Un Québécois en première ronde

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Thomas Chabot a été le premier choix des Sénateurs d'Ottawa, vendredi soir.

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(Sunrise, Floride) Les Sénateurs d'Ottawa ont fait des vagues très tôt, hier, en Floride. La journée venait à peine de débuter quand ils ont complété une transaction majeure. Ils ont réglé leur problème devant le filet en cédant Robin Lehner aux Sabres de Buffalo.

Ils ont fini la journée sur une grosse note, aussi. Ils ont fait quelque chose qu'ils n'avaient pas fait depuis 17 longues années, en sélectionnant un Québécois, Thomas Chabot, en première ronde.

Pierre Dorion a développé la bonne habitude de repêcher dans la belle province. Il a choisi un joueur francophone chaque année depuis 2011.

Mais un Québécois en première ronde? Ça, il ne l'avait jamais fait.

En fait, les Sénateurs l'avaient fait une seule fois depuis leur retour dans la Ligue nationale de hockey. En 1998, ils avaient choisi le gardien de buts Mathieu Chouinard.

«Nous venons de choisir un défenseur qui fera un jour partie de notre top-4. Le hockey évolue. Les défenseurs capables de bien alimenter les attaquants sont de plus en plus importants. Nous venons d'en obtenir un bon», a déclaré Dorion lorsqu'il s'est présenté devant la presse pour expliquer ses choix en fin de soirée.

Dorion et son recruteur-chef, Bob Lowes, avaient deux joueurs à vanter.

En cédant Lehner et le vétéran centre David Legwand aux Sabres, ils ont mis la main sur un deuxième choix de première ronde.

Avec leur deuxième sélection, ils ont choisi un attaquant américain de la région de Boston, Colin White.

«Chabot fera partie de notre top-4 en défensive. White fera pour sa part partie de notre noyau. Il pourra un jour évoluer dans notre deuxième trio», croit Lowes.

White et Chabot étaient tous les deux dans la mire des Sénateurs. Ils faisaient partie d'un tout petit groupe de trois joueurs qui avaient été invités à visiter la capitale canadienne, la semaine dernière.

Ils seront tous les deux de retour en ville, cette semaine, afin de prendre part au camp de perfectionnement estival de leur nouveau club professionnel.

White représente un projet à long terme. Il se greffera aux Eagles de Boston College dans la NCAA l'automne prochain.

Chabot reviendra au camp principal avec l'intention d'impressionner.

Même si ses chances ne sont pas les meilleures, il tentera de se tailler un poste dans la LNH.

«Il est encore très vert. Il devra ajouter une bonne vingtaine de livres de muscle à sa charpente avant d'accéder à la LNH», croit Lowes.

Si ça ne fonctionne pas, il retrouvera ses coéquipiers des Sea Dogs de Saint-Jean dans la LHJMQ.

Là-bas, on le compare à une autre ancienne gloire locale, un certain Nathan Beaulieu.

Il serait toutefois plus efficace que Beaulieu dans son propre terrioire.

«Les gens à Saint-Jean me disent que je ressemble aussi à Simon Després, mais je ne connais pas vraiment ces joueurs. Je les ai vu jouer à la télévision bien plus souvent qu'en personne. Je ne peux pas vraiment me prononcer», d'expliquer ce joueur qui est originaire de Sainte-Marie-de-Beauce.

Là-bas, il continuera de travailler dans le but de s'améliorer en défensive.

Il a fait un grand bout de chemin à cet effet dans les derniers mois. Son différentiel est passé de moins 29 à plus six à sa deuxième campagne dans les rangs juniors.

«Je suis d'abord un défenseur qui aime transporter la rondelle et faire de bonnes passes, mais je suis aussi un joueur qui essaie de s'améliorer année après année», dit-il.

Avec le choix obtenu dans l'échange de Robin... (Steve Mitchell, USA TODAY Sports) - image 2.0

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Avec le choix obtenu dans l'échange de Robin Lehner, les Sénateurs ont choisi l'attaquant Colin White.

Steve Mitchell, USA TODAY Sports

Un joueur des grandes occasions

Colin White est déjà un joueur des grandes occasions.

À la fin avril, en Suisse, il faisait partie du trio de leadership de l'équipe nationale américaine lors du Championnat mondial des moins de 18 ans. Durant la période de prolongation, en grande finale, il a marqué le but en or qui a permis à son équipe de vaincre la Finlande.

«Gagner une médaille d'or pour mon pays, c'était quelque chose de vraiment formidable. Aujourd'hui encore, j'ai toujours beaucoup de mal à exprimer toutes les émotions que j'ai vécues durant ce tournoi.»

Les Sénateurs ont repêché White en première ronde parce qu'il a été constant dans son effort et dans ses performances, tout au long de la saison, au sein du programme national de développement des États-Unis.

«Mais soyons francs. Repêcher un joueur qui est capable de marquer des gros buts, ce n'est jamais une mauvaise affaire», lance Pierre Dorion en riant.

La direction des Sénateurs vante les qualités athlétiques de ce produit de la Nouvelle-Angleterre. Son coup de patin serait déjà très bon.

Il paraît qu'il se débrouille plutôt bien dans une paire de souliers à crampons, aussi. Il a décidé cet automne de se consacrer exclusivement au hockey. Auparavant, il était aussi le quart-arrière de l'équipe de football et le voltigeur de centre de l'équipe de baseball de son école secondaire.

«Mettons que la vitesse me sert bien. Au football, j'avais tendance à privilégier la course avant la passe», confie-t-il.

«J'ai choisi le hockey parce que c'est le sport dans lequel j'ai le plus de facilité. C'est probablement celui que j'aime le plus aussi. C'est le sport que je passe le plus de temps à regarder. Je suis une véritable souris d'aréna. Ce sport me passionne.»

Les deux parents de White ont été des athlètes de niveau universitaire.

Son père, Mark, a fait partie de l'équipe de football de l'Université Georgia Tech. Là-bas, il a également participé à quelques rencontres d'athlétisme.

Sa mère, Christine, a fait partie de l'équipe de tennis à Florida State.

«Ils comprennent tous les deux très bien la réalité d'un athlète. Ils m'ont tous les deux vraiment aider dans mon développement dans le sport et dans la vie en général», affirme fiston.

Le repêchage se poursuivra ce matin, à compter de 10 heures. Les Sénateurs ont encore cinq sélections. Ils parleront notamment deux fois -- au 42e ainsi qu'au 48e rangs -- durant la deuxième ronde.

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