André Tourigny dans la mire des Sénateurs?

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André Tourigny (à droite) a quitté l'Avalanche avant-hier, parce qu'il ne partageait pas la vision de Patrick Roy (à gauche).

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Les Sénateurs d'Ottawa n'ont eu que deux entraîneurs adjoints québécois au fil des années, Alain Vigneault et André Savard. Trois si vous comptez Pierre McGuire, qui a la double nationalité canado-américaine et qui a grandi à Montréal.

Un autre pourrait s'ajouter à cette courte liste alors que le nom d'André Tourigny circule comme possible remplaçant de feu Mark Reeds depuis qu'il a remis sa démission à l'Avalanche du Colorado lundi.

L'ancien entraîneur et directeur général des Huskies de Rouyn-Noranda a des liens assez serrés avec l'entraîneur-chef Dave Cameron, ayant été son adjoint au Championnat mondial junior de 2011 à Buffalo où le Canada s'était contenté de la médaille d'argent, en plus d'avoir été adjoint avec lui l'année précédente sous les ordres de Willie Desjardins, maintenant entraîneur-chef des Canucks. Lors de ses deux dernières saisons en Abitibi, il avait aussi sous ses ordres le fils de Cameron, Connor, qui a passé la dernière saison avec les Islanders de Charlottetown, sous l'ex-Olympique Gordie Dwyer, récemment congédié.

Rester dans la LNH

Joint à Denver hier, Tourigny a d'ores et déjà laissé savoir qu'il n'était pas question pour lui de retourner dans les rangs juniors, alors que certains ont déjà avancé qu'il pourrait remplacer Benoît Groulx à la barre des Olympiques de Gatineau si ce dernier quitte comme prévu pour les rangs professionnels. Il a aussi obtenu la permission de l'Avalanche de négocier avec d'autres équipes dès maintenant, sans que cela coûte une compensation à l'équipe qui pourrait l'embaucher éventuellement.

« J'ai pris une grosse décision (de quitter l'Avalanche), mais j'en étais rendu là, a-t-il confié. Je ne suis pas en chicane (avec l'entraîneur-chef Patrick Roy), c'est juste que nous avons une vision différente sur certaines choses. Je suis plus à l'aise d'aller travailler ailleurs et mon objectif est de rester dans la LNH comme adjoint ou d'aller dans la Ligue américaine comme entraîneur-chef. Il y a plusieurs ouvertures présentement, il y en a même deux qui se sont ajoutées hier (à Toronto et Springfield). Je ne commenterai cependant pas les rumeurs qui courent déjà à mon sujet, je ne voudrais surtout pas me mettre le pied dans la bouche en faisant cela. »

Concernant Cameron, il s'est limité à dire qu'il est « toujours demeuré en contact » depuis qu'ils ont travaillé ensemble au sein du programme d'excellence de Hockey Canada. « C'est une très bonne personne et un très bon entraîneur. Il a fait du bon travail (en relève à Paul MacLean) dans des circonstances pas faciles, avec son dg (Bryan Murray) et son adjoint (Reeds) qui étaient malades », a-t-il souligné, bien au fait également des problèmes actuels de santé du propriétaire Eugene Melnyk.

Une source au sein de l'organisation des Sénateurs a refusé catégoriquement de discuter de la candidature possible de Tourigny hier. Au Colorado, il travaillait avec les défenseurs, tout comme Reeds le faisait à Ottawa.

Après le décès de Reeds, les Sénateurs avaient promu un des adjoints de leur club-école de Binghamton, Steve Stirling, pour donner un coup de main au personnel d'entraîneurs en séries éliminatoires. Il pourrait lui aussi être un candidat pour le poste vacant, tout comme l'entraîneur-chef de Binghamton, Luke Richardson. Ce dernier était possiblement pressenti pour le poste d'entraîneur-chef avec les Sabres de Buffalo, mais ces derniers négociaient avec Mike Babcock, des Red Wings de Détroit, en fin de journée hier, selon plusieurs médias.

Peu de postes

Avec la nomination hier de Todd McLellan à Edmonton et celle, surprenante, de Dave Hakstol à Philadelphie lundi, il ne reste plus que trois postes d'entraîneurs-chef vacants dans la LNH, à Toronto, au New Jersey et à San Jose. Un quatrième se libérera si Babcock quitte pour Buffalo, mais les Red Wings seraient prêts à promouvoir à l'interne, l'entraîneur des Griffins de Grand Rapids Jeff Blashill étant hautement considéré dans leur organisation.

Parlant des Flyers, leur directeur général Ron Hextall a confié à un journaliste du Philadelphia Daily News qu'il a interviewé « un autre entraîneur sans expérience de la LNH », refusant cependant de confirmer que cette personne est Benoît Groulx, des Olympiques.

Ce dernier n'a pas retourné un appel du Droit hier à ce sujet.

L'autre adjoint de Patrick Roy qui a obtenu la permission de regarder ailleurs, l'entraîneur responsable du vidéo Mario Duhamel, pourrait être un candidat à la succession de Groulx, lui qui avait auparavant fait sa marque derrière le banc des Voltigeurs de Drummondville.

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