il m'a prouvé tout ce qu'il avait à prouver quand il avait 19 ans. Après une seule année dans les rangs juniors, il a fait preuve de beaucoup de caractère pour mener les Senators de Binghamton à la conquête de la coupe Calder. Nous avions une bonne équipe à l'époque, mais, comme vous savez, les bonnes équipes ne gagnent pas de championnat sans un bon gardien.»

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